Le shooter Highguard semble vivre ses dernières heures. Son site officiel est désormais inaccessible, alimentant les rumeurs d'une fermeture définitive après un lancement catastrophique et des licenciements massifs chez Wildlight Entertainment. Les joueurs s'inquiètent pour l'avenir du titre et leurs achats.
Mise à jour du
18/02
:
Selon
un développeur sur Discord, la mise hors-ligne du site serait dû à une migration, mais que s'occuper de cela n'était actuellement pas la priorité.
L'étau se resserre dangereusement autour de Highguard, le shooter multijoueur qui peine à trouver sa place depuis son lancement en début d'année. Les joueurs ont constaté ce matin que le portail officiel du jeu,
PlayHighguard.com,
avait tout simplement disparu de la circulation. En lieu et place des informations habituelles sur l'univers du jeu,
les visiteurs sont désormais accueillis par un message d'erreur générique et froid. Une situation technique qui pourrait sembler anodine pour n'importe quel autre titre en maintenance, mais qui sonne ici comme le glas pour une production déjà en grande difficulté. Le silence radio observé par le studio Wildlight Entertainment sur les réseaux sociaux ne fait qu'amplifier l'inquiétude générale d'une communauté qui redoute désormais le pire, la fermeture totale du jeu.
Un échec commercial retentissant
Il faut dire que le parcours de Highguard ressemble à une longue descente aux enfers, typique des jeux service qui ne trouvent pas leur public, mais qui était surtout prévisible. Dévoilé lors des Game Awards 2025, le titre n'avait pas forcément tapé dans l'œil de la communauté, et l'absence de communication jusqu'à sa sortie, fin janvier, n'a pas permis de créer une certaine alchimie, voire une hype. Malgré un pic de curiosité au lancement atteignant près de 98 000 joueurs simultanés sur Steam,
la chute a été vertigineuse et immédiate. En l'espace de quelques jours seulement, le jeu a perdu 99 % de sa base active, peinant aujourd'hui à rassembler plus de 1 600 personnes en simultané. Cette hémorragie de joueurs a rendu le modèle économique free-to-play insoutenable, les microtransactions ne suffisant plus à maintenir le navire à flot.
Les récents licenciements massifs au sein du studio, survenus le 11 février et ne laissant qu'une «
équipe centrale » aux commandes, étaient déjà un signe que les choses n'allaient pas bien.
Le spectre de Concord plane sur le studio
La comparaison avec d'autres échecs industriels récents, comme celui de Concord, revient de plus belle. S'il était qualifié de Concord 2.0 lors de son annonce par les plus pessimistes, il est aujourd'hui difficile de leur donner tort.
Alors que Wildlight assurait ne pas avoir besoin de chiffres colossaux pour réussir,
la réalité économique semble les avoir rattrapés plus vite que prévu. Pour les rares fidèles encore présents sur les serveurs,
la question n'est plus de savoir si le jeu va survivre, mais ce qu'il adviendra de leurs achats in-game une fois les serveurs coupés. Sans communication officielle pour rassurer les foules, la méfiance est totale et le pessimisme de rigueur.
Reste à voir si l'inaccessibilité du site continue, et ce que diront les développeurs lors de la prochaine prise de parole. Simple maintenant ou véritable signe de la fin ? Nous le saurons très vite...
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