Schedule 1 a failli devenir une simple simulation agricole à la Stardew Valley

Corentin Rimbert Publié par Corentin Rimbert
le 28 novembre 2025 à 15h12
Imaginez un instant que votre simulateur de trafic de drogue préféré se transforme en jeu de ferme paisible. C'est exactement le plan de secours qu'avait prévu le créateur de Schedule 1 si Steam avait refusé son titre controversé. Une anecdote surprenante qui témoigne des risques du développement indé.
Schedule 1 a failli devenir une simple simulation agricole à la Stardew Valley
C'est l'une des belles surprises de la scène indépendante cette année. Schedule I, une simulation de vie qui vous place aux commandes d'un empire de la drogue, a su conquérir un public avide de gestion et de frissons. Pourtant, l'histoire aurait pu être radicalement différente. Tyler, le créateur du jeu, a récemment révélé que l'existence même du titre sous sa forme actuelle ne tenait qu'à un fil, suspendue aux règles parfois opaques de validation de la plateforme de Valve.

Un plan B radical pour éviter la censure

Il faut dire que le sujet est sensible puisque nous parlons d'un jeu où le but est de fabriquer de la méthamphétamine, cultiver du cannabis et gérer un réseau criminel, qui ne sont pas des thématiques anodines. Conscient que Steam pouvait refuser la mise en vente de son œuvre à cause de son contenu explicite, le développeur avait élaboré une stratégie de repli pour le moins inattendue, tout transformer en jeu de ferme.

Lors d'une interview accordée à nos confrères de GamesRadar, Tyler explique cette démarche pragmatique :
Tôt durant le développement, j'avais un plan : si Steam ne voulait pas le prendre pour une raison quelconque, je pouvais simplement le transformer en jeu de ferme. Il suffisait d'enlever tout ce qui concernait la drogue et d'en faire un jeu agricole. Mais heureusement, tout s'est bien passé.
Cette déclaration souligne la précarité des studios indépendants face aux géants de la distribution. Si la mécanique de jeu reste la même, planter, récolter, vendre, le contexte narratif change tout l'intérêt du titre. Heureusement pour les joueurs, la version originale a été validée.


Des frictions à l'international

Si Steam a ouvert ses portes, d'autres marchés se sont montrés beaucoup plus réticents. Le thème du jeu, qui n'est pas sans rappeler l'ambiance de la série culte Breaking Bad, a provoqué des remous, notamment en Australie, pays natal du développeur, réputé pour sa sévérité en matière de classification des jeux vidéo.

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Le créateur se souvient de cette période incertaine. « Nous avons été effectivement bannis en Australie, ce qui craignait un peu, mais nous avons fini par l'obtenir là-ba. », explique-t-il.

Aujourd'hui, Schedule 1 continue son chemin en accès anticipé. Le titre s'étoffe régulièrement, avec l'ajout récent des guerres de cartels et des champignons, et implique sa communauté via des votes pour les futures fonctionnalités. Une nouvelle mise à jour, initialement prévue pour Halloween, vient d'ailleurs d'être publiée, ajoutant tout un pan de gameplay.

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Il est actuellement disponible sur Steam en accès anticipé, et un portage sur PlayStation et Xbox est envisageable. Il n'y aura cependant rien sur mobile. Vous pouvez aussi le récupérer à moindre coût grâce à notre partenaire Instant Gaming qui vous le propose pour 17,84 € au lieu de 20 €, soit 9 % de réduction.

commentaire (1)

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Whaaaaat (invité) Le 28/11/2025 à 17:42

Pour être radical, c'est radical! mdr