Pensé pour offrir un maximum de contrôle tout en réduisant l'encombrement, le Razer BlackWidow V4 Low-profile HyperSpeed condense l'essence du clavier gaming haut de gamme dans un format plus fin que jamais, sans sacrifier la performance ni le confort.
Caractéristiques
- Type : Clavier gaming mécanique low-profile
- Switches : Razer Low-profile Mechanical Switches (Green Clicky, Orange Tactile, Yellow Linear)
- Rétroéclairage : Razer Chroma RGB par touche
- Matériaux : Châssis en aluminium 5052 avec plaque en acier inoxydable
- Touches : Keycaps Doubleshot PBT
- Connectivité : Razer HyperSpeed Wireless (2,4 GHz) / Bluetooth / USB-C détachable
- Autonomie : Jusqu'à 980 h avec le mode économie d'énergie
- Fonctions dédiées : Molette multifonction, 4 touches macro dédiées, commandes multimédia, N-key rollover
- Profils embarqués : Jusqu'à 5 profils
- Dimensions : Format full-size et tenkeyless disponibles
- Prix : 219,99 € (full-size) / 189,99 € (tenkeyless)
Unboxing
À l'ouverture, le
BlackWidow V4 Low-profile HyperSpeed s'inscrit dans la tradition Razer avec une présentation soignée et un packaging pensé pour protéger le clavier tout en valorisant son design. Dans la boîte, on retrouve :
- Le clavier Razer BlackWidow V4 Low-profile HyperSpeed
- Un câble tressé USB-C détachable
- Le dongle Razer HyperSpeed Wireless avec son prolongateur USB
- La documentation et les stickers Razer
Châssis
Le
Razer BlackWidow V4 Low-profile HyperSpeed est un clavier dit « full », soit le plus complet de la gamme, généralement équipé de
touches de fonctions à la volée, d'un
panel multimédia et, surtout, du
pavé numérique. Il se veut donc plus imposant que les formats
TKL ou
60%. Il reprend les
codes premium de la gamme tout en affichant un profil résolument plus fin, bien qu'il reste légèrement plus épais que le tout récent
clavier Razer Joro. Sa structure en
aluminium 5052, également utilisée dans l'aviation, apporte à la fois
rigidité et
finition haut de gamme. Les bords sont nets et chanfreinés, tandis que la
plaque supérieure brossée ajoute de la texture et renforce l'aspect visuel, certes classique mais efficace.
Comme souvent avec ce type de finition, l'
aluminium brossé marque rapidement et demandera donc un minimum de précaution, à l'instar de nombreux autres claviers. Toutefois, les
ajustements sont impeccables et l'ensemble respire la
solidité. Le
profil bas du clavier réduit la hauteur totale et favorise une
position naturelle des poignets, un atout indéniable pour le confort lors de
longues sessions.
Pour le reste, le flanc supérieur du clavier abrite le
port de rechargement USB-C ainsi que le
bouton de switch permettant de passer d'une connexion filaire à une connexion sans-fil. Sous le clavier, on retrouve des
patins antidérapants qui améliorent le grip sur le bureau, ainsi qu'une
zone de rangement du dongle sans-fil. Cette dernière est parfaitement intégrée et reste pratique puisqu'elle permet, lorsque la
double synchronisation Razer est utilisée, de ranger le dongle et ainsi éviter toute perte.
Performances
Ergonomie
En premier lieu, il convient de rappeler que le clavier est disponible en version
full-size pour ceux qui souhaitent conserver le
pavé numérique et en format
tenkeyless pour gagner de la place sur le bureau. Avec une hauteur frontale de seulement
18,5 mm, ce
BlackWidow low-profile limite la fatigue des mains et des poignets, même sans repose-poignet dédié.
Les
stabilisateurs pré-lubrifiés et les
couches de mousse d'insonorisation placées sous la plaque contribuent à offrir un ressenti de frappe plus doux et plus silencieux, tout en conservant une excellente réactivité. Ceci étant, à l'utilisation, notamment à l'écrit, le clavier produit un léger « clac » qui accentue l'effet de frappe et qui pourrait rapidement gêner une personne se trouvant dans la même pièce sans casque. Le bruit reste toutefois nettement inférieur à celui de switches
Clicky, malgré un ressenti tactile marqué.
Les
pieds réglables à deux niveaux permettent d'ajuster l'angle de frappe selon vos préférences. L'absence de hauteur excessive et la faible course des
switches low-profile favorisent un enchaînement rapide des actions, que ce soit en
jeu compétitif ou en
bureautique.
Switches et touches
Revenons plus en détail sur les
keycaps Doubleshot PBT qui offrent un
toucher texturé agréable et une
résistance accrue face à l'usure. Leur conception permet également une
diffusion optimale du rétroéclairage, chaque touche bénéficiant d'une illumination homogène grâce à un lettrage translucide et à la présence d'un
diffuseur LED intégré aux switches.
Pour ce test, Razer nous a fait parvenir un clavier équipé des
Razer Low-profile Mechanical Switches Orange Tactile, mais il est également disponible avec les
Vert Clicky ou les
Jaunes Linéaires. Il s'agit d'ailleurs de la première fois que Razer intègre des switches low-profile Orange Tactile à l'un de ses claviers.
Vous n'êtes pas sans savoir que nous apprécions particulièrement les claviers low-profile à la rédaction, et voir ce format se populariser ne peut que nous réjouir. Pourtant, malgré des similitudes de conception, il existe des différences notables entre les types de switches. Les
Oranges sont dits « tactiles », ce qui signifie qu'ils possèdent un point d'activation marqué, perceptible à la frappe. C'est un ressenti agréable, surtout en jeu, même si à l'écrit, l'absence de véritable rebond ou d'amorti peut se faire sentir. Une fois le point d'activation passé, la course se poursuit avec peu de résistance, ce qui donne une frappe plus directe.
On ne parle pas ici de marteler le clavier, mais d'une sensation qui pourra diviser. Par exemple, nous avons préféré le rebond plus marqué des switches Clicky de l'Ornata, certes très bruyants, ou encore ceux du Joro, plus plats mais dotés d'un amorti proche de celui d'un clavier d'ordinateur portable. Passé ce ressenti, il faut reconnaître que les
switches Orange se montrent
très réactifs et précis, excellents pour le jeu, avec une activation rapide qui favorise la performance, même si leur bruit et leur sensation en bout de course sont moins adaptés à de longues sessions de frappe. Ceci dit, le logiciel permet de passer du mode Saisie au mode Gaming depuis le logiciel, l'un permettant de réduire les doubles entrées accidentelles et l'autre d'améliorer la réactivité du jeu en minimisant le délai anti-rebond.
En ce qui concerne les touches elles-mêmes, nous reviendrons plus en détail sur leur rôle dans la partie
Fonctionnalités. On notera cependant que Razer signe ici un
excellent travail sur la texture, plutôt lisse, et sur la forme creusée des keycaps, qui permet de
poser le doigt confortablement et de profiter d'un clic sec, sans rebond, mais d'une efficacité redoutable pour l'usage prévu.
Enfin, si nous devions pointer un défaut, ce serait le
positionnement des touches macro, situé sur la partie supérieure gauche du clavier. Elles sont moins accessibles que les macros placées à gauche des touches standards (derrière Tab, Maj, etc.), mais ce choix permet de
réduire l'empattement total du clavier, ce qui est un atout non négligeable sur un format
full-size.
Fonctionnalités
Le
Razer BlackWidow V4 Low profile HyperSpeed ne se contente pas d'un châssis soigné et de switches performants. Il embarque un ensemble de
fonctions avancées qui le rendent polyvalent et agréable à utiliser au quotidien. On retrouve d'abord le
rétroéclairage Razer Chroma RGB par touche, entièrement personnalisable via
Synapse et capable de se synchroniser avec plus de 300 jeux compatibles. Grâce au
diffuseur LED intégré dans chaque switch, l'éclairage reste homogène et parfaitement maîtrisé.
La
molette multifonction, assignée par défaut au réglage du volume, peut être reconfigurée pour gérer la luminosité, le défilement ou d'autres paramètres. Entièrement rainurée pour une bonne prise en main, elle offre une rotation sèche aux crans très marqués. Ce choix permet d'être précis, mais rend les ajustements rapides, comme baisser brutalement le volume ou défiler longuement, un peu moins fluides. Ceci dit, un clic central permet de couper le son instantanément, ce qui reste pratique. Juste à gauche de la molette, des
touches multimédia gèrent la lecture et la navigation audio. Leur placement n'est pas le plus intuitif au premier abord, mais on s'y habitue rapidement.
Le modèle
TKL adopte une molette plus petite et un total de trois boutons regroupés sous celle-ci, tandis que le
full size conserve quatre
touches macro dédiées, entièrement programmables pour exécuter des actions complexes d'un seul geste. Sous la molette, quatre autres commandes permettent de passer du sans-fil au
Bluetooth, d'ouvrir un panneau de gestion
AI et de vérifier l'état de la batterie. La touche dédiée à l'IA reprend un concept déjà aperçu sur la récente souris Razer, offrant un accès direct à
Microsoft Copilot et
ChatGPT. Si l'idée est intéressante, elle perd un peu de fluidité à l'usage puisque chaque requête ouvre une fenêtre distincte. Une intégration plus centralisée au sein de l'écosystème Razer rendrait l'expérience bien plus efficace.
La gestion de la batterie est bien pensée. Lorsque le mode dédié est activé, le clavier coupe le
RGB et illumine les
touches numéraires selon le pourcentage restant, avec un code couleur clair pour indiquer le niveau de charge. C'est un retour visuel rapide et agréable qui devient vite naturel à consulter.
Jusqu'à
cinq profils peuvent être enregistrés dans la mémoire interne pour retrouver ses réglages préférés sans lancer Synapse. Enfin, le
mode économie d'énergie peut prolonger l'autonomie jusqu'à 980 heures en désactivant l'éclairage et en réduisant le polling rate à 250 Hz. Nous constatons toutefois que même avec le rétroéclairage à fond et une utilisation plutôt active, le clavier n'est pas trop énergivore. Avec la luminosité à 100% et un profil RGB en spirale multicolore, nous avons perdu environ 20% de batterie en trois jours d'utilisation allant de 2 a 3h par jour, ce qui reste globalement acceptable.
Connectivité
Côté connectivité, on retrouve un
triple mode combinant
Razer HyperSpeed Wireless en 2,4 GHz pour une réactivité quasi instantanée, le
Bluetooth multi-appareils gérant jusqu'à trois connexions simultanées, ainsi qu'un mode filaire via
USB-C détachable. La fonction
HyperSpeed Multi device permet en plus d'utiliser un seul dongle pour connecter clavier et souris Razer compatibles, ce qui libère un port USB et simplifie la configuration.
Logiciel
Comme toujours, le clavier s'accompagne du
logiciel Razer Synapse, véritable centre de contrôle de l'écosystème de la marque. Si cette étape est désormais attendue pour tout produit Razer, il faut reconnaître que l'installation initiale peut encore décourager les nouveaux venus. La prise en main n'est pas toujours intuitive, la multiplication des modules annexes rend parfois l'interface confuse, et l'absence de mises à jour automatiques des périphériques oblige à passer par le site officiel pour télécharger les firmwares.
Lors de nos essais, nous avons même rencontré quelques difficultés pour installer certaines mises à jour, sans que cela n'affecte pour autant l'utilisation quotidienne du clavier. Cela reste un point perfectible, d'autant que Razer ne propose pas encore l'interface la plus fluide ou la plus légère du marché.
Une fois cette première étape franchie,
Synapse révèle tout son intérêt. L'outil permet de personnaliser finement chaque aspect du clavier : activation de fonctions avancées comme le
Snap Tap ou configuration précise des touches fonctions, réglage de l'Hypershift qui permet d'aouller des actions annexes à toutees vos touches, gestion complète de l'éclairage
Razer Chroma RGB avec une large bibliothèque d'effets, et paramètres d'alimentation permettant par exemple d'éteindre automatiquement le clavier après un certain temps d'inactivité. Au final, malgré quelques lourdeurs inhérentes au logiciel, l'ensemble reste puissant et complet, offrant la liberté de tirer pleinement parti du potentiel du
BlackWidow V4 Low-profile HyperSpeed.
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