DJI dévoile ROMO 2, un robot aspirateur capable de mieux comprendre son environnement

Mathieu Vandenburie Publié par Mathieu Vandenburie
le 04 septembre 2026 à 00h30
Avec sa nouvelle gamme ROMO 2, DJI cherche à rendre le nettoyage domestique plus autonome. Le constructeur mise notamment sur une détection plus précise des obstacles, une intelligence artificielle capable d'adapter le nettoyage à la situation et un bras robotique conçu pour atteindre des zones habituellement difficiles d'accès.
DJI dévoile ROMO 2, un robot aspirateur capable de mieux comprendre son environnement

Après les drones, les caméras et les stabilisateurs, DJI continue de diversifier ses activités. Le constructeur s'attaque désormais à un marché déjà bien installé avec la nouvelle génération de robots aspirateurs-laveurs ROMO 2. Déclinée en plusieurs versions, cette gamme cherche surtout à améliorer l'autonomie de ces appareils en leur permettant de mieux comprendre leur environnement et d'adapter leur comportement en conséquence.

Pour avancer avec son temps, DJI cherche cette fois à s'appuyer sur les progrès récents de l'intelligence artificielle pour faire évoluer les acquis de ses précédentes générations. Plutôt que de simplement multiplier les fonctions, le constructeur veut permettre au ROMO 2 de mieux comprendre ce qui l'entoure, afin d'identifier les situations rencontrées, d'adapter sa méthode de nettoyage et de modifier son parcours en conséquence.

Miniature vidéo

Une meilleure perception pour éviter les obstacles

La première évolution concerne donc la manière dont le ROMO 2 perçoit son environnement. DJI annonce une détection des obstacles au millimètre, capable notamment d'identifier des éléments aussi fins que 2 mm. Le robot peut ainsi repérer des câbles ou de petits objets sur son passage, mais également gérer des surfaces transparentes comme le verre et les miroirs.

Pour y parvenir, le robot s'appuie notamment sur différents capteurs et sur le LiDAR. Cette technologie, que l'on retrouve également dans certains véhicules autonomes, utilise des impulsions lumineuses pour mesurer la distance qui sépare le capteur des éléments qui l'entourent. En multipliant ces mesures, le robot peut ainsi construire une représentation de son environnement et déterminer plus précisément où il peut se déplacer.

Dans le cas du ROMO 2, cette technologie est notamment associée à des capteurs visuels afin d'obtenir davantage d'informations sur ce qui se trouve devant lui. Le système peut ainsi repérer des obstacles qu'il n'a encore jamais rencontrés et adapter son déplacement plutôt que de simplement suivre un parcours prédéfini.

Cette capacité doit surtout permettre au robot de se déplacer plus facilement dans des pièces encombrées. Plutôt que de se contenter d'éviter les obstacles déjà identifiés, DJI explique également avoir travaillé sur un système capable de généraliser ce qu'il a appris afin de reconnaître des éléments qu'il n'aurait encore jamais rencontrés.

Le ROMO 2 dispose par ailleurs d'une lampe de détection située en zone médiane de son châssis. Celle-ci éclaire directement le sol afin de faciliter l'identification de la poussière et des obstacles lorsque la luminosité est faible. Un détail qui peut notamment avoir son importance sous les meubles ou dans les zones moins éclairées de la maison.

DJI ROMO 2

L'IA doit permettre d'adapter le nettoyage

Cette perception plus précise ne sert toutefois pas uniquement à éviter les collisions. DJI veut également que le ROMO 2 puisse adapter sa méthode de nettoyage en fonction de ce qu'il rencontre. Le robot est notamment capable de distinguer les débris des liquides et de modifier son comportement en conséquence.

Lorsqu'il passe sur un tapis, il peut par exemple augmenter automatiquement sa puissance d'aspiration afin de récupérer les poussières incrustées. À l'inverse, lorsqu'un liquide est détecté, le robot peut adapter son approche et utiliser son bras robotique pour intervenir plus précisément sur la zone concernée, avec l'objectif d'éviter de répandre davantage la saleté.

Le système doit également lui permettre d'identifier les zones nécessitant un nouveau passage, de repasser la serpillière lorsque cela s'avère nécessaire ou encore de relever automatiquement ses tampons de lavage dans certaines situations. L'objectif est ainsi de réduire au maximum les interventions de l'utilisateur une fois le nettoyage lancé.

Bras robotique du DJI ROMO 2

Un bras robotique pour atteindre les zones difficiles

L'une des particularités les plus visibles du ROMO 2 se trouve justement sur sa partie latérale. DJI a intégré un bras robotique adaptatif guidé par LiDAR, capable de modifier sa position afin de nettoyer plus précisément certaines zones.

Concrètement, le LiDAR permet au robot de déterminer la position des meubles et des différents éléments qui l'entourent. Le bras peut ensuite ajuster sa trajectoire en fonction de ces informations, plutôt que de suivre un mouvement fixe. Le principe est assez proche de celui utilisé pour la navigation du robot lui-même, mais appliqué ici à une partie mobile dédiée au nettoyage.

Bras robotique du DJI ROMO 2

Son amplitude atteint 123 degrés, ce qui lui offre une portée supplémentaire de 7,8 cm par rapport à la génération précédente. Il peut également passer la serpillière jusqu'à 4,5 cm plus loin sous les meubles surélevés. Le robot peut ainsi se rapprocher davantage des murs et des pieds de table, mais aussi atteindre certaines zones situées sous les meubles qui resteraient inaccessibles avec un système de lavage classique.

Le ROMO 2 conserve par ailleurs une importante puissance d'aspiration, annoncée à 36 000 Pa sur les tapis. Le pascal correspond ici à une unité de pression utilisée pour exprimer la force d'aspiration. Une plaque de pression vient alors s'abaisser pour créer une semi-étanchéité avec le sol et favoriser l'extraction des poussières incrustées.

Deux brosses latérales à double touffe complètent le dispositif afin d'améliorer la récupération des débris tout en limitant les risques d'enchevêtrement avec les cheveux et les poils. DJI annonce également une capacité à franchir des obstacles allant jusqu'à 4 cm sur une marche et 8,5 cm lorsqu'il s'agit de deux marches. Le robot peut alors détecter le seuil et relever une partie de sa structure afin de le franchir plus facilement.

Une station qui cherche à se faire oublier

La station de base constitue un autre élément important de cette nouvelle génération. DJI a notamment travaillé sur son système de nettoyage afin de limiter l'entretien nécessaire. Sa plaque de lavage adopte une surface conçue pour réduire l'accumulation des saletés, tandis que quatre jets d'eau haute pression et une ouverture d'aspiration de 16 mm permettent d'évacuer les déchets.

Le constructeur annonce ainsi jusqu'à 365 jours de fonctionnement sans entretien. Une donnée qui reste évidemment dépendante des conditions d'utilisation, mais qui illustre la volonté de DJI de réduire les interventions manuelles au strict minimum. DJI précise d'ailleurs que cette durée théorique est issue de tests réalisés en laboratoire et peut varier selon les conditions d'utilisation.

La station assure également la recharge du robot avec une puissance de 55 W, pour une charge complète annoncée en environ 2,5 heures. Le ROMO 2 peut ainsi retourner automatiquement à sa base pour laver ses serpillières et récupérer de l'autonomie avant de reprendre son travail.

Le bruit a également fait l'objet d'un travail spécifique. DJI indique avoir intégré 32 matériaux destinés à réduire les nuisances sonores, associés à différents systèmes d'isolation. Le constructeur annonce une réduction pouvant atteindre 85 % de l'énergie sonore.

Station du DJI ROMO 2

La confidentialité reste un enjeu

À l'heure où la confidentialité des données est devenue un véritable enjeu, la présence de caméras et de différents capteurs capables d'observer l'intérieur d'un logement soulève forcément quelques questions. DJI annonce donc un mode Données locales qui doit couper la connexion entre l'application DJI Home et Internet afin d'empêcher la synchronisation involontaire de photos ou de vidéos avec des serveurs externes.

Les utilisateurs pourront également désactiver la caméra et le microphone directement depuis l'application. Cette fonction ne sera toutefois pas disponible immédiatement, puisque DJI prévoit son déploiement d'ici la fin de l'année 2026.

Sur le plan esthétique, DJI conserve enfin le design semi-transparent de la gamme ROMO, qui laisse apparaître une partie de la structure interne du robot. Un choix assez inhabituel sur ce marché, où les constructeurs cherchent généralement à rendre leurs appareils aussi discrets que possible.

Prix et disponibilité

La gamme DJI ROMO 2 est d'ores et déjà disponible. Le ROMO P2 est proposé à partir de 1 299 euros, tandis que le ROMO A2 débute à 1 199 euros. Un bundle DJI ROMO P2 Clean More est également annoncé à 1 349 euros.

jjjo

Les deux modèles ne visent toutefois pas exactement le même niveau d'équipement. Le ROMO P2 constitue la version la plus complète de la gamme, avec notamment les technologies de navigation et de nettoyage les plus avancées. Le ROMO A2 reprend une partie de cette approche dans une configuration plus accessible, avec moins de fonctionnalités avancées. Le ROMO P2 Clean More reprend quant à lui le P2 avec des accessoires supplémentaires destinés à prolonger son autonomie de nettoyage.

commentaire (0)