Autrefois populaires, les souris verticales ont progressivement disparu de l'univers gaming pour se cantonner essentiellement aux produits bureautiques classiques. Pourtant, Razer vient bouleverser cette tendance en proposant une souris verticale intégrant à la fois les meilleures technologies de la marque et les innovations actuelles, dont un accès inédit à l'intelligence artificielle. Nous avons pu tester cette souris en conditions réelles, et voici notre avis.
Caractéristiques
- Type de souris : Droitière verticale
- Capteur : Focus Pro 30K Optical Sensor Gen-2 30 000dpi max - 100 min avec paliers de 1
- accélération : 50 G
- Dimensions : (H) 79,0 mm x (L) 88,0 mm x (l) 111,0 mm
- Boutons : 8 programmables (en comptant le clic molette)
- Fréquence USB max : 8000 Hz
- Câble USB : flexible d'une longueur de 1.8 m / Port USB A vers C
- Sans-fil : Razer HyperSpeed Wireless
- Batterie : Jusqu'à 6 mois
- Poids : 150 g
- Logiciel : Razer Synapse
- Couleurs : Noir
- Garantie : 2 ans
- Prix : 119,99 €
Unboxing
Le packaging de cette nouvelle souris est assez intéressant dans sa conception sous format de patron de cube, qui se démonte et remonte facilement. Voici ce qu'il comprend :
- Souris gaming sans fil Pro Click V2 Vertical Edition
- Adaptateur USB HyperSpeed
- Câble de charge/transfert de données USB-A vers C
- Documentation utilisateur
Châssis
Forme et prise en main
Éloignée des périphériques classiques proposés par le constructeur, la
Pro Click V2 Vertical Edition est une souris verticale destinée principalement à un usage bureautique. Bien que le concept ait déjà été maintes fois exploité, Razer profite de cette occasion pour mettre en avant l'ensemble de ses technologies et son savoir-faire en matière d'ergonomie,
tout en proposant un design visuellement séduisant.
Dans cette logique ergonomique, la souris offre de multiples zones de soutien qui permettent de limiter les contraintes exercées sur le poignet. On retrouve ainsi le fameux
repose-pouce sur le flanc gauche ainsi qu'un appendice situé sur la partie inférieure destiné au maintien de
l'auriculaire.
La
Pro Click V2 présente une silhouette élevée avec une inclinaison confortable de
71 degrés, reposant sur une base relativement large qui favorise les mouvements fluides du périphérique. Le creux destiné au pouce bénéficie d'un positionnement idéal ainsi que d'un revêtement en caoutchouc texturé
assurant une prise optimale et évitant tout glissement accidentel lors de l'utilisation. Cependant, les boutons principaux disposent quant à eux d'une surface lisse, efficace pour la glisse mais problématique lorsqu'il s'agit de soulever la souris, notamment à basse sensibilité afin de recentrer le périphérique sur le tapis.
Cette contrainte est accentuée par le poids conséquent de la souris, environ 150 grammes, ce qui la classe parmi les modèles les plus lourds du marché.
La répartition du poids étant majoritairement concentrée vers la partie basse, il est fréquent que la souris bascule lorsqu'on tente de la soulever. Ainsi, il faudra privilégier une utilisation exclusivement en glisse et renoncer à la réactivité normalement offerte par une sensibilité basse.
Sur la partie inférieure, la souris accueille
des patins en téflon ainsi qu'un espace de rangement pour le dongle, accompagné de boutons permettant de sélectionner la connectivité et de basculer entre trois profils Bluetooth et le dongle Hyperspeed.
Enfin, en dehors même du poids,
l'empattement de la Pro Click V2 ne conviendra pas nécessairement à toutes les morphologies. Malgré la présence de boutons principaux relativement petits, les utilisateurs ayant de petites mains pourraient
rencontrer certaines difficultés d'utilisation.
Boutons
Dans l'objectif de correspondre à la fois aux usages prévus et au châssis atypique de cette souris, les boutons sont placés de manière stratégique. On retrouve ainsi, en premier lieu,
les boutons disposés en arc de cercle autour du pouce, facilement accessibles et réactifs malgré une sensation un peu molle au clic. Comme indiqué précédemment,
les clics principaux sont relativement petits, mais suffisamment incurvés pour
garantir un confort appréciable. Ils offrent une réactivité exemplaire, avec une activation nette et audible.

En dehors des boutons situés sous la souris évoqués plus haut,
un nouveau concept fait son apparition : un bouton positionné sur la partie supérieure, entièrement configurable depuis le logiciel dédié. Ce dernier permet notamment d'effectuer rapidement des actions de correction, de traduction ou même de résumés à la volée grâce à
des solutions d'intelligence artificielle telles que ChatGPT ou Copilot de Microsoft, pour ne citer que ces exemples.
Toutefois, bien que pertinent dans le cadre d'une utilisation bureautique, ce bouton supérieur se révèle peu pratique à l'usage. Son placement en hauteur et sa forme relativement plate rendent son activation délicate, nécessitant une certaine agilité des doigts. De plus, certaines actions impliquent un appui prolongé,
ce qui limite encore davantage son confort lors d'une utilisation rapide.
Nous y reviendrons plus en détail dans la partie consacrée aux fonctionnalités, mais sachez dès maintenant que, malgré ses avantages théoriques, ce bouton risque d'être rapidement mis de côté en raison de son ergonomie perfectible.
Molette
Comme la plupart des périphériques de la marque, la molette est fabriquée en plastique et dispose d'un
revêtement en caoutchouc cranté à l'égal de sa rotation. Elle offre ainsi un défilement fluide et précis, permettant une préhension intuitive. Peu audible, même lors de rotations rapides ou prolongées, elle ne possède pas de clics latéraux, mais dispose d'un clic central bien marqué.
Enfin, malgré son orientation verticale, la molette reste idéalement positionnée, ce qui garantit une bonne prise en main et une utilisation confortable, sans compromettre sa précision.
Capteur
À nos yeux, voici probablement le principal point d'incohérence concernant cette souris. Bien que Razer affirme
toujours vouloir proposer à ses utilisateurs des périphériques « premium », il nous semble inutile d'équiper cette souris d'un capteur aussi performant que celui d'un modèle destiné à une utilisation compétitive, tant son usage principal est différent. Selon nous, choisir un capteur légèrement moins haut de gamme aurait permis de réduire le prix de vente sans pour autant aller à l'encontre des ambitions de performance affichées par le constructeur.
Ainsi, à la place du capteur optique Razer™ Focus Pro 35K de 2ᵉ génération,
c'est « seulement » la version 30K qui équipe la Pro Click V2. Encore une fois, en toute honnêteté, cela relève davantage de la démonstration technologique que d'une véritable nécessité pour les utilisateurs classiques.
Toutefois, précisons que le constructeur ne cumule pas les incohérences, et puisque même le meilleur des capteurs n'est rien sans un taux d'interrogation suffisant,
Razer se limite intelligemment à un polling rate maximal de 1000 Hz, ce qui, entre nous, est largement suffisant pour le public ciblé par ce produit.
Enfin, puisque l'objectif initial était bien d'allier l'utile à l'agréable en proposant un périphérique bureautique pouvant également s'adapter occasionnellement au gaming, nous avons testé cette souris sur divers jeux allant de simples jeux de plateforme aux FPS, en passant par les MOBA. Force est de constater que
la souris révèle son potentiel sur des titres qui ne nécessitent pas une précision extrême.
Ce constat ne résulte pas d'un défaut du capteur (très performant, comme évoqué précédemment), mais plutôt de son ergonomie peu adaptée aux réglages de sensibilité faibles, nous obligeant d'ailleurs à augmenter nos DPI pour éviter le fameux mouvement consistant à lever la souris pour la recentrer sur le tapis. En pratique,
elle excelle sur des titres comme Civilization ou même League of Legends, mais se montre beaucoup
moins convaincante sur des FPS tels que Apex Legends, Counter-Strike ou encore Fortnite.
Fonctionnalité IA
En dehors des nombreuses technologies embarquées dans le périphérique, une nouveauté particulièrement intéressante mérite d'être soulignée.
Initialement liée au bouton supérieur, elle permet désormais des interactions assistées par intelligence artificielle.
Razer ne propose pas de logiciel spécifique dédié à cette fonctionnalité, mais intègre un raccourci donnant directement accès à
des outils comme ChatGPT ou le Copilot de Microsoft. Conçu initialement pour la correction, la reformulation ou encore la synthèse de texte, ce raccourci offre l'avantage considérable de ne plus avoir à maintenir ouvert un logiciel ou une page séparée. À la place, une petite fenêtre contextuelle s'affiche directement avec le texte que vous aurez sélectionné au préalable.
Par défaut, cette fenêtre permet de
traiter du texte ou des images. De plus, le bouton lui-même propose
diverses alternatives pratiques selon vos besoins, telles que la gestion de votre musique ou encore l'ouverture rapide de pages spécifiques.
Lors d'une pression prolongée sur ce bouton, l'interface contextuelle permet également de modifier facilement différents réglages,
comme la longueur ou la tonalité du texte reformulé. Si cette innovation s'avère particulièrement pratique et séduisante sur le papier,
son principal défaut réside toutefois dans l'ergonomie du bouton lui-même, peu intuitive à l'usage.
Logiciel Razer Synapse
Comme de nombreux constructeurs,
Razer nous fait profiter d'un logiciel fourre-tout permettant, non seulement de régler nos périphériques, mais également avoir la main sur les composants de notre ordinateur. Si le
logiciel Razer Synapse est aussi complet qu'intuitif, nous déplorons
le besoin d'installer des logiciels annexes pour la gestion, par exemple, du RGB ou autre.
En outre, les encarts d'autopromotions ont la même taille que ceux de vos périphériques pouvant parfois mener à confusion. Notez toutefois que la nouvelle version du logiciel, sortie depuis peu, propose des onglets plus intuitifs ainsi qu'une plus grande gestion globale de nos périphériques.
Pour le reste, la souris dispose d'un panel de configuration assez intéressant allant de la gestion des DPI, notez qu'il est même possible de
totalement désactiver les niveaux de sensibilités pour n'en avoir qu'un, aux différents calibrages permettant de mieux appréhender la souris.
Autonomie
Il faut avouer qu'à la première recharge, nous avons trouvé
le processus relativement lent pour atteindre les 100 %. Toutefois, en examinant de plus près les caractéristiques techniques, ce point a rapidement trouvé une explication : la souris affiche une autonomie impressionnante d'environ 6 mois. Une durée exceptionnelle, particulièrement pour un périphérique intégrant un capteur performant et un éclairage RGB. Malgré notre test hebdomadaire, nous n'avons que très peu réussi à la faire sourciller, un excellent point pour une utilisation quotidienne prolongée et surtout répétée.
Évidemment, pousser les réglages au maximum peut réduire sensiblement cette autonomie,
mais celle-ci reste tout de même remarquable. Enfin, la souris optimise automatiquement sa consommation d'énergie en passant en veille selon un timing défini dans le logiciel Synapse.
commentaire (0)