Caractéristiques
- Poids : 61 g
- Capteur : HERO 2 - 100 à 48 000 DPI
- Vitesse max : 930 IPS
- Accélération max : 90 G
- Taux de rapport : jusqu'à 8000 Hz, en sans fil comme en filaire
- Boutons : 5 dont les clics
- Switchs : HITS (Haptic Inductive Trigger System)
- Connectique : USB-C
- Sans fil : LIGHTSPEED
- Autonomie : plus de 135 heures annoncées
- Recharge : USB-C ou POWERPLAY (vendu séparément)
- Couleurs : Noir nuit et Éclipse magenta
Unboxing
Voici ce que vous trouverez à l'ouverture de la Logitech G PRO X3 SUPERSTRIKE :
- Souris sans fil PRO X3 SUPERSTRIKE
- Récepteur sans fil LIGHTSPEED
- Câble USB-C pour la recharge et le transfert
- Adaptateur d'extension pour le récepteur
- Grips adhésifs à coller sur la souris
- Patin PTFE venant remplacer le cache du récepteur sous la souris
- Documentation utilisateur
Design et ergonomie
Design
Au premier regard, la PRO X3 SUPERSTRIKE ressemble presque trait pour trait à sa grande sœur. Logitech G a conservé la même forme symétrique et le même gabarit compact, un choix qui plaira ou non selon les mains et les préférences de chacun. Le châssis reste donc très proche de celui de la PRO X2, et nous n'avons pas grand-chose à ajouter de ce côté.
En revanche, le coloris Éclipse magenta change vraiment des habitudes. D'un mauve assumé, il évite pourtant l'écueil du flashy et donne à la souris, comme au casque de la même gamme, un aspect pro et sérieux malgré une teinte qui détonne. Un choix audacieux qui vient s'ajouter aux coloris plus classiques et apporte un vent de fraîcheur, loin des sempiternels noirs et gris du matériel gaming. Franchement cool, il rend l'ensemble des périphériques visuellement très agréable.
Par ailleurs, la souris conserve une cassure franche entre le châssis et les clics, qui restent noirs. Les inscriptions, comme le nom de la souris ou les petits « + », reprennent la teinte du châssis, ce qui donne un rendu très réussi. Enfin, le revêtement se montre agréable au toucher. Sous la souris, un patin PTFE fourni peut venir prendre la place du cache du récepteur, de quoi faire corps avec les autres patins.
Ergonomie
À l'usage, le revêtement agréable a toutefois un revers puisqu'il glisse un peu entre les doigts. Logitech G a prévu le coup en glissant dans la boîte des grips adhésifs à coller soi-même. Leur matière, proche du similicuir, accroche vraiment très bien, mais ils cassent en partie le design de la souris, surtout avec notre version mauve. C'est donc à chacun de choisir entre l'esthétique et la tenue en main. De notre côté, nous avons opté pour une utilisation sans grips, car la souris fonctionne très bien ainsi et surtout pour ne pas dénaturer son design et son coloris.
Sur le papier, la PRO X3 SUPERSTRIKE affiche 61 g, soit un poids quasiment identique à celui de la PRO X2. En revanche, Logitech G annonce avoir redistribué la masse autour du centre pour corriger le côté un peu lourd à l'avant de la précédente génération.
Placée côte à côte avec la X2, la X3 donne bien l'impression d'être mieux équilibrée, mais le résultat est plus subtil qu'attendu. Malgré un poids identique, elle procure un effet plus léger en main, ce qui séduira les amateurs de souris ultralégères. De notre côté, nous nous sentons toutefois un peu moins stables qu'avec la X2. Son poids légèrement avancé donnait en effet une impression de souris plus posée, alors que la X3 paraît plus légère et moins ancrée.
Cette différence se ressent d'autant plus quand on vient de souris pour droitiers, asymétriques et un peu plus lourdes. Nous avons alors eu tendance à la soulever et à l'attraper plus souvent, donc à resserrer la prise, là où la X2 se montrait plus agréable à l'usage. Il ne s'agit toutefois que d'un ressenti personnel, et l'écart n'a rien d'énorme.
Technologie HITS
Pour ceux qui seraient passés à côté de la petite révolution qui a fait couler pas mal d'encre ces derniers mois, le HITS (Haptic Inductive Trigger System) remplace les micro-interrupteurs mécaniques traditionnels. Des bobines de cuivre génèrent un champ électromagnétique qui détecte l'appui du doigt de manière analogique, sur une course très courte. Pour compenser l'absence de switch, des actionneurs haptiques simulent le clic au moment de l'appui et de la réinitialisation.
Concrètement, la sensation ne ressemble à rien de connu sur une souris. Elle rappelle le retour haptique d'un smartphone, avec un côté « coussin » qui demande un temps d'adaptation. Le clic reste très discret, mais son niveau sonore varie selon la force d'activation choisie. Tout l'intérêt du système est justement de pouvoir régler la résistance du clic, voire de ne donner aucune indication de clic du tout. En outre, et bien que ce soit difficile pour nous de le tester réellement, Logitech G affirme un gain de latence pouvant atteindre 30 ms par rapport à des switchs classiques.
La vraie évolution de la PRO X3 se situe dans la personnalisation. Elle propose désormais 6 profils de retour haptique, contre 5 intensités sur la X2, tandis que les 10 points d'actionnement et les 5 points de réinitialisation restent réglables via G HUB. Dans les faits, nous ne sentons pas de grosse différence avec la X2 sur le clic, même si notre profil de joueurs occasionnels n'est sans doute pas le plus sensible à ces subtilités.
Molette et boutons latéraux
La molette adopte un revêtement caoutchouc et un cranté légèrement marqué à l'activation, mais suffisant pour qu'elle reste précise, accessible et agréable à utiliser. Les boutons latéraux, toujours placés comme sur la X2, prennent quant à eux la forme d'ovales bombés dont le revêtement semble légèrement plus rugueux. Ils sont faciles d'accès et s'activent sans effort, avec un clic franc et audible.
Capteur HERO 2 et chipset NxLOGI
Le capteur HERO 2 reste de la partie, avec un suivi encore plus rapide grâce à 930 IPS et une accélération maximale de 90 G. Ces chiffres relèvent toutefois davantage de la démonstration technique que d'un besoin concret, les capteurs haut de gamme actuels offrant déjà un suivi irréprochable. Si ces améliorations peuvent éventuellement intéresser les joueurs professionnels, leur apport reste imperceptible à un niveau plus conventionnel. À l'usage, le capteur ne montre aucune faiblesse, aussi bien sur Overwatch que sur League of Legends, ou même lors d'une utilisation bureautique classique. Rien à signaler sur ce point, ce qui n'a rien de surprenant dans cette gamme de prix.
La véritable nouveauté réside plutôt dans le chipset NxLOGI, développé en interne par Logitech G. Cette puce optimise l'efficacité énergétique, améliore la stabilité du signal sans fil et réduit la latence, tout en maintenant un taux de rapport de 8 000 Hz, aussi bien en LIGHTSPEED qu'en filaire.
Là encore, la prouesse technique est indéniable, mais son intérêt concret reste difficile à percevoir au quotidien. Même en poussant le réglage au maximum lors de nos tests, la différence avec des fréquences plus classiques demeure imperceptible. Un avantage qui prend surtout son sens à très haut niveau, où chaque fraction de milliseconde peut compter.
Logitech G HUB
Comme toujours, G HUB centralise l'ensemble des réglages, de la réassignation des boutons aux profils par jeu, en passant par les DPI et les paramètres HITS. La nouveauté la plus visible tient aux presets de joueurs professionnels, qui permettent d'appliquer en quelques clics les réglages de ceux qui jouent au plus haut niveau, une bonne base pour qui ne sait pas par où commencer.
Le logiciel propose par ailleurs un outil de calibration à partir d'une autre souris, qui fonctionne plutôt bien pour retrouver ses repères. Le taux de rapport se règle de 125 Hz jusqu'à 8000 Hz, y compris en sans fil, et il est même possible de choisir une valeur différente en sans fil et en filaire. 5 profils de DPI sont également disponibles, réglables au DPI près. La plage s'étend par paliers dans le logiciel, de 26 000 à 44 000 puis jusqu'à 48 000 DPI, après avoir élargi la barre de réglage à trois reprises. Dans les faits, nous dépassons rarement les 1 200 DPI, ce qui laisse une marge très confortable. Quant à la prise en main, elle reste intuitive et facile d'accès, car G HUB présente toutes les nouveautés dès la première connexion de la souris ou d'un autre périphérique.
Sans-fil et autonomie
LIGHTSPEED
La connexion LIGHTSPEED reste le standard de la marque, sans Bluetooth, puisque la souris vise avant tout la performance. Dans les faits, la connexion est fonctionnelle, performante et ne décroche pas. Nous n'avons donc rien à redire de ce côté, d'autant que cette technologie fonctionne très bien depuis longtemps et que Logitech G la décline sur l'ensemble de sa gamme.
Autonomie
C'est sur l'autonomie que la PRO X3 marque le plus nettement sa différence sur le papier. Grâce au NxLOGI, Logitech G annonce une consommation réduite de moitié, avec plus de 135 heures d'autonomie, contre 90 heures pour la PRO X2. Après dix jours d'utilisation, la batterie affiche encore 34 %, avec deux à trois heures de jeu et de travail par jour, quelques sessions plus longues de cinq à six heures et un taux de rapport réglé sur 2000 Hz.
Difficile de calculer précisément l'autonomie réelle dans ces conditions, mais une chose est sûre, la souris n'a pas besoin d'être rechargée tous les quatre matins, même avec une utilisation régulière. Un confort appréciable au quotidien. Pour prolonger encore l'autonomie, il suffit de réduire le taux de rapport. Enfin, pour ne plus avoir à se soucier de la batterie, la PRO X3 reste compatible avec le tapis de recharge POWERPLAY de Logitech, vendu séparément.
En jeu
MOBA et MMORPG
Sur les MOBA, comme League of Legends, les clics haptiques se prêtent à merveille à l'expérience. Ils offrent un rebond agréable et facilitent surtout l'accumulation de clics, ce qui est précieux quand il faut enchaîner les déplacements et les actions sans relâche. Le constat est le même sur les MMORPG, où le clic se montre tout aussi agréable et où l'on peut facilement profiter du rebond au besoin.
FPS
Du côté des FPS, nous étions plutôt frileux au départ. Comme pour la X2, le concept nous semble plus adapté aux MOBA, mais à l'usage, il faut avouer qu'en ajustant le retour haptique ou la sensibilité, la souris peut s'adapter aux FPS et offrir un clic plus franc au moment du tir. Le clic reste toutefois rebondi et possiblement moins marqué, ce qui peut intéresser certains joueurs comme en rebuter d'autres. Nos essais ont surtout porté sur Overwatch, un titre plutôt réactif.
PRO X2 ou PRO X3, que choisir ?
Logitech G ne cache pas que la PRO X2 SUPERSTRIKE reste au catalogue, ce qui permet à chacun de choisir selon son budget. Avec un tarif de 189,99 €, soit 10 € de plus qu'à la sortie de la X2, la nouvelle venue demande un petit effort supplémentaire, et dans les faits, la PRO X3 reste la même souris en mieux calibrée, sans rien d'extraordinaire pour un joueur occasionnel.
La X2 reste donc le meilleur choix, surtout si son prix baisse avec l'arrivée de la X3, et passer de l'une à l'autre n'a aucun intérêt pour qui possède déjà une X2 SUPERSTRIKE. La X3 s'adresse plutôt à ceux qui veulent profiter du meilleur de la technologie Logitech du moment sans avoir la génération précédente.

















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