DXRacer Craft KOI : test d'un fauteuil gaming aux finitions soignées
le 05 septembre 2025 à 13h00
Caractéristiques
- Taille recommandée : L pour les utilisateurs de moins de 180 cm, XL au-delà
- Charge maximale : environ 125 kg
- Revêtement : similicuir EPU, plus souple et plus durable que le PU classique
- Mousse : système CloudSense avec plusieurs couches dont une mousse à mémoire de forme
- Coussins : appui-tête magnétique avec mousse à mémoire de forme, soutien lombaire intégré réglable
- Dossier : inclinaison jusqu'à 135° et bascule de 15° avec verrouillage
- Accoudoirs : réglables en quatre dimensions
- Châssis et base : structure acier avec base aluminium
- Vérin : de classe 4, certifié pour supporter de fortes charges
- Roulettes : 60 mm en polyuréthane silencieuses
- Design : nous avons choisi la version broderie KOI
- Prix indicatif : environ 479 €
Une gamme bien établie
Présent depuis près de vingt ans dans l'univers des chaises gaming, DXRacer s'est d'abord fait connaître par son expérience dans les sièges automobiles avant de s'imposer comme une référence chez les joueurs. Le constructeur décline aujourd'hui plusieurs séries pensées pour répondre à différents usages et budgets, de l'entrée de gamme au très haut de gamme.- DXRacer Formula : gamme d'entrée, inspirée des premiers modèles de la marque. Elle met l'accent sur la simplicité et le confort de base. (dès 259 €)
- DXRacer Drifting : design plus profilé, dossier plus haut et assise ergonomique. Parfait pour un maintien renforcé. (environ 339 €)
- DXRacer Gladiator : une série intermédiaire avec accoudoirs 3D et un style distinctif « deux yeux ». (environ 329 €)
- DXRacer King : conçue pour les gabarits plus grands, cette gamme se distingue par sa robustesse et son assise large. (autour de 399 €)
- DXRacer Craft : le modèle que nous testons ici. Il mise sur des finitions premium, une mousse multicouche CloudSense et des broderies personnalisées comme l'édition KOI. (dès 449 €)
- DXRacer Master : positionnée sur le haut de gamme, elle intègre des matériaux plus durables et des mécanismes avancés, pensés aussi pour le télétravail. (environ 499 €)
- DXRacer Tank : une série XXL avec base de 63 cm et appui-tête magnétique, destinée aux très grands gabarits. (environ 599 €)
- DXRacer Martian : modèles innovants équipés d'un dossier électrique et d'un support lombaire à coussin d'air intelligent. (environ 599 €)
Contenu du carton
- Pièces du fauteuil Craft KOI
- Outils fournis (clé Allen double face, visserie triée)
- Appui-tête magnétique et soutien lombaire intégré
- Notice de montage
Unboxing
Dès l'ouverture, on découvre un emballage soigné, pensé pour protéger chaque élément du fauteuil. Les pièces sont bien séparées, ce qui facilite grandement le déballage. On retrouve même un carton dédié pour les roulettes, un autre pour les outils et un troisième pour le vérin. En clair, DXRacer montre ici son expérience en la matière.À noter que les accoudoirs sont déjà montés sur l'assise, et que toutes les vis sont préinstallées sur le fauteuil. Il faudra donc les retirer au fur et à mesure pour procéder à l'assemblage. De notre côté, on préfère généralement avoir toutes les pièces à portée de main dès le départ pour les monter étape par étape. Mais cette approche pourra plaire à ceux qui cherchent à éviter les erreurs de montage. Au moins, impossible de se tromper de vis ou de rondelle, puisqu'elles sont déjà en place là où elles doivent être fixées.
Enfin, le premier contact visuel est rassurant. L'ensemble paraît solide et bien fini, avec un emballage propre et protecteur pour chaque composant.
Montage
Le montage suit un schéma classique pour un fauteuil gaming. La notice est placée en évidence dès l'ouverture, difficile de passer à côté. Même si une grande partie des éléments, comme les accoudoirs, sont déjà fixés, ce qui fait gagner du temps, la notice reste utile. Elle propose des étapes simples et bien illustrées, avec des repères et encoches qui facilitent l'alignement des pièces.Le montage peut tout à fait se faire seul, à condition de rester vigilant sur le poids de l'ensemble, notamment lors de la fixation de l'assise. Cette étape peut être un peu délicate si vous n'avez pas l'habitude, mais les encoches prévues sur les différentes pièces permettent un positionnement précis et intuitif.
Un point particulièrement positif concerne les renforts plastiques latéraux, qui viennent couvrir les vis sur les côtés. Habituellement pénibles à fixer, notamment à cause du manque de visibilité ou de la difficulté à visser, DXRacer a ici opté pour une solution magnétique. Ces caches s'installent en un geste, sans contrainte mécanique, et tiennent solidement en place, même en cas de choc ou de mouvement brusque.
Enfin, le coussin repose-nuque bénéficie lui aussi d'un système aimanté efficace, avec une zone de placement plus large que sur la majorité des fauteuils testés. Il n'a pas de position fixe imposée, mais reste suffisamment stable pour s'adapter aux préférences de chacun. Certains points bénéficient d'une aimantation plus forte, logiquement placés, pour guider l'utilisateur sans le contraindre.
Design et finitions
Si l'on en croit le constructeur, l'édition KOI que nous avons testée se distingue par une broderie dense de plus de 260 000 points. Dès l'ouverture, sans même s'attarder sur les détails, l'ensemble paraît visuellement réussi et très qualitatif. Le design général attire l'œil, et les broderies sont particulièrement agréables à contempler. Une fois encore, DXRacer montre toute son expérience dans ce domaine.
Le revêtement utilisé ici est de type EPU. Il est censé être plus résistant que le PU classique tout en conservant un toucher souple. À l'usage, le revêtement donne une sensation presque « grasse » au toucher. Ce n'est pas un défaut, bien au contraire, puisque cela évite que le siège colle à la peau. Néanmoins, la sensation est un peu surprenante si vous êtes habitué à des finitions plus classiques.
Le revêtement offre aussi un léger effet brillant, qui ajoute un peu de charme et crée un contraste intéressant avec les broderies. Quant aux coutures repliées visibles sur l'assise, elles pourraient sembler peu élégantes au premier regard, mais elles s'intègrent finalement assez bien à l'ensemble.
Pour les plus attentifs, un petit détail peut tout de même interpeller. Sur les flancs, à la jonction entre l'assise et le dossier, certaines zones brodées présentent de légères vagues dans le revêtement. Comme si le cuir n'avait pas été parfaitement tendu. Ce défaut reste mineur, il ne gêne en rien l'utilisation normale et ne se remarque que si l'on s'en approche volontairement.
Enfin, comme à notre habitude, nous avons poussé l'examen jusqu'aux moindres détails. Peinture, assemblages, soudures... Tout est bien moulé, propre et net. La seule imperfection relevée concerne un petit éclat de peinture situé sous le siège, dans le bossage qui vient réceptionner le vérin. Invisible en situation, il n'impacte ni le confort ni la solidité du fauteuil.
Assise et dossier
L'assise repose sur une mousse multicouche appelée « CloudSense », intégrant notamment une couche à mémoire de forme. Concrètement, cela permet à la mousse de s'adapter à la morphologie de l'utilisateur et de réduire la pression sur les zones sensibles comme les cuisses ou les fessiers.Dès les premières secondes, on ressent que l'assise est très ferme. C'est particulièrement perceptible si on la compare à des modèles plus moelleux, comme le TC100 de chez Corsair. Ce ressenti dépendra des préférences de chacun, mais on profite ici d'un bon confort sans s'enfoncer, ni avoir l'impression de s'asseoir sur une surface trop rigide.
L'assise adopte une forme légèrement baquet, avec une transition fluide entre les flancs et la zone centrale. Cette conception évite les habituels creux où poussières et saletés ont tendance à s'accumuler. Le siège est plutôt large, avec une épaisseur généreuse, et peut même accueillir une position assise en tailleur selon le gabarit de l'utilisateur. Bien que ce modèle soit plus compact que d'autres fauteuils testés auparavant, il conserve des proportions suffisamment généreuses pour ne pas donner une sensation d'étroitesse, malgré son profil baquet.
Le dossier, quant à lui, peut s'incliner jusqu'à 135 degrés, ce qui permet de passer facilement d'une position droite à une posture plus détendue. Une bascule de 15 degrés est également disponible, avec un système de verrouillage. Pour être tout à fait honnête, beaucoup de sièges gaming proposent une inclinaison plus importante, parfois jusqu'à 180 degrés. Ce n'est pas essentiel en soi, car cette position à plat reste rarement utilisée, mais cela peut surprendre les habitués. En combinant l'inclinaison du dossier avec la bascule, on atteint tout de même une posture assez allongée, renforcée par le coussin fourni, toujours appréciable.
Enfin, le dossier embarque une molette de réglage lombaire qui permet d'ajuster la fermeté du soutien, voire de le faire totalement disparaître. Contrairement à d'autres modèles comme ceux de Razer ou Secretlab, il n'est pas possible ici de déplacer verticalement la zone ciblée. Cela dit, DXRacer s'en sort plutôt bien sur ce point. En restreignant les réglages, le constructeur a pu concevoir un soutien fixe mais bien positionné, en prenant en compte les habitudes sédentaires et le besoin de confort pour les longues sessions assises.
Accoudoirs
Vous le savez, nous apprécions particulièrement les accoudoirs proposés par Secretlab. En plus d'offrir un vrai confort au quotidien, ils sont aimantés, remplaçables, parfois disponibles avec différentes textures, et leur épaisseur contribue à un bon maintien. À nos yeux, ils représentent un standard élevé qui participe pleinement à l'ergonomie d'un fauteuil.Sur ce modèle, les accoudoirs sont dits « 4D », ce qui signifie qu'ils peuvent être réglés en hauteur, avancés ou reculés, déplacés latéralement et pivotés. L'objectif est simple : permettre d'aligner les bras avec un bureau ou une manette afin de limiter la fatigue musculaire sur les longues sessions.
Les réglages sont faciles d'accès et s'ajustent sans effort. Toutefois, on aurait apprécié un peu plus d'amorti sur la surface, ainsi que la possibilité de les remplacer si besoin. Deux détails qui, sans être rédhibitoires, auraient permis d'atteindre un niveau de finition encore plus poussé.
Réglages et ergonomie
Nous ne reviendrons pas ici sur le réglage lombaire, déjà détaillé dans la section dédiée au dossier et à l'assise.Comme la majorité des fauteuils haut de gamme, le Craft KOI permet d'ajuster sa hauteur grâce à un vérin à gaz et de profiter d'un système de bascule. Le vérin utilisé ici est certifié « classe 4 », ce qui correspond à la norme la plus fiable dans cette catégorie. Cela garantit une bonne résistance à la pression, même en cas de charges importantes, et une durabilité renforcée dans le temps.
À l'usage, l'amorti est immédiatement perceptible. L'assise se montre confortable, notamment au moment de s'installer. Les manettes de réglage sont faciles à manipuler, réactives, et bien placées. On aurait simplement apprécié que les fonctions soient gravées ou indiquées directement sur les leviers, pour éviter les hésitations au début.
Châssis, vérin et roulettes
Le châssis en acier et la base en aluminium offrent une bonne rigidité, avec une répartition du poids bien équilibrée. Les roulettes de 60 mm en polyuréthane glissent sans difficulté sur les sols durs, tout en restant silencieuses et en limitant les risques de rayures.Rien de particulier à signaler sur ce point, si ce n'est que les roulettes ne disposent pas de système de frein. Cela dit, leur glisse reste suffisamment maîtrisée pour éviter les déplacements involontaires dans la pièce. Aucun bruit parasite ni couinement n'a été relevé lors de nos tests.
Lors de l'utilisation
Voici la partie qui vous intéressera sans doute le plus. Il faut d'abord savoir que le Craft KOI a été pensé pour accompagner de longues sessions. La combinaison entre la mousse à mémoire de forme, l'appui-tête magnétique et le soutien lombaire intégré vise à limiter les douleurs, même après plusieurs heures passées assis.Comme mentionné précédemment, nous avons été surpris au départ par la fermeté de l'assise, ainsi que par la compacité du siège. Cela dit, malgré ses dimensions plus contenues que d'autres modèles, il reste parfaitement adapté à des gabarits variés.
À l'usage, le fauteuil remplit bien sa mission. Les manettes sont faciles à atteindre, les déplacements sont fluides sans être incontrôlables, et le fauteuil glisse sans bruit sur les surfaces dures. Aucun grincement ou son parasite n'est venu perturber nos tests.
L'assise baquet soutient les épaules sans jamais compresser, et le coussin de tête mérite d'être salué une nouvelle fois. Il offre l'un des meilleurs conforts que nous ayons testés à ce jour, avec un maintien souple mais précis.
Enfin, au-delà du confort, il faut aussi souligner l'aspect esthétique. Le modèle KOI est tout simplement superbe. Son design soigné s'intègre facilement dans n'importe quel setup sans le dénaturer, ce qui en fait un fauteuil aussi agréable à regarder qu'à utiliser.
Le test des chats
Comme souvent avec ce type de produit, le carton d'emballage s'est vite transformé en terrain de jeu pour nos chats. Le similicuir présente l'avantage de retenir moins de poils qu'un revêtement en tissu, ce qui facilite l'entretien. En revanche, il reste plus sensible aux griffures.Même si nos chats ne se sont pas amusés à le mettre à mal, on se souvient encore de certains chatons qui allaient jusqu'à ronger les accoudoirs, les mettant complètement à nu. Ici, le fauteuil n'est clairement pas passé inaperçu à leurs yeux, mais il a su résister. On peut donc considérer que le pari est réussi.
Tout n’est pas parfait, avec quelques détails de finition visibles et des accoudoirs qui manquent légèrement d’amorti, mais l’ensemble reste solide, pratique et bien pensé. Le Craft KOI s’adresse à ceux qui recherchent un fauteuil durable et élégant, capable de s’intégrer aussi bien dans un setup gaming que dans un bureau professionnel.
- +Design élégant et finitions brodées réussies
- +Matériaux robustes et confort global convaincant
- +Appui-tête magnétique pratique et confortable
- +Soutien lombaire intégré efficace
- +Montage simple avec ajustements bien pensés
- +Bon rapport qualité/prix
- -Assise ferme qui ne plaira pas à tout le monde
- -Minimes défauts de finition visibles
- -Inclinaison limitée face à certains concurrents































































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