DJI Mic Mini 2S : Test d'un micro compact qui en fait bien plus qu'il n'y paraît
le 03 octobre 2026 à 14h00
Caractéristiques principales
- Type micro-cravate sans fil à deux niveaux (émetteur + récepteur)
- Enregistrement interne jusqu'à 28 heures en 24 bits, avec option 32 bits flottant
- Stockage embarqué d'environ 14,5 Go par émetteur
- Récepteur compatible avec jusqu'à quatre émetteurs simultanés
- Réduction de bruit par IA sur deux niveaux, « Basique » et « Intense »
- Trois préréglages de tonalité vocale, Normal, Brillant et Riche
- Connexion directe « OsmoAudio » à certaines caméras DJI, sans récepteur
- Autonomie annoncée de 11 heures pour l'émetteur et 10 heures pour le récepteur
- Portée de 400 mètres en conditions dégagées
- Prix, à partir de 99 € pour le kit solo (1 émetteur + récepteur USB-C), jusqu'à 189 € pour le kit boîtier photo (2 émetteurs + récepteur + boîtier de recharge)
Unboxing
Voici ce qu'on trouve dans l'emballage. La version solo, avec son récepteur USB-C, se contente d'un seul émetteur.
- 1 émetteur DJI Mic Mini 2S
- 1 récepteur mobile USB-C
- Boîtier de recharge
- Câble de charge / adaptateur USB-C
- Câble audio pour caméra
- Bonnette anti-vent
- Clip magnétique
- Pochette de transport
Le kit pensé pour un boîtier photo se montre plus généreux, avec deux émetteurs et surtout un petit plus appréciable, des caches d'émetteur de différentes couleurs fournis en plus du modèle installé par défaut.
- 2 émetteurs DJI Mic Mini 2S
- 1 récepteur caméra dédié
- Boîtier de recharge
- Câble de charge
- 2 bonnettes anti-vent
- Plusieurs caches frontaux magnétiques de couleurs différentes
- Clip magnétique
- Pochette de transport
Design
Au premier regard, le Mic Mini 2S fait honneur à son positionnement avec un design très épuré, mais surtout particulièrement compact. L'émetteur affiche ainsi 28 x 28 x 13 mm pour environ 12 grammes. À noter que le cache avant magnétique est personnalisable, avec une seule coque pour la version solo et tout un panel de coloris pour le kit avec boîtier photo.
Malgré son format réduit, le micro profite tout de même de deux boutons situés sur son flanc, permettant notamment l'appairage, mais également le lancement de l'enregistrement. Pour chacun d'entre eux, une LED située sur la partie supérieure du micro permet d'en connaître l'état.
Sur la version équipée du support pour boîtier photo, le kit inclut directement un boîtier rempli de façades de différentes couleurs à aimanter selon ses envies. La personnalisation s'étend également aux bonnettes anti-vent, elles aussi disponibles dans différentes teintes, avec un lot de cinq proposé pour environ 25 euros. Ces dernières s'enlèvent et se replacent d'ailleurs très simplement.
Avec un positionnement qui rend l'ensemble particulièrement complet, il convient toutefois de noter un petit point noir. Sur la version classique du 2S avec un seul émetteur et un seul récepteur, impossible de refermer le boîtier de recharge lorsque la bonnette anti-vent reste fixée sur le micro. Il faut donc systématiquement penser à la retirer avant de ranger l'émetteur. Une manipulation supplémentaire qui devient vite un réflexe, mais qui reste dommage sur un produit par ailleurs si bien pensé.
Enfin, la pochette de transport livrée avec le kit mérite également d'être soulignée. Son format s'adapte à la configuration choisie et elle propose de nombreux rangements dédiés, tout en restant suffisamment compacte pour se glisser facilement dans un sac.
Ergonomie
Cette compacité se confirme à l'usage, le micro se faisant rapidement oublier une fois clipsé, que ce soit porté sur soi ou tenu à la main. Il faut toutefois rester un peu vigilant avec les boutons, particulièrement réactifs au regard du format du produit, pour éviter de les actionner par inadvertance.
Pour le reste, le micro se manipule très facilement, se tient sans effort et peut être tendu rapidement à un interlocuteur. Il est également possible de laisser la pince sur soi tout en déclipsant simplement le micro pour le tenir à la main, puis de le réaimanter directement sur son support une fois l'échange terminé.
Le clip aimanté se change d'ailleurs très facilement, ce qui permet de déclipser le support à sa guise en fonction de la tenue ou de la situation. Un petit détail, mais un vrai plus au quotidien.
Enregistrement interne et 32 bits flottant
C'est ici que se joue l'atout majeur du Mic Mini 2S. Chaque émetteur embarque environ 14,5 Go de mémoire, soit jusqu'à 28 heures d'audio en 24 bits, le mode par défaut selon DJI. L'émetteur prend également en charge l'enregistrement en 32 bits flottant, un format qui offre davantage de marge sur la plage dynamique et facilite notamment la récupération d'un niveau trop élevé au montage. En 32 bits flottant, DJI annonce jusqu'à 22 heures d'enregistrement interne.
Sur le terrain, cette fonction s'est révélée utile pour une raison différente de celle attendue au départ. Plutôt que de rattraper un niveau mal réglé, l'enregistrement interne nous a surtout permis de libérer le micro du smartphone pendant nos interviews. Le Mic Mini 2S enregistre en effet de son côté, ce qui permet de récupérer l'intégralité de l'échange à la fin, pendant que le téléphone reste libre d'enregistrer uniquement certains passages, pour lancer une traduction ou prendre des notes sur une partie précise de la conversation, sans jamais interrompre l'enregistrement continu du micro. De quoi transformer un simple micro d'appoint en véritable outil de travail pendant un événement.
Un détail technique mérite toutefois d'être signalé, l'enregistrement autonome ne se fait pas en un seul bloc continu dans notre utilisation, mais par tranches de 30 minutes. Concrètement, une interview de 45 minutes ressort sous la forme de deux fichiers distincts, un de 30 minutes et un de 15 minutes, sans coupure ni perte de contenu, mais à garder en tête au moment du montage. À noter également que ce stockage reste fixe et non extensible, une limite qui reste cohérente avec le format mini et la gamme S dans laquelle s'inscrit ce micro.
Autre bon point, ce fonctionnement autonome ne veut pas dire perte de contrôle. Depuis l'application DJI sur smartphone, on garde une vision en temps réel sur ce qui se passe côté émetteur, à savoir le niveau sonore, la mémoire restante et l'état de l'enregistrement en cours. Il est même possible de démarrer ou couper l'enregistrement à distance, ainsi que de basculer le niveau de réduction de bruit à la volée, sans jamais toucher au micro lui-même. Un contrôle total plutôt agréable à l'usage, en particulier quand l'émetteur est clipsé sur un intervenant qu'on ne veut pas déranger.
Réduction de bruit et prise de son en environnement hostile
Le traitement audio embarque une réduction de bruit par intelligence artificielle réglable sur deux niveaux. Le mode « Basique » cible les nuisances d'intérieur comme la ventilation ou le bruit ambiant, tandis que le mode « Intense » s'attaque aux environnements plus bruyants. À cela s'ajoutent un contrôle d'écrêtage automatique qui atténue le signal lors d'un pic soudain, ainsi qu'un équilibrage de volume qui maintient un niveau de sortie constant. Trois préréglages de tonalité, Normal, Brillant et Riche, permettent enfin d'ajuster le rendu vocal selon le contexte d'enregistrement.
C'est précisément ce point que nous avons voulu challenger en emmenant le micro à la BlizzCon, un salon où le bruit ambiant, la musique et les annonces au micro ne laissent que peu de répit. Dans les faits, nous n'avons jamais vraiment eu besoin de pousser le mode Intense pour nous en sortir, le réglage par défaut suffisant déjà largement dans la plupart des situations rencontrées.
Pour nos interviews de groupe, le micro était généralement posé sur la table, au milieu des interlocuteurs, plutôt que clipsé sur une seule personne. Résultat, on entendait bien l'ensemble des réponses, mais aussi les questions posées par les journalistes présents. La qualité de captation variait logiquement selon la distance de chacun par rapport au micro, certaines voix ressortant plus nettement que d'autres, mais dans l'ensemble nous avons pu exploiter la quasi-totalité de chaque échange, avec une perte de contenu minime, voire nulle.
Le comportement du micro s'est également montré intéressant dans des situations moins maîtrisées. Avec du vent, une foule ou simplement beaucoup de bruit autour, les nuisances ne disparaissent évidemment pas complètement, mais elles passent davantage au second plan lorsque l'on parle, laissant la voix ressortir plus nettement. Le résultat est particulièrement appréciable lorsqu'il faut enregistrer rapidement sans pouvoir s'isoler du reste de l'environnement. La réduction de bruit ne fait donc pas de miracle, mais elle permet de conserver une voix suffisamment mise en avant pour rendre l'enregistrement exploitable.
Qualité sonore
Au-delà de la seule réduction de bruit, c'est bien le rendu global qui compte, et sur ce point le Mic Mini 2S ne déçoit pas. La qualité du micro s'est révélée bonne, particulièrement en l'absence de bruit ou de foule alentour, avec un rendu transparent et fidèle à la voix. Un détail à prendre en compte cela dit, il faut adapter naturellement la puissance et la tonalité de sa voix selon l'endroit où se trouve le micro, un réflexe qui vient vite avec l'habitude.
Un test en extérieur, face au vent, a toutefois révélé une petite limite, la qualité peut fluctuer ponctuellement en cours d'enregistrement selon les conditions du moment. Un bémol difficile à anticiper sur le coup, d'autant qu'en l'absence du téléphone ou de la caméra sous les yeux, on ne visualise pas toujours la puissance captée en temps réel. La bonnette permet heureusement de limiter une partie du phénomène, tandis que le traitement audio aide à conserver une voix suffisamment présente.
Il faut en revanche distinguer ce comportement du rôle du 32 bits flottant. Celui-ci apporte surtout une marge supplémentaire sur les niveaux d'enregistrement et peut faciliter la récupération d'un signal trop fort au montage, mais il ne supprime évidemment ni le vent ni le bruit ambiant. Dans les situations les plus imprévisibles, il constitue donc davantage une sécurité supplémentaire qu'une solution aux nuisances extérieures.
Une configuration pensée pour la mobilité
Comme énoncé en préambule ou même dans la section « Unboxing » Le Mic Mini 2S selon deux configurations, avec notamment une version pensée pour un boîtier photo et une autre couplée à un récepteur USB-C pour smartphone. C'est cette seconde configuration, plus nomade, qui a accompagné l'essentiel de notre test sur le terrain. Le kit caméra, lui, a finalement peu servi faute d'occasion de le lier concrètement pendant nos passages à la BlizzCon, mais l'écosystème qu'il propose reste fonctionnel et utile pour qui travaille davantage avec un boîtier photo au quotidien.
C'est d'ailleurs ici que l'un des grands intérêts de l'écosystème DJI prend tout son sens. Au fil des générations, la marque fait évoluer ses appareils pour faciliter leur communication entre eux, et le Mic Mini 2S profite directement de cette approche grâce à OsmoAudio. Ses émetteurs peuvent notamment se connecter directement à certains appareils DJI compatibles, sans avoir besoin de brancher le récepteur. Jusqu'à deux émetteurs peuvent ainsi être associés à des produits comme l'Osmo Pocket 4P.
Ayant également testé cette dernière, la connexion entre les deux produits s'est montrée particulièrement simple. Il suffit finalement d'appairer l'émetteur à la caméra pour profiter du micro sans ajouter un récepteur ou un câble à l'ensemble.
C'est un avantage qui dépasse donc le seul Mic Mini 2S. Pour quelqu'un qui possède déjà plusieurs produits DJI, la possibilité de réutiliser son matériel d'un appareil à l'autre sans multiplier les accessoires rend progressivement l'ensemble plus cohérent. Le micro reste ainsi parfaitement exploitable seul, mais prend encore davantage de sens une fois intégré dans un équipement DJI plus large.
]Autonomie et connectivité
DJI annonce 11 heures d'autonomie pour l'émetteur et 10 heures pour le récepteur, complétées par le boîtier de charge. Sur le terrain, une charge complète a tenu toute une journée d'événement sans souci, entre deux enregistrements de 45 minutes et plusieurs tests annexes. La portée maximale annoncée atteint 400 mètres en conditions dégagées. Sur un test rapide en extérieur, la liaison a tenu sans le moindre souci sur une vingtaine de mètres, une distance largement suffisante pour un usage courant.
Petit bémol, le récepteur se contente de voyants lumineux pour indiquer son état, sans véritable écran de contrôle des niveaux. Il faut donc passer par le smartphone ou l'appareil auquel il est connecté pour obtenir davantage d'informations. Une simplification qui colle toutefois avec l'esprit compact de la gamme Mini et qui permet au récepteur de conserver un encombrement particulièrement réduit.
À 99 € dans sa version solo avec émetteur et récepteur USB-C, le Mic Mini 2S propose déjà une configuration complète pour qui cherche avant tout un micro compact pour smartphone. Le kit à 189 €, avec deux émetteurs, récepteur et boîtier de recharge, s'adresse davantage à ceux qui veulent une configuration plus complète, notamment pour les interviews à plusieurs ou un usage avec un boîtier photo. À cela s'ajoute l'intérêt de l'écosystème DJI, avec la possibilité de connecter directement les émetteurs à certains appareils compatibles.
Quelques détails, comme le boîtier qui ne peut pas être refermé avec la bonnette installée ou l'absence de véritable retour visuel directement sur le matériel, empêchent le Mic Mini 2S d'être irréprochable. Pour le reste, DJI propose un micro compact qui sait rapidement dépasser le simple rôle d'accessoire pour devenir un véritable outil de travail, notamment pour ceux qui multiplient les prises de son sur le terrain.
- +Poids plume et prise en main ultra pratique
- +Enregistrement interne en continu + 32 bits flottant, un vrai outil de travail
- +Contrôle total à distance depuis l'application DJI
- +Bonne qualité sonore, rendu fidèle
- +Pléthore d'éléments cosmétiques ou modifiables par aimantation
- -Boîtier qui ne se ferme pas avec la bonnette sur la version solo
- -Activation hasardeuse des boutons en attrapant ou décrochant le micro
- -Qualité qui peut ponctuellement fluctuer selon les conditions d'usage, sans retour visuel immédiat
- -Aucun monitoring en temps réel, ni sur le micro ni sur le récepteur (seulement caméra et smartphone)









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