Test des Shokz OpenDots 2 : la suite logique qui corrige presque tout

Mathieu Vandenburie Publié par Mathieu Vandenburie
le 04 juin 2026 à 19h30
Après le succès des OpenDots ONE, Shokz remet le couvert avec les OpenDots 2. Même format clip, même philosophie open-ear, mais avec une série d'améliorations ciblées qui s'attaquent directement aux points faibles de la première génération. Meilleure résistance à l'eau, son revu en profondeur, contrôles plus précis et charge rapide encore plus rapide. On les a testés pour voir si la promesse tient la route.
Test des Shokz OpenDots 2 : la suite logique qui corrige presque tout

Caractéristiques

  • Modèle : SHOKZ E320
  • Format : Clip open-ear (JointArc nickel-titane)
  • Poids : 6,4 g par écouteur / 51,6 g avec l'étui
  • Drivers : Double transducteur 11,8 mm (Bassphere 2.0 + MirrorPitch)
  • Réponse en fréquence : 100 Hz à 20 kHz
  • Bluetooth : 6.1 / Portée 10 m
  • Codecs : SBC, AAC
  • Autonomie : 10 h (écouteurs) / 40 h (avec étui)
  • Charge rapide : 5 min = 2 h d'écoute
  • Charge sans fil : Qi compatible
  • Microphones : 2 à conduction aérienne + 1 à conduction osseuse par écouteur
  • Résistance : IP57 (écouteurs) / IP54 (étui)
  • Multipoint : Oui (2 appareils)
  • Fonctionnalités avancées : Fast Pair, Swift Pair, localisation Google Maps
  • Prix : 199 €

Unboxing et design

La boîte des OpenDots 2 reprend la même approche soignée que la génération précédente. À l'intérieur, on retrouve les deux écouteurs, l'étui de charge, un câble USB-C et la documentation habituelle. Rien de superflu, mais tout ce qu'il faut pour démarrer.

Vient s'ajouter à cela un format qui reste fidèle à l'ADN des ONE, avec le même arceau JointArc caractéristique et le haut-parleur sphérique positionné devant le conduit auditif. Chaque écouteur descend à 6,4 g, un dixième de gramme de moins que les ONE, une différence symbolique mais qui témoigne du soin apporté à la miniaturisation.

Les trois coloris disponibles en Blanc perle, Gris et Noir abandonnent le Rose de la génération précédente au profit d'une palette plus sobre. Les finitions sont soignées et le Blanc perle avec ses touches dorées a clairement gagné en élégance, mais pour ceux qui appréciaient le côté plus coloré des ONE, ce sera une petite déception.

Prise en main et confort de port

Le port des OpenDots 2 reprend exactement la même logique que les ONE, et c'est une bonne chose. Pas de gauche ni de droite physique, ce qui implique les mêmes subtilités de gestion que sur la première génération : la détection automatique fonctionne très bien à la mise en place, mais si l'on retire un écouteur alors que les deux sont actifs ou qu'on les change d'oreille en cours d'utilisation, la détection est moins réactive. Ce n'est pas un défaut, c'est simplement la limite naturelle du système, et l'arceau s'installe en quelques secondes grâce au Dynamic Ear Detection qui fait le reste.

IMG_20260524_162128 test longuer  

La nouveauté réside dans le silicone profilé « ComfortTech », qui intègre un amorti doux aux points de contact sensibles. L'objectif est de réduire la pression sur le cartilage lors des longues sessions, là où les ONE pouvaient devenir un peu perceptibles après plusieurs heures. En pratique, les ONE étaient déjà très agréables au port et aucune différence notable ne se fait ressentir avec les 2, même après deux heures d'utilisation. Nous prenons tout de même note de cette évolution et tâcherons d'affiner le ressenti sur la durée. Dans tous les cas, le confort est à minima égalé et le format clip s'adapte bien à la majorité des oreilles, même si la morphologie de chacun restera toujours un facteur à prendre en compte.

DSC00403

Confort en conditions sportives

Sur le terrain sportif, les OpenDots 2 reprennent les fondations solides des ONE. Le format clip, la légèreté et l'absence de pression dans le conduit auditif restent des atouts majeurs pour le running et les entraînements en salle. Les écouteurs gagnent un dixième de gramme par rapport aux ONE, une différence imperceptible en conditions réelles dont le ressenti au port est strictement identique.

La vigilance reste de mise sur les mouvements très explosifs, le format clip étant davantage dans son élément sur des efforts statiques ou en course. Sur des mouvements d'haltérophilie comme le snatch ou le jerk, où la barre passe proche de la tête, il peut arriver de toucher et légèrement déplacer l'arceau. Rien de rédhibitoire, mais un point à avoir en tête selon son programme d'entraînement, qui n'enlève rien au confort et à la praticité dans les autres situations.

La grande progression sur ce terrain, c'est la certification IP57 pour les écouteurs, contre IP54 sur les ONE. Nous n'avons pas pu tester d'immersion réelle, et franchement, il ne viendrait à l'idée de personne de prendre ce risque volontairement. C'est une norme reconnue et attribuée, et les ONE ne posaient déjà pas de problème à la transpiration, donc les OpenDots 2 devraient se montrer encore plus sereins dans les mêmes conditions. On vous tiendra au courant après les prochaines sessions en salle.

 

Qualité audio

Shokz a revu son architecture acoustique avec la « Bassphere 2.0 », qui annonce une réduction de la distorsion jusqu'à 70%, et la nouvelle technologie « MirrorPitch » qui réfléchit le son précisément vers l'oreille pour améliorer les basses et réduire les fuites. Sur le terrain, on perçoit une amélioration réelle par rapport aux ONE, sans que celle-ci soit drastique pour autant. Le son est qualitatif, les basses sont profondes et bien présentes, et le rendu global est un peu plus propre. La progression existe, elle est honnête, mais elle ne repositionne pas les OpenDots 2 dans une autre catégorie.

Concernant le « MirrorPitch », la technologie ne produit pas de différence fondamentale à l'oreille, et son efficacité dépend en réalité beaucoup du positionnement de l'arceau selon la morphologie de chacun. De notre côté, l'oreille gauche bénéficiait d'un son bien centré tandis que la droite semblait viser légèrement moins le fond du conduit, et ce constat était identique en changeant les écouteurs d'oreille. Il faudra donc tenir compte de sa propre morphologie avant de tirer des conclusions sur cette fonctionnalité.

DSC00401

Le Dolby Audio amélioré fait encore la différence une fois activé, et c'est clairement en l'activant que les OpenDots 2 révèlent leur meilleur visage. Les quatre EQ prédéfinis et le mode personnalisé sont reconduits pour ceux qui veulent affiner davantage.

Sur les fuites sonores, la situation est similaire aux ONE. À fort volume, elles sont bien présentes, mais personne n'écoute à ce niveau-là sans que ce soit désagréable pour soi-même avant de l'être pour les autres. À volume modéré, en running ou en salle de sport, personne autour ne perçoit vraiment ce qui sort des écouteurs, ce qui reste le compromis acceptable pour un format ouvert.

Un comportement à noter pour les utilisateurs qui jonglent entre musique et Discord : lorsque les écouteurs sont utilisés comme périphérique unique son et micro, Discord adapte automatiquement le profil audio, ce qui rend les voix étrangement claires mais dégrade le rendu musical. C'est une limitation qui semble liée au mode de fonctionnement du logiciel en mode combiné, pas aux écouteurs eux-mêmes, et mieux vaut donc ne pas les utiliser comme micro Discord simultanément pour profiter pleinement de la musique. (Nous reviendrons à ce sujet si nous avons de plus amples informations)

Les OpenDots 2 sont dépourvus d'ANC, comme leurs prédécesseurs, et c'est finalement peu utile pour l'usage auquel ces écouteurs sont destinés. Le format ouvert laisse passer les sons ambiants, ce qui reste un avantage réel pour rester attentif à son environnement en sport ou en déplacement.

DSC00409

Microphone et appels

La configuration micro est l'une des évolutions les plus significatives des OpenDots 2. En plus des deux microphones à conduction aérienne, Shokz intègre désormais un microphone à conduction osseuse par écouteur pour capter les vibrations de la voix directement depuis la peau, combiné à un beamforming adaptatif et une réduction de bruit par IA.

Le résultat est honnête et sensiblement meilleur que sur les ONE, notamment sur la gestion des bruits extérieurs. Les interlocuteurs entendent bien, la voix passe clairement, mais il faut parler suffisamment fort. Pas crier, mais les voix basses ou chuchotées ne passent pas. C'est clairement un micro d'appoint, idéal pour répondre à un appel en déplacement ou en sport, mais peu adapté à de longues réunions professionnelles en environnement bruyant.

DSC00407 (1)

Application et contrôles

L'application Shokz reste la même interface intuitive, avec accès aux EQ, au Dolby Audio amélioré, à la personnalisation des gestes et à la localisation des écouteurs. La nouveauté côté fonctionnalités avancées, c'est l'intégration de la localisation sur Google Maps via Google Find Hub, qui permet de retrouver la dernière position connue des écouteurs depuis son compte Google, un ajout pratique que les ONE n'avaient pas.

Les contrôles sont la grande évolution de ces OpenDots 2. Le pincement intègre désormais un capteur de pression qui change complètement la donne. Fini les tapotements répétés dont on ne savait jamais s'ils avaient bien été pris en compte, ici il faut exercer une pression franche et en retour un son est diffusé directement dans les oreilles pour confirmer l'action, donnant une sensation très proche d'un retour haptique. On sait exactement ce qu'on a fait, quand on l'a fait, et c'est le jour et la nuit avec les ONE. La multiplicité des raccourcis possibles via les pincements simples, doubles et triples ouvre par ailleurs beaucoup de possibilités de personnalisation.

Les contrôles sur l'arceau fonctionnent également, mais ils restent plus difficiles à activer nativement et c'est finalement le capteur de pression qui s'impose comme la méthode la plus fiable et la plus intuitive des deux, particulièrement lors de l'effort.

L'appairage rapide via Fast Pair fonctionne aussi bien sur téléphone que sur ordinateur. À la première utilisation, l'appareil propose immédiatement la connexion sans aucune manipulation, et pour les connexions suivantes il suffit d'activer la recherche via le bouton arrière du boîtier pour que tous les appareils à proximité découvrent les écouteurs. Le multipoint permet de maintenir deux connexions simultanées, ce qui évite d'avoir à tout reconfigurer quand on passe d'un appareil à l'autre.

Un point à surveiller lors du running : en tournant ou inclinant la tête, il peut arriver que l'arceau détecte un contact involontaire et coupe le son. Le problème se règle rapidement, mais c'est un comportement à avoir en tête, surtout pour les coureurs qui regardent fréquemment sur les côtés.

La détection de port est reconduite avec la même limite connue : si vous partagez un écouteur avec quelqu'un, les deux se coupent dès que l'un n'est plus en place. Un comportement logique, mais pas toujours adapté à toutes les occasions.

DSC00405

Autonomie et charge

Pas grand chose à dire sur l'autonomie, et c'est déjà un bon signe. Les 10 heures par charge et les 40 heures avec l'étui couvrent largement les situations les plus variées, et nous ne nous sommes jamais retrouvés en manque, même lors des sessions les plus longues. À utilisation régulière, l'étui n'a pas besoin d'être rechargé avant la fin de la semaine. Là où les OpenDots 2 progressent concrètement par rapport aux ONE, c'est sur la charge rapide : 5 minutes dans l'étui suffisent désormais à récupérer 2 heures d'écoute, contre 10 minutes sur les ONE, et la compatibilité Qi pour la charge sans fil est toujours de la partie.

DSC00391

Conclusion

8.5 Les Shokz OpenDots 2 font exactement ce qu'on attend d'une deuxième génération, c'est à dire corriger les points faibles sans trahir ce qui faisait le charme des ONE. Les contrôles sont enfin à la hauteur grâce au capteur de pression, le microphone est plus efficace, la résistance à l'eau progresse et le Fast Pair est vraiment pertinent.

Le son gagne légèrement en qualité, les basses restent bien présentes et le Dolby Audio fait toujours la différence. L'absence d'ANC ne surprend plus, elle fait partie du contrat open-ear et finalement peu d'utilisateurs de ce format en auraient vraiment l'utilité. Pour ceux qui découvrent la gamme, les OpenDots 2 s'imposent comme une évidence.

Pour les possesseurs des ONE, la transition n'est pas indispensable, mais ceux qui ont souffert des contrôles tactiles y trouveront une vraie raison de franchir le pas.
  • +Capteur de pression fiable et intuitif, bien meilleur que les ONE
  • +Son amélioré
  • +Microphone à conduction osseuse plus efficace en extérieur
  • +Fast Pair et Swift Pair (appairage rapide et simple)
  • +Localisation Google Maps intégrée (gadget)
  • -Détection involontaire de l'arceau possible en running
  • -Codecs toujours limités (SBC/AAC)
  • -Peu d'intérêt pour les possesseurs OpenDots One
  • -Fuites sonores toujours présentes à fort volume
  • -Contrôles sur l'arceau peu intuitifs nativement

commentaire (0)