Le nouvel opus de la saga Battlefield cache une surprise de taille pour les fans de longue date. Derrière ses explosions et son action frénétique, Battlefield 6 tisse en effet un lien narratif majeur avec Battlefield 3.
La campagne solo de Battlefield 6 réserve bien plus que de simples affrontements spectaculaires. Alors que la série a souvent été critiquée pour ses scénarios jugés secondaires, cet épisode fait un pas de côté en
réintégrant directement les événements de Battlefield 3, l'un des volets les plus marquants de la franchise.
Un retour au cœur des événements de Battlefield 3
Sorti en 2011,
Battlefield 3 avait marqué les esprits grâce à sa mise en scène immersive et à ses missions emblématiques, comme celle du combat aérien à bord d'un chasseur. Son intrigue suivait Henry Blackburn, soldat américain interrogé par la CIA après avoir abattu son supérieur et tenté de prévenir une attaque terroriste à New York.
Si ce récit semblait clos depuis plus d'une décennie,
Battlefield 6 remet Blackburn au centre de l'attention, de manière indirecte mais significative.
Un passé commun révélé entre héros et antagoniste
L'histoire du jeu, située en 2028, suit une unité de Marines baptisée Dagger 1-3, dirigée par Haz Carter. Ce dernier évoque au fil de la campagne plusieurs conflits auxquels il a pris part, dont ceux de Battlefield 3 et Battlefield 4.
C'est au cours de la quatrième mission que le lien devient explicite, les soldats apprennent lors de leur formation un module consacré à la mission de Blackburn. Haz Carter révèle qu'il était présent en arrière-plan lors des événements de Battlefield 3, au sein d'une opération menée conjointement avec le SAS contre
Faruk Al-Bashir, l'homme qui abritait des armes de destruction massive entre l'Irak et la Syrie.
Lors de cette opération, Alexander Kincaid, alors commandant du SAS, tenta de sauver ses hommes, mais la situation dégénéra. Carter prit la difficile décision de
retirer ses troupes et d'abandonner Kincaid, un choix qui allait sceller le destin des deux hommes. Traumatisé et amer, Kincaid devint par la suite le principal antagoniste de Battlefield 6, nourrissant une haine viscérale envers Carter et les États-Unis.
Des clins d'œil constants aux événements passés
Tout au long de la campagne,
les références à Battlefield 3 sont nombreuses. Lors d'une mission à New York, la soldate Lopez évoque que «
la ville a déjà été attaquée », rappel évident à la scène finale où Blackburn empêche une bombe nucléaire d'exploser à Times Square. Ces
liens subtils renforcent la cohérence de l'univers Battlefield et ravivent l'intérêt des fans pour sa chronologie.
Même si cette campagne narrative est une bonne chose pour Battlefield 6, elle reste inégale dans son écriture et sa mise en scène. Mais les cinématiques sont souvent réussies tandis que l'action est bien présente, de quoi tout de même passer un bon moment.
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