Schedule 1, succès surprise de Steam, pourrait voir son ascension brutalement stoppée par une enquête juridique. En cause, une ressemblance troublante avec une franchise concurrente.
Mise à jour du
08/04/2025
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Movie Games, l'éditeur de Drug Dealer Simulator, a précisé à GAMEWAVE qu'il n'y a aucune poursuite judiciaire en cours ni volonté d'empêcher TVGS de vendre ou développer son jeu. L'éditeur mène seulement une enquête sur les similitudes entre les jeux, suite à une analyse juridique préliminaire évoquant un possible problème de droits d'auteur. Cette démarche était nécessaire en raison des commentaires répétés sur ces ressemblances et pour respecter les obligations légales liées à sa cotation boursière. Ces informations ont été publiées uniquement via le système boursier ESPI, mais certaines sources médiatiques ont incorrectement évoqué une poursuite judiciaire. Byterunners, développeur de Drug Dealer Simulator, n'est en aucun cas impliqué dans cette démarche.
Depuis sa sortie, le jeu indépendant Schedule 1 fascine les joueurs et caracole en tête des classements Steam, atteignant même un pic impressionnant à plus de 400 000 joueurs simultanés. Son concept ? Vivre virtuellement la vie dangereuse et exaltante d'un trafiquant de drogue. Un thème audacieux, certes, mais qui séduit en masse. Pourtant, le ciel jusqu'ici radieux pourrait rapidement s'assombrir.
Movie Games S.A. accuse Schedule 1 de copier Drug Dealer Simulator
Capture d'écran de Drug Dealer Simulator. À l'origine du litige se trouve Movie Games S.A., éditeur polonais reconnu pour ses jeux populaires Drug Dealer Simulator 1 et Drug Dealer Simulator 2. Ces deux titres avaient déjà attiré une large communauté grâce à une approche très réaliste du monde du trafic de drogue virtuel.
Mais le 3 avril dernier, l'entreprise a officiellement exigé l'ouverture d'une enquête concernant Schedule 1. Selon un document publié sur le site spécialisé Papbiznes, l'éditeur polonais considère que le nouveau titre enfreint potentiellement ses droits de propriété intellectuelle, tout en évoquant un acte de concurrence déloyale.
Quels éléments précis sont concernés par l'enquête ?
Les accusations se concentrent sur plusieurs aspects très précis du jeu, notamment :
La trame scénaristique, jugée trop semblable à celle des titres de Movie Games S.A.
Les mécaniques de gameplay, considérées comme une copie directe.
L'interface utilisateur (UI), dont l'ergonomie et le design seraient fortement inspirés des titres précédents.
Le document officiel publié par Movie Games précise explicitement que l'investigation repose sur une « analyse comparative » entre Drug Dealer Simulator (1 & 2) et Schedule 1. Une méthodologie rigoureuse qui laisse entendre que l'affaire pourrait aller loin.
Les risques pour Schedule 1 et ses développeurs
Les conséquences de cette procédure pourraient être lourdes pour les développeurs de Schedule 1. Si la violation de propriété intellectuelle venait à être confirmée, plusieurs scénarios sont envisageables :
Obligation de modifier profondément certains éléments clés du jeu.
Suspension temporaire, voire définitive, du jeu sur la plateforme Steam.
Dédommagements financiers conséquents en faveur de Movie Games S.A.
Une situation qui rappelle fortement les précédents célèbres de Nintendo, connu pour ses actions juridiques implacables contre les titres jugés trop proches de ses franchises, comme ce fut récemment le cas avec le jeu Palworld.
Quelle suite envisager pour cette affaire ?
Néanmoins cette affaire ne devrait pas aller aussi loin que pour Palworld, étant donné que le plagia n'est pas facile à prouver, et que Schedule 1 ne ressemble pas vraiment à Drug Dealer Simulator.
Il peut s'agir ici d'un coup marketing, puisqu'en lançant cette affaire, le studio met en avant sa licence, bien que le moyen utilisé ternisse l'image, mais aussi de la jalousie, puisque Schedule 1 est un véritable succès, et a regroupé un nombre de joueurs que Drug Dealer Simulator n'a jamais réussi à atteindre. Réponse dans les prochains mois, mais en attendant, vous pouvez toujours profiter de Schedule 1, qui s'avère très chronophage.
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