Pokémon Pokopia : le DLC Fonds-Bulleux vaut-il vraiment le coup ? Notre avis
le 20 août 2026 à 09h00
Cinq mois après la sortie de Pokémon Pokopia, le jeu vient de recevoir sa plus grosse mise à jour depuis son lancement. Le 5 août 2026, deux nouveautés sont arrivées en même temps, mais il faut bien les distinguer. D'un côté, la mise à jour 2.0.0, gratuite pour tous les joueurs, et de l'autre Fonds-Bulleux, la première des trois vagues du pass d'extension payant.
Chargement du sondage...
0 votantAprès déjà d'innombrables heures passées sur Pokopia, nous avions hâte de découvrir ce que cette mise à jour et cette première extension avaient à offrir. Voici donc notre avis, sans détour. À noter également qu'un événement temporaire estival est actuellement disponible et permet de débloquer de nouveaux objets pendant une durée limitée, mais aussi de faire venir Barpau et Milobellus sur votre île. Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver toutes les informations dans notre article dédié à l'événement estival.
La Plongée, la vraie star de la mise à jour gratuite
La première chose à retenir de cette mise à jour 2.0.0, c'est que la Plongée est accessible à tous les joueurs, même sans acheter Fonds-Bulleux. Il suffit de terminer la requête « Un environnement plus agréable » à Grisemer pour débloquer cette nouvelle capacité et enfin pouvoir explorer les fonds marins sans devoir remonter à la surface toutes les quelques secondes.
Et surtout, la Plongée ne se limite pas à la nouvelle zone de l'extension. Elle permet de nager sous l'eau dans les différents biomes du jeu, de récupérer plus facilement les ressources aquatiques et même de construire sous la surface. C'est donc une véritable évolution de l'exploration dans Pokémon Pokopia, y compris pour ceux qui ne comptent pas acheter le pass d'extension.
La mise à jour ajoute également un Dispositif de stockage partagé, particulièrement pratique après plusieurs dizaines d'heures passées à accumuler des ressources. Il ne s'agit toutefois pas d'une nouvelle fonction directement intégrée à l'inventaire. Il faut fabriquer ce dispositif, dont le plan peut être acheté au terminal d'un Centre Pokémon une fois que Ville-Nouvelle a suffisamment évolué. Quelques exemplaires peuvent également être récupérés directement dans la nouvelle ville sous-marine. Une fois installé, il permet d'accéder au même stock depuis les différents dispositifs de stockage partagé, ce qui évite une bonne partie des allers-retours pour récupérer ses matériaux.
Plusieurs autres ajustements améliorent aussi le confort général, parfois de manière très simple, mais particulièrement bienvenue. Il est désormais possible de déplacer plusieurs objets à la fois entre son inventaire et les coffres, de supprimer plus facilement ceux dont on ne veut plus ou encore d'ajuster avec davantage de précision le placement de certains éléments de construction. Le craft profite également de quelques améliorations, notamment avec l'utilisation prioritaire des matériaux présents dans le coffre situé à proximité de l'établi. Enfin, plusieurs éléments peuvent désormais être davantage personnalisés.
Ces changements ne bouleversent évidemment pas l'expérience, mais ils réduisent plusieurs petites frustrations qui pouvaient finir par peser après de nombreuses heures de jeu. La mise à jour 2.0.0 améliore donc réellement le confort de Pokopia sans réserver toutes ses nouveautés aux acheteurs du pass d'extension.
Fonds-Bulleux mise sur une grande zone et la verticalité
Pour profiter du véritable contenu de l'extension, il faut en revanche passer à la caisse. Fonds-Bulleux propose une nouvelle zone particulièrement vaste, sans doute l'une des plus grandes du jeu à ce jour, surtout lorsque l'on prend en compte toutes les possibilités qu'elle offre. Sa principale force réside toutefois dans sa verticalité. Les zones de Pokopia sont déjà très permissives, mais la possibilité de nager librement permet ici de multiplier les espaces explorables et aménageables sur une même carte. La surface, les fonds marins et les profondeurs s'imbriquent ainsi naturellement pour donner une zone qui paraît bien plus imposante qu'un simple nouveau biome.
Cette organisation se ressent particulièrement lorsqu'on descend progressivement vers les abysses. Après les espaces en surface et les différentes poches d'air, on finit par atteindre une zone plongée dans l'obscurité, éclairée uniquement par de nombreux coraux lumineux. En plus d'être particulièrement réussie visuellement, cette succession d'environnements donne une vraie raison d'explorer chaque recoin, puisque les ressources, les Pokémon et les possibilités de construction sont répartis à différents niveaux.
C'est justement là que Fonds-Bulleux trouve son intérêt. La nouvelle zone ne sert pas uniquement à exploiter la Plongée, elle possède son propre contenu, avec une cinquantaine de nouveaux Pokémon, plusieurs dizaines d'habitats à construire et de nouvelles ressources à récupérer. Les différents éléments liés aux coraux viennent notamment enrichir les possibilités d'aménagement et renforcent l'identité sous-marine de la zone. À mesure que l'on explore et que l'on débloque de nouveaux habitats, on récupère donc aussi de quoi enrichir ses constructions et donner une véritable utilité aux ressources découvertes sous l'eau.
L'extension reste ainsi fidèle à la logique de Pokémon Pokopia, où l'exploration, la collecte et la construction fonctionnent constamment ensemble. Fonds-Bulleux ne se contente donc pas d'ajouter un décor sous-marin, il propose un nouvel espace qui s'intègre réellement à la boucle de jeu, tout en lui donnant une dimension supplémentaire grâce à sa structure verticale.
Une formule connue, mais des idées bien pensées
Dans les faits, Fonds-Bulleux ne bouleverse pas la formule de Pokémon Pokopia. On arrive dans une ville (que les fans reconnaitront aisément) marquée par le temps, on aide les Pokémon du secteur, on débloque de nouveaux habitats et des ruines sont déjà disponibles pour nous guider. Le principe reste donc très proche de celui du jeu de base, mais c'est aussi ce qui permet à l'extension de conserver immédiatement l'identité de Pokopia.
Quelques nouveautés viennent tout de même enrichir cette formule. Les blocs flottants, notamment, peuvent être positionnés presque n'importe où pour construire des plateformes en pleine mer et agrandir l'espace disponible. De leur côté, les Pokémon capables d'arroser peuvent désormais lancer des bulles d'eau, une mécanique que l'on pouvait déjà observer dans la vase de Grisemer, mais qui permet ici d'arroser et de fertiliser sous l'eau des plantes habituellement réservées à la surface. Il devient ainsi possible de cultiver directement sous l'eau.
Le DLC ajoute également de nouvelles recettes, des éléments de décoration et une nouvelle peluche permettant notamment d'accéder à une Île-Rêve supplémentaire. Ces ajouts restent dans la continuité du jeu de base et ne cherchent jamais à transformer complètement la formule. C'est finalement ce qui permet à Fonds-Bulleux de s'intégrer aussi naturellement à l'expérience, tout en apportant suffisamment de nouveautés pour donner envie de repartir explorer.
Une verticalité bienvenue, mais des travaux toujours aussi longs
Cette nouvelle zone permet surtout à Pokémon Pokopia d'exploiter davantage la verticalité. Les blocs flottants offrent de nouvelles possibilités de construction et la Plongée permet enfin de travailler sous l'eau. Avec plusieurs niveaux à explorer et à aménager, les possibilités sont donc plus nombreuses, mais cela signifie aussi qu'il faut souvent casser beaucoup de blocs avant de pouvoir réellement façonner son environnement.
Heureusement, plusieurs outils viennent faciliter ces travaux. La forme Magnéti, par exemple, permet de déplacer plus facilement certains éléments et propose des fonctions particulièrement pratiques, comme le remplacement de blocs sur une ligne. De son côté, Surf avec Lokhlass apporte une vraie amélioration pour les travaux sous-marins. Il permet de se déplacer rapidement, de rester sur place et surtout de casser plusieurs blocs à la fois, avec des zones pouvant atteindre 2 x 2 ou 4 x 4 blocs, voire jusqu'à 6 x 2 ou 6 x 4 blocs en hauteur selon l'angle. Toutes les formes de Métamorph disposent également désormais d'une capacité d'aspiration, permettant de récupérer les blocs cassés sans avoir à se déplacer jusqu'à chacun d'entre eux.
Ces outils rendent donc la construction plus confortable, mais ils montrent aussi rapidement leurs limites. Lokhlass ne peut être utilisé que sous l'eau, tandis que Magnéti et Gravalanch restent parfois peu pratiques lorsqu'il faut s'attaquer à des chantiers importants. On aurait ainsi aimé disposer d'une véritable fonction de terraformation, aussi bien sur terre que sous l'eau, pour accélérer certains travaux sans automatiser complètement la construction.
Magnéti aurait d'ailleurs pu être une excellente base pour ce type de fonctionnalité. Puisqu'il permet déjà de remplacer plusieurs blocs sur une même ligne, lui donner une fonction équivalente pour en retirer aurait permis de gagner énormément de temps tout en conservant la logique du jeu. Cela aurait été particulièrement pertinent dans une zone aussi verticale que Fonds-Bulleux, où les travaux peuvent rapidement prendre de l'ampleur.
Pour autant, à l'instar d'Animal Crossing, cette lenteur fait aussi partie de l'identité de Pokémon Pokopia. Le jeu nous demande de prendre le temps de modifier notre environnement, bloc après bloc, et Fonds-Bulleux conserve cette approche malgré ses nouveaux outils. C'est agréable lorsqu'on veut prendre son temps pour aménager son île, mais cela peut aussi devenir frustrant lorsque l'on souhaite simplement réaliser un gros chantier. L'extension améliore donc bien les possibilités de construction, sans réellement résoudre l'un des principaux défauts de la formule.
Pour autant, Fonds-Bulleux remplit plutôt bien son rôle de première extension. Sa nouvelle zone se montre vaste, particulièrement verticale et suffisamment riche en Pokémon, habitats, ressources et activités pour donner envie de repartir à l'exploration. Surtout, elle prolonge efficacement l'expérience de Pokémon Pokopia sans chercher à bouleverser une formule qui fonctionne déjà.
C'est aussi là que se trouve sa principale limite. Fonds-Bulleux enrichit les possibilités d'exploration et de construction davantage qu'il ne les révolutionne. Les nouveaux outils rendent certains travaux plus agréables, mais les gros chantiers restent parfois inutilement longs, alors même que la verticalité de cette nouvelle zone aurait pu être l'occasion d'introduire une véritable fonction de terraformation.
Si vous avez encore envie de passer du temps sur l'île, de construire et d'explorer, le contenu proposé est suffisamment conséquent pour rendre le pass intéressant, d'autant qu'il ne s'agit que de la première étape de celui-ci. En revanche, si vous espériez une évolution profonde de la formule ou un véritable bond en avant du côté de la construction, cette première phase risque de vous laisser sur votre faim.
Au final, Fonds-Bulleux est une extension fidèle à l'esprit de Pokémon Pokopia, qui l'enrichit sans le dénaturer. Une qualité pour celles et ceux qui avaient apprécié le jeu de base, mais qui montre aussi que les développeurs restent volontairement attachés à une formule dont certaines limites commencent désormais à se faire sentir.







commentaire (0)