Nintendo Switch 2 : la carte microSD Express Sandisk est-elle la meilleure option ?
le 21 mai 2026 à 10h00
Un nouveau standard imposé par Nintendo
Avec la Nintendo Switch 2, Nintendo a franchi un cap technique qui change quelque chose de concret pour les joueurs puisque les cartes microSD classiques ne sont tout simplement plus compatibles pour stocker ou lancer des jeux. Peu importe leur vitesse ou leur capacité, les anciens modèles au format UHS-I ne fonctionnent pas. La console n'accepte que le format microSD Express, reconnaissable à son logo « EX » affiché sur la carte.
Ce n'est pourtant pas un caprice de Nintendo, mais surtout car la Switch 2 repose sur une interface PCIe Gen 3, la même technologie que celle des SSD modernes, ce qui lui permet d'atteindre des débits sans commune mesure avec ce que proposait la génération précédente. En clair, une microSD Express fonctionne comme un petit SSD externe glissé directement dans la console.
Bien que cette information soit initialement bénéfique et la preuve de l'évolution technique de la console de big N, c'est également un point important mais potentiellement bloquant pour ceux qui passent d'une Switch classique à la Switch 2. Intuitivement, la console propose lors de la migration de récupérer l'ancienne carte microSD pour transférer les données, ce qui est plutôt bien pensé. Mais attention, car une fois le transfert effectué, cette carte ne pourra pas être utilisée pour stocker ou lancer des jeux sur la Switch 2 si elle n'est pas au format Express. Il faudra retélécharger ses jeux depuis son compte Nintendo sur la mémoire interne ou sur une carte microSD Express. Les sauvegardes, elles, sont gérées séparément via le cloud Nintendo et transférées de console à console.
Quelle capacité choisir selon son profil
Avant même de parler d'un choix de carte, toutes marques confondues, il est utile de se poser la bonne question.
Nativement, la Switch 2 embarque 256 Go de stockage interne, et pour un joueur occasionnel qui tourne sur quelques exclusivités Nintendo, c'est déjà très confortable. Des titres emblématiques et récents comme Donkey Kong Bananza pèsent à peine 10 Go, et des jeux comme Pokémon Pokopia restent dans des formats très raisonnables. De fait, avec une bonne connexion, supprimer et retélécharger un titre ne prend que quelques minutes.
La situation change dès qu'on s'aventure du côté des portages tiers. Cyberpunk 2077 Ultimate Edition frôle les 57 Go, Split Fiction dépasse les 70 Go, et Resident Evil Requiem approche les 30 Go sur Switch 2 malgré une optimisation remarquable. Une carte microSD Express devient alors vraiment pertinente, et dans ce cas, 256 Go en carte combinés aux 256 Go internes offrent un total très gérable pour la majorité des joueurs réguliers. La version 256 Go est disponible entre 45 et 60 euros selon les enseignes, et Nintendo propose même des packs incluant directement la carte à l'achat de la console, ce qui reste la solution la plus simple pour démarrer sans y penser.
Le 512 Go, lui, ne serait-ce que par son tarif, s'adresse clairement aux joueurs qui veulent zéro compromis. Ceux qui gardent tout installé en permanence, qui mixent jeux Nintendo et portages tiers volumineux, ou qui ont une connexion limitée et préfèrent ne jamais avoir à jongler entre les installations. C'est le choix de la tranquillité absolue, mais il serait malhonnête de dire que tout le monde en a besoin.
Ce que la licence officielle Nintendo apporte vraiment
La carte SANDISK® est officiellement licenciée pour la Nintendo Switch 2, et il faut être transparent sur ce que ça signifie concrètement. Techniquement, n'importe quelle carte microSD Express affichant le logo « EX » fonctionnera sur la console. La licence officielle ne garantit pas de meilleures performances intrinsèques par rapport à un modèle concurrent équivalent.
En revanche, c'est un gage de lisibilité et de tranquillité d'esprit pour l'acheteur qui ne veut pas se poser de questions. Voir le logo Nintendo sur l'emballage suffit à confirmer la compatibilité sans avoir à éplucher les fiches techniques, et pour quelqu'un qui ne s'y connaît pas, c'est une vraie valeur ajoutée. En l'absence de matériel adapté pour tester les performances PC de la carte, nous nous appuyons sur les données constructeur, qui annoncent des vitesses pouvant atteindre 880 MB/s en lecture et 650 MB/s en écriture, avec une vitesse d'écriture garantie en continu de 220 MB/s, des chiffres très sérieux qui placent SANDISK® clairement dans le haut du panier.
Au quotidien sur Switch 2
L'insertion de la carte se fait exactement comme sur la première Switch. On soulève le pied arrière de la console, on glisse la carte, et on redémarre. La Switch 2 effectue alors une courte mise à jour silencieuse pour activer le support du format microSD Express, et c'est tout. Aucune notification, aucun menu spécifique ne vient confirmer que la carte est bien reconnue. Elle est simplement là, intégrée, comme si elle avait toujours fait partie de la console.
Pour vérifier son bon fonctionnement ou consulter l'espace disponible, il faut se rendre dans Paramètres de la console, puis Gestion des données. C'est également depuis ce menu que l'on peut modifier le comportement par défaut. Par défaut, les nouveaux jeux s'installent directement sur la carte microSD Express si elle est présente, et les captures d'écran s'y enregistrent aussi automatiquement. Il est également possible de déplacer des jeux entre la mémoire interne et la carte à tout moment, ce qui offre une gestion souple selon ses besoins.
Un point important à avoir en tête : les données de sauvegarde des jeux restent stockées dans la mémoire interne de la console et ne peuvent pas être copiées sur la carte microSD Express. Autrement dit, si la carte venait à lâcher ou si on en changeait, la progression dans les jeux ne serait pas perdue. En revanche, Nintendo recommande de n'utiliser qu'une seule carte Express avec sa console et prévient que des jeux répartis sur plusieurs cartes différentes ne pourront pas être regroupés ensuite sur une seule. Mieux vaut donc voir grand dès le départ plutôt que de jongler entre plusieurs supports.
Pour donner un ordre d'idée concret, la console utilisée pour GAMEWAVE tourne avec 15 jeux installés sur la carte, dont Mario Kart World à 22 Go et Animal Crossing à 11,3 Go, auxquels s'ajoutent 950 captures d'écran et 4 vidéos. Résultat, sur une carte de 256 Go, il reste encore 122 Go disponibles. Et ce sans avoir de titre particulièrement lourd installé, puisqu'avec des portages comme Cyberpunk 2077 ou Split Fiction, la carte se remplirait bien plus vite.
Une référence solide pour qui en a besoin
La SANDISK® microSD Express 512 Go (456 Go réellement utilisable) se positionne comme la solution la plus simple et la plus rassurante pour étendre le stockage de sa Switch 2 sans se poser de questions. La licence officielle Nintendo, les vitesses annoncées et la capacité généreuse en font une référence solide dans sa catégorie, et elle est couverte par une garantie à vie, ce qui est rare dans l'univers des accessoires gaming.
Reste à chacun de déterminer si le 512 Go correspond vraiment à ses habitudes de jeu. Pour un joueur occasionnel, la mémoire interne de la console suffit largement. Pour un joueur régulier, la version 256 Go de SANDISK® disponible entre 45 et 60 euros offre déjà un confort appréciable. Le 512 Go, lui, s'adresse à ceux qui veulent installer, capturer et ne jamais compter.








commentaire (1)
Vu le prix de 1to trop cher et la 256 go trop peu d espace la 512go a moins de 100e reste a mon avis le meilleur choix surtout que trop de jeux sont des keycard