DJI Osmo Pocket 4P : Test de la caméra de poche qui voit désormais double

Mathieu Vandenburie Publié par Mathieu Vandenburie
le 30 septembre 2026 à 10h00
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DJI ajoute une seconde caméra à sa Pocket et promet davantage de polyvalence aux créateurs de contenu. Après plusieurs semaines d'utilisation, voici ce que vaut réellement cette Osmo Pocket 4P au quotidien.
DJI Osmo Pocket 4P : Test de la caméra de poche qui voit désormais double

Caractéristiques principales

  • Capteur principal CMOS 1 pouce, 20 mm équivalent, ouverture f/2.0
  • Second capteur CMOS 1/1,28 pouce, 60 mm équivalent, ouverture f/1.8
  • Zoom optique 3x, jusqu'à 12x avec le zoom numérique et l'ActiveTrack
  • Profil colorimétrique D-Log 2 en 10 bits sur le grand-angle
  • Jusqu'à 17 stops de plage dynamique sur le capteur principal
  • Vidéo jusqu'en 4K/240 i/s avec le grand-angle et 4K/200 i/s avec le téléobjectif
  • Écran tactile OLED 2 pouces, jusqu'à 1000 nits
  • Stabilisation mécanique 3 axes
  • ActiveTrack 8.0 avec suivi jusqu'à 12x
  • Batterie de 1545 mAh, jusqu'à 210 minutes d'autonomie annoncée
  • 103 Go de stockage interne, extensible par microSD
  • Charge jusqu'à 35 W, 80 % en 18 minutes
  • Poids de 230 grammes

Petit lexique pour mieux comprendre

Avant de commencer la lecture de cet article, et notamment pour les néophytes, il convient de revenir sur quelques termes techniques liés à la photographie et à la vidéo.

Commençons par l'ouverture, exprimée avec une valeur comme f/1.8 ou f/2.0, qui indique notamment la quantité de lumière pouvant entrer dans l'objectif. Plus le chiffre est petit, plus l'ouverture est grande et plus l'objectif laisse entrer de lumière. En contrepartie, une grande ouverture réduit la profondeur de champ, ce qui permet notamment d'obtenir un sujet net sur un arrière-plan davantage flou. Cela peut être particulièrement intéressant dans des environnements peu lumineux, mais aussi pour isoler un sujet lors d'un portrait.

Le grand-angle permet quant à lui de capturer une scène plus large, comme un paysage, tandis qu'une focale plus longue, comme 60 mm, rapproche visuellement le sujet et resserre le cadrage, ce qui peut notamment être intéressant pour un portrait.

Enfin, un stop correspond à un écart d'exposition. Lorsqu'on parle de stops de plage dynamique, il s'agit de la capacité du capteur à conserver des détails aussi bien dans les zones très sombres que dans les parties très lumineuses de l'image.

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Déballage

Voici ce que contient le Standard Combo reçu pour ce test :

  • Osmo Pocket 4P
  • Câble USB-C vers USB-C PD
  • Lumière d'appoint Osmo Pocket 4
  • Bracelet DJI
  • Poignée avec filetage 1/4"
  • Pochette de rangement
  • Guide de démarrage rapide et consignes de sécurité

La lumière d'appoint peut notamment servir pour les prises de vue en intérieur et les selfies, tandis que la poignée filetée permet de fixer la caméra sur un trépied ou une perche compatible.

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Design et ergonomie

Tout de noir vêtu, difficile de ne pas remarquer la taille réduite de la caméra dès l'ouverture. En outre, dès la première prise en main et notamment grâce à ses 230 grammes, la Pocket 4P se montre plutôt légère compte tenu de son équipement. Ceci étant, et même si ce n'est pas forcément perceptible au premier abord, la présence du second capteur modifie légèrement son équilibre. La masse est davantage concentrée vers le haut et cela se ressent surtout lorsque la caméra est tenue à bout de bras. Rien de rédhibitoire cependant, puisque son format reste nettement plus pratique qu'un appareil photo ou une caméra traditionnelle.

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La poignée, compacte et agréable à prendre en main, concentre l'essentiel des commandes physiques. Malgré la présence d'un écran tactile, on retrouve notamment un joystick permettant de contrôler différents paramètres selon le réglage sélectionné, comme le zoom ou l'inclinaison de la nacelle. Une double pression permet également de la recentrer rapidement. À ses côtés, le bouton d'enregistrement, reconnaissable à son cercle rouge, permet de lancer aussi bien une vidéo qu'une photo.

Sous l'écran se trouvent deux autres boutons physiques. Le premier est dédié au zoom et permet de passer rapidement de 1x à 3x, puis à 6x avec une double pression, tandis qu'un appui prolongé active un zoom progressif. Le second est personnalisable et peut être associé à différentes fonctions, comme le changement de mode de nacelle, le passage entre photo et vidéo, la capture rapide ou encore la rotation de la nacelle.

L'ensemble permet ainsi d'adapter les commandes à ses habitudes et de limiter les manipulations sur l'écran tactile.

L'écran tactile OLED de 2 pouces constitue justement le principal élément de l'interface. Il suffit de le faire pivoter pour passer d'une utilisation verticale à horizontale et activer directement la caméra. Selon la configuration choisie, cette rotation peut également permettre de lancer rapidement un enregistrement. Une fois l'écran en place, les différents menus restent accessibles directement au doigt, avec une interface suffisamment lisible malgré la petite taille de la dalle.

La caméra peut également être équipée de la poignée avec filetage 1/4" fournie dans le Standard Combo. Repliable pour le transport, elle allonge suffisamment l'ensemble pour offrir une prise en main plus confortable et rendre les différents boutons plus accessibles. Elle permet également de fixer la Pocket sur un trépied ou tout autre support compatible. Lorsque cet accessoire peut être utilisé, il corrige donc en grande partie la petite taille de la caméra en main.

Enfin, la caméra peut être équipée d'une dragonne, un accessoire particulièrement pratique lorsqu'on l'utilise en déplacement. Elle permet de garder la Pocket à portée de main tout en évitant de devoir la tenir en permanence, notamment lorsqu'on doit utiliser son autre main.

Une fois repliée, la Pocket 4P donne toutefois une petite impression de fragilité. La nacelle reste en effet exposée lorsque la caméra est éteinte et demande donc un minimum de précautions pendant le transport. La pochette fournie permet heureusement de la protéger facilement lorsqu'elle n'est pas utilisée.

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Une double caméra qui change vraiment les possibilités

Vidéo

C'est évidemment la principale nouveauté de cette Pocket 4P. Le capteur principal de 1 pouce reste la base de l'expérience avec son équivalent 20 mm, tandis que le second capteur de 1/1,28 pouce passe à 60 mm. Cette différence de focale permet de cadrer un sujet plus éloigné sans devoir se rapprocher physiquement, tout en offrant un rendu différent des perspectives par rapport au grand-angle. Dans la pratique, cette seconde focale s'est surtout montrée utile lorsque le sujet ne pouvait pas être approché facilement.

Le passage entre les deux optiques est d'ailleurs bien géré. La transition entre 1x et 3x reste fluide et suffisamment discrète pour ne pas casser une séquence, même si le changement devient plus visible au-delà de cette plage. Le téléobjectif apporte donc surtout une nouvelle manière de composer une image, plutôt qu'un simple grossissement supplémentaire.

Le capteur principal bénéficie par ailleurs de la technologie LOFIC et peut atteindre jusqu'à 17 stops de plage dynamique avec le profil D-Log 2. Ce mode s'adresse surtout aux utilisateurs qui souhaitent retravailler leurs images en post-production. Pour une utilisation plus immédiate, la Pocket 4P propose aussi un rendu colorimétrique particulièrement réussi dès la sortie de caméra, avec des couleurs naturelles et agréables sans nécessiter systématiquement de retouche. Il faut toutefois noter que le D-Log 2 et les 17 stops de dynamique concernent le grand-angle, le second capteur ayant ses propres limitations.

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Photographie

La Pocket 4P ne se limite pas non plus à la vidéo et peut capturer des photos. Après avoir testé les différents niveaux de zoom disponibles, le résultat s'est révélé particulièrement propre, y compris sur les prises de vue rapprochées qui s'approchent d'un usage macro. Les couleurs restent représentatives de la scène et le rendu conserve un niveau de détail convaincant. Le flou d'arrière-plan est également particulièrement réussi, avec un bokeh naturel qui permet de bien détacher le sujet lorsque les conditions s'y prêtent.

Comme souvent avec ce type de petit format, les limites apparaissent davantage lorsque la lumière vient à manquer. Qu'il s'agisse de vidéos ou de photos, les images restent exploitables, mais le bruit numérique devient alors plus visible et les détails commencent à perdre en finesse. Rien de surprenant compte tenu du format des capteurs, mais une lumière suffisante reste préférable pour profiter pleinement du rendu de la Pocket 4P.

La Pocket 4P ne remplace évidemment pas complètement un appareil photo dédié, notamment pour les utilisateurs qui recherchent davantage de possibilités en matière de cadrage, de réglages ou de travail sur les fichiers. Dans la pratique, la vidéo reste clairement son terrain de prédilection, mais le mode photo s'est montré vraiment convaincant pour sauver certains moments lorsqu'il n'est pas pertinent ou possible de filmer.

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Stabilisation, suivi et contrôles

La stabilisation mécanique sur trois axes constitue l'un des principaux atouts de la Pocket 4P. Elle permet d'obtenir une image très fluide, tandis que le système ActiveTrack 8.0 complète l'ensemble en assurant le suivi du sujet sur la plage focale, jusqu'à 12x.

Plusieurs modes permettent de sélectionner une personne ou de cibler directement le sujet à suivre, tandis que la caméra peut également gérer plusieurs personnes dans le cadre. Les réglages permettent enfin d'adapter la vitesse de suivi afin d'obtenir un comportement plus doux ou plus réactif selon la situation.

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Une caméra prête à filmer

Le plus important à retenir, c'est que la Pocket 4P est pensée pour être immédiatement prête à l'emploi. Il suffit de déployer l'écran, d'appuyer sur le bouton et de commencer à filmer. L'autofocus se charge du reste et s'est montré particulièrement performant pendant les essais, y compris lorsque le sujet se déplace dans le cadre.

Cette simplicité fait une vraie différence lorsqu'une scène se présente sans prévenir. Là où un appareil photo demande parfois de vérifier son mode de prise de vue, son objectif ou différents réglages, la Pocket 4P peut rester prête à capturer une séquence en quelques secondes. Son format compact permet également de la garder facilement à portée de main, sans avoir à préparer systématiquement son matériel avant chaque prise.

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L'écran tactile permet évidemment d'aller plus loin dans les réglages, mais il n'est pas nécessaire de passer par les menus pour les usages les plus courants. Les principales commandes restent accessibles directement depuis la caméra, ce qui permet de modifier rapidement le cadrage, le zoom ou le mode de prise de vue sans interrompre inutilement une séquence.

Cette approche prend tout son sens dans les situations où l'on ne sait pas forcément à l'avance ce que l'on va vouloir filmer. La Pocket 4P peut ainsi rester allumée et prête à enregistrer, puis être rangée tout aussi rapidement une fois la scène terminée. C'est finalement moins sa fiche technique que cette disponibilité permanente qui change réellement la manière de l'utiliser au quotidien.

Cas concrets

Sports

Afin de mettre à l'épreuve cette caméra de poche, elle nous a accompagnés lors de plusieurs activités du quotidien. Pour tester sa polyvalence, mais également sa capacité à suivre des sujets plus ou moins réactifs tout en produisant du contenu pour les réseaux sociaux, nous l'avons notamment emportée lors d'une séance de CrossFit d'un peu plus d'une heure, avec plusieurs configurations.

Pour filmer un exercice depuis un point fixe, le fonctionnement le plus naturel reste finalement très proche de celui d'un smartphone posé sur un trépied. Il suffit de choisir un angle suffisamment large pour couvrir la zone de travail, puis de laisser la caméra enregistrer sans activer le suivi. La Pocket 4P s'en sort alors très bien pour conserver un ou plusieurs athlètes dans le cadre.

Le suivi a également été testé dans ces conditions, mais les mouvements propres à certains exercices, avec des changements de hauteur, des passages tête en bas ou des déplacements rapides, rendent le résultat moins agréable à regarder. La caméra multiplie alors les mouvements de nacelle pour conserver le sujet dans le cadre, avec une image qui perd en stabilité. Pour ce type de séquence, il reste donc préférable de privilégier un cadrage fixe.

Course/Vlog/Interview

Le comportement est différent lorsque la caméra est elle-même en mouvement. Tenue à la main, la combinaison entre la nacelle et le suivi devient particulièrement efficace. La caméra accompagne progressivement les changements de direction au lieu de reproduire chaque mouvement, ce qui donne une image nettement plus fluide. Sur trépied, le suivi s'avère également intéressant pour une personne seule souhaitant se filmer, notamment dans le cadre d'un vlog ou d'une présentation. La Pocket 4P parvient alors à suivre les déplacements avec précision et à adapter son cadrage en conséquence, sans nécessiter de manipulation permanente.

Le suivi de deux personnes a également été testé. La caméra parvient globalement à conserver le groupe dans le cadre et peut adapter automatiquement le zoom, même si elle peut avoir tendance à privilégier la personne qui bouge lorsqu'une autre reste davantage immobile. Ce comportement reste donc à prendre en compte selon le type de prise de vue recherché.

Domestique/animaux

Nous l'avons également testée sur nos chats, qui constituent des sujets particulièrement imprévisibles. Les changements de direction rapides ne mettent pas systématiquement le suivi en défaut et la caméra parvient généralement à conserver le sujet dans le cadre. Le résultat dépend toutefois de la vitesse des déplacements, notamment lorsque l'animal passe brutalement d'une direction à l'autre.

Blizzcon/évènement

Enfin, la Pocket 4P nous a accompagnés à la BlizzCon, dans un environnement très différent, marqué par une forte concentration de personnes et de nombreux déplacements. La caméra pouvait être gardée en main gauche grâce à sa dragonne, tandis qu'un appareil photo était porté en bandoulière. Cette configuration permettait de passer rapidement de l'un à l'autre sans devoir constamment poser ou ranger du matériel.

La Pocket restait ainsi disponible pour filmer une scène, une animation ou un déplacement dans les allées, tout en restant sécurisée lorsque la main devait servir à autre chose. Dans un événement aussi dense que la BlizzCon, cette possibilité s'est révélée particulièrement pratique.

Enfin, le mode selfie permet de retourner rapidement la caméra vers son utilisateur. Lorsque l'enregistrement est déjà lancé, la rotation complète de la nacelle reste visible à l'écran, ce qui peut être intéressant pour certains contenus, mais aussi indésirable selon le type de vidéo produit.

Miniature vidéo

Une caméra pensée pour la création de contenu

Des formats vidéo pour tous les usages

La Pocket 4P ne se contente pas de filmer en appuyant sur un bouton. Elle propose suffisamment de configurations pour adapter la qualité d'image, la fluidité ou encore le poids des fichiers au contenu recherché. Durant le test, nous avons utilisé l'ensemble de ces possibilités, même si le 1080p/30 i/s a été privilégié au quotidien pour limiter la taille des fichiers et simplifier le montage.

Le 4K apporte évidemment davantage de définition et de marge pour recadrer les séquences en post-production. Plusieurs couples résolution/fréquence d'images sont également disponibles pour privilégier la fluidité ou, au contraire, alléger les fichiers. Attention toutefois si l'objectif est de filmer directement pour les réseaux sociaux, puisque la 4K n'est pas disponible en prise de vue verticale. Il faut alors passer par une résolution inférieure.

Les ralentis constituent en revanche une fonctionnalité particulièrement réussie à l'utilisation. Le grand-angle peut atteindre 4K/240 i/s, contre 4K/200 i/s pour le téléobjectif. Ces modes sont plus gourmands en stockage, mais surtout très simples à exploiter. Il suffit d'activer le mode ralenti et de lancer l'enregistrement, la caméra se chargeant ensuite automatiquement de créer la séquence ralentie. Pas besoin de passer par un logiciel de montage pour obtenir rapidement ce type de rendu.

Un son et des outils pensés pour les créateurs

L'audio s'intègre lui aussi assez naturellement dans cette approche. La Pocket 4P peut être associée directement à des microphones sans fil DJI en Bluetooth, ou via un dongle USB-C, avec jusqu'à deux émetteurs simultanément. Durant les essais, la connexion s'est montrée simple et les niveaux audio restent visibles directement sur l'écran grâce à une barre qui permet de surveiller rapidement le niveau d'enregistrement. Le gain et la réduction du bruit peuvent également être ajustés. Pour une interview, une table ronde ou une vidéo face caméra, la solution devient donc rapidement intéressante sans ajouter une installation particulièrement complexe.

Associée à la poignée avec filetage 1/4" et à un trépied, la Pocket 4P peut également servir de caméra fixe. Le contrôle gestuel permet alors de lancer ou d'arrêter l'enregistrement à distance, ce qui prend tout son sens lorsqu'on se filme seul. Il suffit de se placer devant la caméra sans devoir revenir constamment toucher l'écran.

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D'autres fonctions viennent compléter cette approche, notamment les réglages dédiés au rendu de la peau, avec différents paramètres pour ajuster la douceur, la luminosité ou la teinte. DJI Mimo propose également davantage d'effets Glamour, tandis que six tons de film sont intégrés à la caméra. Ces options n'ont pas fait l'objet d'un test approfondi ici, mais elles permettent d'obtenir plus rapidement un rendu travaillé sans forcément passer par la post-production.

Cette richesse a toutefois un petit revers. Les menus sont assez fournis et demandent un temps d'adaptation lors des premières utilisations. Une fois les réglages principaux mémorisés, la navigation devient plus naturelle, mais la quantité d'options peut donner une impression de densité au premier contact.

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Autonomie, chauffe et transfert

Comme évoqué plus haut, la Pocket 4P a été utilisée dans des conditions assez différentes, entre une séance de CrossFit avec des enregistrements entrecoupés, de nombreux essais avec nos chats et plusieurs heures à la BlizzCon, avec des séquences allant de quelques secondes à plusieurs minutes. Dans l'ensemble, la batterie s'est montrée sérieuse et ne nous a jamais fait défaut au cours d'une journée. Les utilisations fractionnées ont toutefois tendance à faire descendre le niveau assez rapidement, notamment lorsque la caméra est régulièrement allumée puis éteinte.

Lors de la séance de CrossFit d'environ 1 h à 1 h 30, avec de nombreux enregistrements répartis sur toute la séance, il restait encore 65 % de batterie au moment de ranger la caméra. Un résultat plutôt rassurant pour ce type d'utilisation, même s'il faudra évidemment prévoir de quoi recharger la Pocket 4P pour les longues sessions de captation continue ou une utilisation particulièrement intensive sur une journée entière.

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La caméra chauffe sensiblement lors des utilisations prolongées, mais cette chaleur n'est jamais devenue gênante en main pendant les essais. Aucun arrêt lié à une surchauffe n'a par ailleurs été constaté dans les conditions du test.

La recharge constitue également un point intéressant. L'Osmo Pocket 4P accepte jusqu'à 35 W et peut atteindre 80 % de batterie en 18 minutes selon les données du constructeur. En pratique, une recharge complète de 0 à 100 % nous a demandé un peu moins d'une heure. Il est donc possible de récupérer rapidement une bonne partie de l'autonomie avant de repartir filmer.

Enfin, les transferts dépendent surtout de la méthode utilisée. En connexion filaire via téléphone, avec un Samsung Galaxy S24+, nous avons relevé environ 65 Mo/s, ce qui reste assez éloigné des débits théoriques annoncés pour l'USB 3.1. Pour récupérer rapidement plusieurs séquences volumineuses, notamment en 4K, le passage par un ordinateur reste donc préférable.

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Application DJI Mimo et écosystème d'accessoires

DJI Mimo, l'application tout-en-un

Disponible sur smartphone, DJI Mimo accompagne la Pocket 4P pour consulter, transférer et retoucher les contenus capturés avec la caméra. L'application propose également plusieurs tutoriels pour découvrir les différentes fonctions de la Pocket 4P et mieux comprendre son fonctionnement, une aide particulièrement appréciable lors des premières utilisations.

Le smartphone peut également servir de véritable télécommande pour la caméra. Une fois la connexion établie, il devient possible de choisir précisément le sujet à suivre, de modifier le zoom, de changer le cadrage ou encore de déclencher une photo ou une vidéo directement depuis l'écran du téléphone. L'ensemble est très intuitif et permet notamment de contrôler facilement la caméra lorsqu'elle est installée sur un trépied.

En connexion sans fil, il faut toutefois activer à la fois le Bluetooth et la localisation du téléphone. Les photos et vidéos apparaissent alors rapidement dans l'application, mais en basse résolution. Le téléchargement du fichier original reste donc nécessaire pour récupérer les médias en pleine définition. DJI Mimo intègre par ailleurs plusieurs outils de retouche et de montage vidéo, ce qui permet de passer directement de la captation à la création de contenu sans forcément utiliser un logiciel tiers.

Pour le transfert classique, la caméra doit toutefois être active. Lors de nos essais, son réveil la plaçait automatiquement en position de prise de vue et il fallait donc la tenir le temps que la connexion avec le téléphone soit établie. Une fois l'appairage effectué, la nacelle se stabilise dans une position fixe, plus pratique pour poser la caméra.

DJI propose également une fonction de transfert automatique de médias permettant de récupérer certains contenus en arrière-plan alors que la caméra est éteinte. Le téléphone doit simplement conserver le Bluetooth activé, avec la possibilité de sélectionner les photos, les vidéos favorites ou l'ensemble des vidéos, ainsi qu'une période de transfert. Cette fonction n'a toutefois pas pu être testée directement avec notre smartphone Samsung. Au moment du test, elle était réservée aux iPhone 12 ou modèles ultérieurs sous iOS 26.4.1 ou plus récent, avec une prise en charge d'autres smartphones annoncée pour de futures mises à jour.

Accessoires et écosystème

Pour finir, selon la version choisie, la Pocket 4P est proposée entre 599 euros en Bundle Standard et 689 euros en Bundle Vlog. Un tarif conséquent, qui ne conviendra pas à toutes les bourses, mais qui reste cohérent avec les prestations proposées et la polyvalence de la caméra. L'écosystème d'accessoires constitue également un véritable atout, avec une configuration de base déjà bien équipée.

Le Bundle Vlog reçu pour ce test comprend notamment la poignée avec filetage 1/4", une lumière d'appoint et une pochette de rangement. Il est ensuite possible de compléter l'ensemble avec différents accessoires, comme un objectif grand-angle, des filtres ND, une poignée batterie, un mini-trépied ou encore des solutions de contrôle à distance. De quoi adapter progressivement la Pocket 4P à des usages plus spécifiques, notamment pour la création de contenu, sans remettre en cause la polyvalence de la configuration de base.

Conclusion

9 Bien qu'il s'agisse de notre première expérience avec un appareil de la gamme, l'Osmo Pocket 4P nous a surtout convaincus par sa capacité à être toujours prête au bon moment. Sa stabilisation, son suivi et la qualité de son image en font une caméra particulièrement polyvalente, tandis que son format permet de la garder facilement sous la main, notamment lors d'événements ou pour des prises de vue spontanées.

La caméra se suffit par ailleurs largement à elle-même, mais l'écosystème DJI permet d'aller plus loin très simplement. Avec un trépied et l'application mobile, ou même une télécommande, elle peut ainsi se transformer rapidement en caméra fixe, tout en permettant de choisir une cible, modifier le cadrage ou lancer un enregistrement à distance.

Une première expérience donc très convaincante, avec une Pocket 4P qui réussit surtout à combiner simplicité d'utilisation, polyvalence et disponibilité immédiate dans un format particulièrement facile à emporter.
  • +Caméra immédiatement prête à filmer
  • +Stabilisation mécanique particulièrement efficace
  • +Autofocus performant
  • +Suivi ActiveTrack 8.0 efficace et polyvalent
  • +Qualité vidéo et photo
  • +Autonomie convaincante en utilisation fractionnée
  • +Application DJI Mimo complète
  • +Écosystème d'accessoires développé
  • +103 Go de stockage interne
  • -Prise en main légèrement déséquilibrée
  • -Nacelle exposée une fois la caméra repliée
  • -Changement d'optique perceptible au-delà de 3x
  • -Menus assez denses lors de la première prise en main

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