Les créateurs de Palworld refusent catégoriquement d'utiliser l'IA
le 19 juin 2026 à 11h20
L'intelligence artificielle générative est devenue l'un des sujets les plus brûlants de l'industrie du jeu vidéo. Face à cette technologie qui promet des gains de temps considérables, les studios adoptent des postures radicalement différentes, comme certains qui la boycottent, à l'image des développeurs de Vampire Survivors. C'est dans ce contexte que John Buckley, responsable de la communication et de l'édition chez Pocketpair, l'équipe à l'origine du phénomène Palworld, a tenu à clarifier la position de son entreprise. Lors d'un entretien accordé à GamesRadar, il a affirmé que le studio n'utilisait aucune intelligence artificielle générative pour une simple et bonne raison, le public n'en veut pas.
Une décision motivée par le respect des joueurs et des artistes
Le responsable de Pocketpair estime que le débat n'a même pas lieu d'être si la communauté s'y oppose fermement. Il rappelle que le studio emploie de nombreux artistes talentueux en interne et que ces derniers aiment créer par eux-mêmes. Remplacer ce travail artisanal par des algorithmes lui semble totalement dénué de sens.
Selon lui, il n'y a aucune raison de se séparer de créateurs passionnés au profit d'une machine. « Et si les joueurs n'en veulent pas, je suppose que c'est tout, n'est-ce pas ? Il n'y a pas grand-chose à débattre », ajoute John Buckley.
Une tendance perçue comme une bulle éphémère
Si cet argument de bon sens suffit au développeur de Palworld, John Buckley a conscience que d'autres équipes de développement voient les choses différemment, comme Epic Games. Toutefois, il juge que les tendances actuelles du marché qui encouragent l'utilisation de l'intelligence artificielle générative ne sont pas viables sur le long terme. Il avoue avoir du mal à imaginer que cette technologie puisse prendre une place prédominante de manière pérenne. Il souligne d'ailleurs que même une plateforme majeure comme Steam commence à freiner cette expansion.
Je suis sûr qu'il y a des entreprises, de grandes entreprises, qui l'utilisent peut-être pour gagner du temps. Je ne pense pas vraiment que l'intelligence artificielle générative ait beaucoup d'avenir, je ne veux pas appeler cela une bulle, mais je ne sais pas combien de temps cela va durer.
Un futur dystopique à éviter
En tant que professionnel de l'industrie, John Buckley se montre particulièrement critique envers les jeux utilisant des éléments générés par intelligence artificielle. Il avoue ressentir un rejet naturel face à ces pratiques, se demandant systématiquement pourquoi les développeurs n'ont pas fait le travail eux-mêmes. Concernant l'évolution du marketing, il espère que l'industrie n'aura pas à se justifier en permanence.
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0 votantL'idée de devoir apposer une mention certifiant qu'un jeu est créé à 100 % par des humains lui paraît profondément triste et dystopique. Les œuvres vidéoludiques devraient, selon lui, être considérées par défaut comme le fruit du travail humain.
Le porte-parole de Pocketpair anticipe des affrontements majeurs au sein de l'industrie d'ici deux à trois ans, selon la volonté d'adaptation des différents marchés. Il reste convaincu qu'en Occident, le public restera opposé à ces pratiques pendant encore longtemps. Ce clivage est déjà visible aujourd'hui. Payground Games a confirmé ne pas utiliser de voix générées par ordinateur pour Fable, d'autres studios comme Crystal Dynamics assument s'être servis de l'intelligence artificielle générative lors des premières phases de développement du prochain Tomb Raider.
Dans tous les cas, rappelons que la mise à jour 1.0 de Palworld arrivera très vite.


























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