D'après une étude, les mods inciteraient à devenir un criminel...

Florian Lelong Publié par Florian Lelong
le 25 avril 2017 à 02h30
Apparemment, aucune des personnes de l'Agence Nationale pour la Criminalité du Royaume-Uni n'a joué à un titre sur PC au cours des deux dernières décennies, sinon, il serait bien difficile d'expliquer la nature et les propos de leur récent rapport.
D'après une étude, les mods inciteraient à devenir un criminel...
Selon la NCA (National Crime Agency), il existerait un lien direct entre le développement des mods de jeu et la cybercriminalité.
Les sites internet de jeux vidéo pourraient engendrer une nouvelle génération de cybercriminels, selon de nouvelles recherches qui prétendent que les jeunes sont endoctrinés à pirater par le biais de pages internet gratuites et facilement accessibles.

Les sites internet et les forums qui fournissent des codes de triche ou des modifications pour les jeux vidéo permettent aux jeunes de développer leurs compétences criminelles de plus en plus facilement et sont plus enclins à devenir des pirates.

- Rapport de la NCA.
Évidemment, la partie concernant le développement de programmes et logiciels de triche pourrait être considérée comme un crime, surtout si nous nous référons à l'actualité récente de Blizzard qui avait poursuivi le site allemand Bossland. Pour rappeler les faits, Bossland est un site proposant des bots sur différents jeux afin de tricher, moyennant une somme de quelques dizaines d'euros. World of Warcraft, Diablo 3 et Hearthstone étaient notamment présents dans la liste des jeux où de la triche était proposée. Le géant américain a donc réclamé quelques millions de dollars de dommages et intérêts à la société allemande pour les nombreuses infractions et violations de droits d'auteurs sur ses jeux.

Cependant, il est assez difficile de comprendre le lien entre le modding et les actes criminels. Surtout que les mods sont devenus relativement populaires au cours des dernières années, que ce soit les mods proposant des graphismes améliorés et élevés notamment pour Skyrim ou les nombreux mods rajoutant du contenu pour StarCraft. La seule chose que nous pourrions reprocher aux mods, se sont les éventuelles addictions que cela pourraient causer. Nous pouvons prendre comme exemple la création du mod DOTA sur WarCraft III qui a donné naissance à un nouveau genre de jeu extrêmement populaire...

Le rapport de la NCA est basé sur les conversation entre leurs chercheurs et des jeunes incriminés. Ce que les chercheurs en ont conclu, c'est que ces jeunes cybercriminels sont motivés par le challenge et le besoin de se prouver devant leurs camarades.

Il est difficile de nier que certaines ressources sont difficiles à trouver. Les didacticiels à l'initiation des chevaux de Troie, à l'attaque par déni de service (DDoS) ou encore les logiciels malveillants sont de plus en plus accessibles et ouvrent malencontreusement la porte à de nouveaux cybercriminels sans réelles compétences particulières.

Il ne faut pas forcément voir le mal partout et se dire qu'il est possible que ces jeunes arrivent à développer leurs capacités pour des causes justes. Les possibilités d'emploi dans le monde des jeux vidéo ou même dans l'industrie numérique sont nombreuses, permettant à ces jeunes de s'accomplir et de trouver le respect qu'ils recherchent. Il y aurait beaucoup plus d'anecdotes sur le modding menant à une expérience positive et professionnelle que du côté obscur de la cybercriminalité.

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