Test NIGHTSWORD v2 WIRELESS : Une souris gaming taillée pour le Stream Deck
le 04 septembre 2026 à 18h20
Caractéristiques
- Capteur : CORSAIR MARKSMAN S, optique, 100 – 33 000 DPI (par pas de 1 DPI)
- Taux de rapport USB : 125 / 250 / 500 / 1 000 / 2 000 / 4 000 / 8 000 Hz
- Connectivité : Sans fil 2,4 GHz SLIPSTREAM, Bluetooth 5.2 + LE, USB-C filaire
- Batterie : Li-ion 500 mAh, jusqu'à 170 h sans rétroéclairage (1 000 Hz), 47 h sans rétroéclairage (8 000 Hz), 42 h avec LED
- Boutons : 11 boutons programmables
- Rétroéclairage RGB : 3 zones
- Profils : 1 profil actif, jusqu'à 5 profils enregistrables
- Dimensions : 129,6 x 78 x 40,9 mm
- Poids : 89 g (sans câble ni accessoires)
- Câble : USB-A vers USB-C, tressé, 1,8 m
- Patins : UPE
- Garantie : 2 ans
- Prix : 129,99 €
Contenu de la boîte
- Souris CORSAIR NIGHTSWORD v2 WIRELESS
- Câble de recharge USB-A vers USB-C (1,8 m, tressé)
- Dongle sans fil SLIPSTREAM
- Documentation utilisateur
Prise en main et design
Dès la sortie de la boîte, la NIGHTSWORD v2 WIRELESS surprend par sa sobriété. Pas de formes agressives, pas de RGB envahissant, pas de lignes racées à tout prix. On a plutôt affaire à une souris classique, presque intemporelle dans son approche, et c'est finalement plutôt rafraîchissant, même si, on ne va pas se mentir, le premier contact peut légèrement décevoir ceux qui attendent un design plus moderne.
La forme est typiquement droitière, avec un dos bombé au centre et une inclinaison naturelle vers la droite. L'ensemble des boutons d'action est regroupé sur le flanc gauche, six au total, ce qui offre de belles possibilités de personnalisation sans surcharger visuellement la bête. On y retrouve aussi un repose-pouce intégré, non amovible, mais vraiment bien positionné. C'est un détail qu'on avait perdu de vue sur pas mal de modèles récents, et son retour ici fait clairement la différence au quotidien, même s'il crée une légère sensation de déséquilibre vers la gauche que certains utilisateurs pourraient ressentir davantage selon leur façon de tenir la souris.
Les flancs bénéficient d'un léger revêtement texturé qui assure une bonne accroche et évite les glissements, même en session prolongée. Le reste du châssis est en plastique lisse, mais la qualité perçue reste honnête et la prise en main s'avère confortable dès les premières minutes. La souris sera clairement plus à l'aise entre de grandes mains ou des doigts longs, notamment pour accéder facilement aux boutons les plus éloignés, comme celui positionné à l'avant du clic gauche. Les boutons sont légèrement courbés en bout pour faciliter l'activation sur une main standard, mais les petites mains pourront trouver certains accès problématiques.
Les clics principaux sont légèrement rebondis, avec un retour audio bien audible sans être excessif. Les boutons de flanc, eux, sont plus secs et francs, ce qui reste un avantage pour valider une activation sans ambiguïté. La molette est bien définie dans ses crans, silencieuse à l'usage, et répond sans accroc. Elle bénéficie également d'activations latérales, ce qui n'est pas commun. Au final, la NIGHTSWORD v2 WIRELESS ne cherche pas à en mettre plein la vue. Elle assume un style sobre et fonctionnel, et ça lui va plutôt bien.
Capteur et performances
Le MARKSMAN S monte jusqu'à 33 000 DPI, ce qui peut sembler modeste face à certains concurrents qui poussent à 45 000, 50 000 voire davantage. Mais en pratique, et surtout pour la majorité des joueurs, la différence est quasi imperceptible. On est clairement dans la vitrine technique, et les 33 000 DPI proposés ici sont déjà largement suffisants pour couvrir les besoins courants.
Dans les faits, le capteur s'est montré fiable et précis sur l'ensemble des sessions de test, que ce soit sur des MOBA ou des FPS. Aucun décrochage, aucun comportement erratique, une bonne réactivité à tous les niveaux de DPI testés. Le réglage se fait directement depuis le logiciel avec une granularité au DPI près, ce qui permet de trouver facilement son sweet spot sans prise de tête.
Le MARKSMAN S n'a donc pas grand-chose à prouver sur ce terrain. Il fait son travail sérieusement et sans esbroufe, avec des performances largement suffisantes aussi bien pour une utilisation quotidienne que pour jouer dans de bonnes conditions.
Intégration Elgato Stream Deck
C'est clairement la fonctionnalité qui distingue cette souris du lot. On aurait pu craindre que le bouton Elgato soit le seul à pouvoir accueillir un raccourci Stream Deck, ce qui aurait sérieusement limité l'intérêt de la chose. Mais en pratique, plusieurs boutons de la souris peuvent également être associés à des actions Stream Deck, tandis que le bouton dédié permet d'ouvrir directement l'interface du Stream Deck virtuel.
Concrètement, deux environnements coexistent. Le Web Hub de Corsair permet de configurer la souris, tandis que l'application Elgato Stream Deck prend en charge les fonctions liées à cet écosystème. Cette deuxième option ouvre des possibilités intéressantes bien au-delà du streaming, qu'il s'agisse de lancer des actions dans Photoshop, de déclencher des commandes ou de gérer certaines fonctions dans un jeu. La souris peut ainsi s'adresser autant aux créateurs de contenu qu'aux joueurs qui veulent optimiser leurs raccourcis.
Il faut simplement garder à l'esprit que les deux environnements restent distincts. Le Web Hub s'occupe des réglages classiques de la souris, tandis que Stream Deck gère les actions associées à ses boutons. Une fois cette logique comprise, la configuration devient assez intuitive, notamment grâce au système de profils qui permet d'adapter automatiquement les commandes selon l'application utilisée. Ouvrir League of Legends peut ainsi charger un profil dédié au jeu, tandis que Photoshop peut disposer de ses propres raccourcis.
La bonne surprise est que l'intégration fonctionne désormais correctement. Après une mise en veille, la souris est bien reconnue par Stream Deck et les profils associés sont conservés. Le problème de reconnaissance rencontré lors des premières utilisations ne s'est donc plus reproduit après les mises à jour. La fonctionnalité peut désormais être utilisée au quotidien sans avoir à intervenir manuellement.
Batterie et connectivité
La connectivité suit les standards actuels avec deux modes sans fil disponibles : le 2,4 GHz via dongle SLIPSTREAM et le Bluetooth 5.2. Un interrupteur sous la souris permet de basculer de l'un à l'autre ou de couper complètement l'alimentation. C'est intuitif, la connexion s'établit rapidement dans les deux cas, et on n'a rien à redire sur la stabilité.
Le dongle se branche sur un port USB-A classique, mais Corsair fournit aussi un adaptateur qui permet de le positionner via le câble de recharge, donc plus près de la souris si besoin. C'est une solution qu'on retrouve sur beaucoup de périphériques sans fil aujourd'hui, mais elle reste pratique puisque le dongle reste accessible quand on joue, et le câble reprend du service au moment de recharger.
Côté autonomie, Corsair annonce jusqu'à 170 heures sans rétroéclairage en 2,4 GHz à 1 000 Hz, et 42 heures avec les LEDs actives. Dans les faits, la souris a tenu plus d'une semaine en utilisation classique, soit 3 à 4 heures par soir avec le RGB activé, ce qui est cohérent avec les promesses du constructeur, voire légèrement au-dessus. La recharge est par ailleurs relativement rapide, ce qui limite les temps d'immobilisation.
Logiciel
Corsair a fait le choix du Web Hub, une interface de configuration accessible directement depuis un navigateur, sans installation requise. C'est pratique et léger, et ça suffit largement pour les réglages courants de la souris. On peut y réassigner les boutons avec une variété d'options assez complète, notamment des raccourcis clavier, des commandes média, le réglage du volume, des macros ou encore des fonctions natives de souris.
Le réglage des DPI et des effets d'éclairage est également accessible depuis cette interface. Sur le RGB, soyons honnêtes, il y a peu de zones et les effets restent basiques. On sent que c'est davantage une concession esthétique qu'une vraie promesse visuelle, mais pour une souris aussi sobre dans son design, c'est cohérent.
Le Web Hub nécessite toutefois une connexion internet pour accéder aux réglages. Les profils peuvent ensuite être sauvegardés directement sur la souris, ce qui permet de conserver sa configuration et de l'utiliser sur un autre ordinateur sans avoir à réinstaller quoi que ce soit. iCUE n'est pas nécessaire pour utiliser ou configurer la NIGHTSWORD v2 WIRELESS, Corsair ayant justement conçu le Web Hub pour prendre en charge ces opérations sans installation supplémentaire.
Corsair ne cherche pas forcément à réinventer le genre avec ce modèle. La NIGHTSWORD v2 WIRELESS propose plutôt une souris solide, confortable et particulièrement polyvalente, dont l'intérêt repose surtout sur ses nombreux boutons et sur les possibilités offertes par l'écosystème Corsair-Elgato. À 129,99 euros, elle reste toutefois un investissement conséquent, qui se justifie surtout pour celles et ceux qui comptent réellement exploiter ces fonctionnalités supplémentaires.
- +Repose-pouce vraiment agréable et bien positionné
- +Intégration Stream Deck flexible et bien pensée
- +Poids bien dosé et prise en main confortable
- +Connectivité tri-mode fiable
- +Web Hub simple et complet, sans installation
- -Un investissement difficile à justifier si les boutons supplémentaires et Stream Deck ne sont pas exploités
- -Design très classique qui peut décevoir à la première impression
- -Web Hub nécessitant une connexion internet pour accéder aux réglages


























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