Corsair continue sa route sur les claviers compacts haut de gamme avec le VANGUARD AIR 99 WIRELESS, un format 99 % en aluminium embarquant des switches optiques OPX low-profile, un écran LCD couleur, mais surtout une intégration Stream Deck à un prix plus adapté que le Galleon. Sur le papier, c'est une liste de courses impressionnante. Mais à l'usage, voici ce qu'on en a pensé.
Caractéristiques
- Format 99 % compact full-size
- Châssis Aluminium (dessus) / Plastique (dessous)
- Coloris Noir, Blanc
- Switches CORSAIR OPX Low-Profile optiques
- Connectivité Tri-mode : 2,4 GHz SLIPSTREAM v2 / Bluetooth / USB-C filaire
- Polling rate jusqu'à 8 000 Hz (filaire et sans fil via AXON)
- Batterie 4 170 mAh, jusqu'à 55,6h en 2,4 GHz rétro éteint, environ 29h rétro allumé
- Compatibilité consoles Xbox One, Xbox Series X|S, PlayStation 4 et 5
- Dimensions 425,63 × 137,63 × 26,27 mm
- Poids 915 g
- Prix indicatif 279,99 €
Unboxing
Voici ce qui vous attend à l'ouverture de la boîte du
VANGUARD AIR 99 WIRELESS
- Le clavier VANGUARD AIR 99 WIRELESS
- Un câble USB-C vers USB-A de 1,8 m
- Un récepteur USB sans fil SLIPSTREAM v2
- Un jeu de 6 keycaps Stream Deck avec icônes
- Un jeu de 6 keycaps Mac
- La documentation habituelle
Design, qualité de fabrication et ergonomie
Côté identité visuelle, soyons clairs d'entrée, si vous attendiez un successeur direct au légendaire
Corsair K100 AIR Wireless, une légère déception pourrait se faire sentir. Vous le savez, ce modèle fait partie de nos coups de cœur et nous a accompagnés pendant de très nombreuses années. Le K100 misait avant tout sur une finesse extrême, avec des touches rappelant presque celles d'un ordinateur portable. Ici, le Corsair VANGUARD AIR 99 adopte une approche différente, plus affirmée.
De fait, le clavier profite d'un châssis en aluminium qui inspire immédiatement solidité et qualité.
Il reste toutefois nettement plus fin que la plupart des mécaniques traditionnelles, ce qui justifie son appellation « AIR » sans chercher à imiter un modèle ultra-plat.
À cela s'ajoute
un format 99 % particulièrement bien pensé. En plus de faire oublier la légère différence d'épaisseur avec le K100, il illustre l'attention que porte Corsair à l'évolution de ses produits pour
répondre aux usages actuels. On se retrouve ainsi avec un clavier à la fois fin et compact, qui conserve le pavé numérique et toutes les touches essentielles tout en libérant un espace appréciable sur le bureau. Un équilibre idéal pour alterner entre sessions de jeu et bureautique.
De surcroît,
l'écran LCD couleur de 1,9 pouce intégré sur la droite apporte une dimension visuelle intéressante. Il affiche notamment des informations sur le mode de connexion, des retours liés aux raccourcis actifs ou encore quelques animations personnalisables.
Rien d'indispensable au quotidien, et la taille de l'écran comme ses possibilités techniques restent limitées, mais l'ensemble participe clairement au côté « setup premium ».
Dans le même esprit,
la molette rotative se montre agréable à utiliser. Bien crantée, avec un revêtement soigné et une action franche, elle renforce la sensation de qualité générale.
Un petit bémol tout de même sur les touches fléchées dont
le lettrage n'est pas transparent. Contrairement au reste du clavier, la lumière ne transparaît donc pas à travers la gravure, ce qui les rend nettement moins lisibles dans l'obscurité. Bien que cela permette d'offrir une certaine « cassure visuelle » et reste un détail, c'est assez visible pour être remarqué et signalé. Notez, en prime, que les keycaps fléchés sont légèrement plus bas que le reste du clavier.
Les
6 touches SD-keys dédiées à l'intégration Elgato Stream Deck sur la colonne gauche sont un vrai plus pour les créateurs de contenu et les streamers ou même les utilisateurs qui affectionnent les macros ou raccourcis à la volée. Le choix de keycaps disponibles reste cependant un peu limité selon les configurations. Ça ne bloque pas l'usage, mais on aurait apprécié plus de latitude visuelle. En outre, comme le clavier est compatible Mac/Windows, qui se fait à la volée, notez que des Keycaps adaptés aux deux système d'exploitation, sont disponible tant sur le clavier que dans le packaging.
Finalement, nous notons l'absence de repose-poignets dans la boîte, et à l'usage, ça ne manque pas vraiment.
Le profil bas du clavier et les pieds réglables suffisent amplement pour une session prolongée. C'est un choix assumé et cohérent avec la philosophie « compact et efficace » du produit.
Performances techniques
Sensation de frappe
Si on avait une tendresse particulière pour le toucher ultra-plat du K100, les
switches OPX Low-Profile du VANGUARD AIR 99 jouent dans une autre catégorie. Leur comportement est
linéaire, doux et confortable, avec un rebond bien calibré. Assez moelleux pour rendre la frappe agréable sur de longues sessions d'écriture, sans pour autant être trop permissif pour le gaming où la précision est clé.
Ce qui surprend agréablement, c'est le rendu acoustique. Le système d'amortissement associé aux switchs du clavier produit
un son dit « thocky ». À l'instar du « clicky », ce terme désigne simplement le bruit des touches lors de l'activation. Là où le clicky se montre plus aigu et marqué,
le thocky est au contraire plus sourd et amorti. Résultat, les frappes paraissent pleines et feutrées, sans résonance parasite. Un détail qui rend les longues sessions nettement plus agréables, aussi bien pour l'utilisateur que pour l'entourage.
Nous l'avons testé sur des jeux variés, de League of Legends à Marathon, mais aussi pour la rédaction de nombreux articles. Bien que nous ne soyons pas en mesure de mesurer précisément la réactivité maximale du clavier, il nous a accompagnés sans difficulté tout au long de nos sessions.
Certaines technologies se montrent toutefois particulièrement intéressantes,
à commencer par le FlashTap SOCD, qui permet d'exploiter au mieux les entrées opposées simultanées sur les touches A et D. Le polling rate de 8 000 Hz,
disponible même en sans fil via SLIPSTREAM v2, impressionne sur le papier. En pratique, la différence avec 1 000 Hz reste difficile à percevoir pour la majorité des joueurs, mais l'avantage théorique est bien là pour ceux qui cherchent à grappiller la moindre milliseconde.
Un point mérite toutefois d'être signalé.
Le format compact réduit légèrement l'espacement entre les touches. Associé au profil bas des keycaps, cela peut entraîner quelques frappes involontaires lors des premières heures d'utilisation. Les non-initiés auront donc besoin d'un petit temps d'adaptation pour apprivoiser le clavier. C'est le prix à payer pour la compacité, mais on s'y habitue rapidement.
Autre détail un peu frustrant au quotidien,
le positionnement de la touche Échap manque d'intuitivité. Habitué à la trouver directement dans l'angle supérieur gauche, on se retrouve ici avec une touche macro ou raccourci à cet emplacement, tandis que la touche Échap passe en seconde position.
Il arrive donc d'appuyer à côté lors des réflexes habituels. Rien de rédhibitoire, mais sur un produit de ce niveau de prix, une disposition plus naturelle aurait été appréciée.
Connectivité et autonomie
Difficile également de ne pas souligner les qualités de la
connectivité tri-mode. Passer du filaire au 2,4 GHz ou au Bluetooth se fait simplement via le sélecteur physique sur le clavier, sans manipulation logicielle. En sans fil, le SLIPSTREAM v2 maintient un polling rate à 8 000 Hz, ce qui reste une prouesse technique à ce jour.
Côté autonomie, Corsair annonce jusqu'à 55h avec le rétroéclairage éteint et environ 29h allumé. Dans nos conditions d'utilisation avec un éclairage réduit, on s'en approche confortablement. Pour un clavier de cette catégorie utilisé aussi bien au bureau qu'en gaming, c'est une vraie sérénité au quotidien.
Fonctionnalités et logiciel
Côté logiciel, Corsair a fait le choix de miser sur le
CORSAIR Web Hub, une interface web qui ne nécessite aucune installation. C'est léger, rapide et franchement pratique pour la grande majorité des utilisateurs. On peut y gérer les effets d'éclairage, les assignations de touches, la molette, le FlashTap, l'écran et le Game Mode. Les réglages se sauvegardent directement sur le matériel, ce qui est appréciable.
À noter que le
support iCUE n'est pas encore disponible sur ce modèle, et c'est en réalité plus nuancé qu'il n'y paraît. Ne pas avoir à installer une application supplémentaire est un vrai confort au quotidien. Le seul vrai bémol concerne l'usage
hors ligne où l'on se retrouve sans solution de personnalisation, ce qui peut poser problème selon les environnements. Pour ceux qui sont profondément ancrés dans l'écosystème iCUE, l'attente sera à surveiller, mais pour les autres, le Web Hub fait largement le job.
L'intégration
Elgato Stream Deck apporte une dimension supplémentaire vraiment intéressante. Les
6 SD-keys et la touche de lancement dédiée permettent de déclencher macros, raccourcis ou actions de streaming en un seul appui, que ce soit pour contrôler OBS, gérer des scènes ou couper son micro à la volée. Le clavier devient ainsi une extension naturelle de l'écosystème Elgato, ce qui peut éviter d'avoir un Stream Deck supplémentaire sur le bureau. Pour les streamers et créateurs de contenu déjà dans cet univers, c'est un argument concret et bien pensé.
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