SanDisk Extreme PRO SDXC UHS-II : quelle carte SD choisir pour la photo et la vidéo ?
le 19 septembre 2026 à 15h00
Pour améliorer la qualité de nos contenus et gagner en efficacité lors de nos déplacements sur les salons et conventions, nous avons récemment fait évoluer notre matériel photo en passant d'un Sony Alpha 5100 à un Sony Alpha 6700.
Ce changement nous a également amenés à revoir un élément que l'on oublie parfois lorsque l'on renouvelle son appareil photo : la carte mémoire. Équipés jusqu'ici d'une carte SanDisk au format UHS-I, nous voulions profiter des nouvelles capacités de notre boîtier pour disposer d'un stockage plus rapide et mieux adapté à notre utilisation. Satisfaits de notre précédente carte, nous nous sommes naturellement tournés vers SanDisk, qui nous a permis de tester une SanDisk Extreme PRO SDXC UHS-II V90 de 64 Go, notamment utilisée lors de notre couverture de la BlizzCon 2026.
L'occasion de revenir sur les principales différences entre les cartes SD, mais surtout de voir si une carte aussi rapide est réellement nécessaire pour notre utilisation.
UHS-I ou UHS-II, quelle différence ?
Lorsqu'on cherche une carte SD, les mentions UHS-I et UHS-II apparaissent rapidement. Pourtant, leur différence n'est pas forcément évidente au premier regard.
Pour faire simple, il s'agit de la technologie utilisée pour permettre à la carte de communiquer avec l'appareil. Une carte UHS-II dispose notamment d'une seconde rangée de contacts, ce qui lui permet d'atteindre des débits supérieurs à ceux des cartes UHS-I lorsque l'appareil et le lecteur sont compatibles.
Cette différence n'est toutefois pas indispensable pour tout le monde. Pour quelques photos occasionnelles en JPEG, une bonne carte UHS-I peut parfaitement faire l'affaire. La situation change davantage lorsque l'on utilise un appareil capable de prendre des photos en RAW, que l'on enchaîne les prises de vue en rafale ou que l'on souhaite enregistrer des vidéos avec un débit important.
Encore faut-il que l'appareil puisse exploiter cette interface. C'est le cas du Sony Alpha 6700, qui prend en charge les cartes SD compatibles UHS-I et UHS-II.
V30, V60, V90 : quelle carte pour filmer ?
L'autre indication importante que l'on retrouve sur les cartes SD est la classe de vitesse vidéo (Video Speed Class), reconnaissable aux mentions V30, V60 ou V90.
Ces certifications indiquent une vitesse minimale d'écriture soutenue :
- V30 : 30 Mo/s minimum
- V60 : 60 Mo/s minimum
- V90 : 90 Mo/s minimum
Cette distinction devient particulièrement importante en vidéo, puisque l'appareil doit écrire en continu une quantité importante de données sur la carte.
Avec le Sony Alpha 6700, une carte V60 suffit notamment pour les formats XAVC S 4K et XAVC HS 4K jusqu'à 280 Mb/s. Notez, pour complexifier inutilement la chose, que cette valeur est exprimée en mégabits par seconde (Mb/s), tandis que les débits des cartes mémoire sont généralement indiqués en mégaoctets par seconde (Mo/s). À titre d'information, un octet correspondant à 8 bits, 280 Mb/s représentent donc environ 35 Mo/s. La certification V60, qui garantit au minimum 60 Mo/s en écriture soutenue, offre ainsi une marge suffisante pour ce type d'enregistrement. En revanche, le XAVC S-I 4K à 600 Mb/s, soit environ 75 Mo/s, nécessite une carte V90.
Il n'est donc pas forcément utile d'acheter une V90 si l'on n'utilise jamais les formats qui l'exigent. Le choix doit surtout dépendre de l'appareil et de la manière dont on compte l'utiliser.
Quelle capacité choisir ?
Une fois la vitesse déterminée, il ne reste plus qu'à répondre à une question simple, celle de la capacité de stockage réellement nécessaire.
Pour une utilisation occasionnelle en photo, 64 Go peuvent déjà offrir une capacité confortable. Les fichiers RAW prennent davantage de place que les JPEG, tandis que la vidéo peut rapidement faire grimper le volume de données.
Alors que nous n'étions pas forcément convaincus par cette capacité de 64 Go, la SanDisk s'est finalement montrée suffisante pour plusieurs jours d'utilisation intensive. Nous l'avons notamment utilisée comme seul support de stockage principal dans notre Alpha 6700 pendant la BlizzCon 2026. Malgré plus de 300 photos réalisées sur place, nous n'avons rencontré ni problème de capacité, ni ralentissement, ni message d'erreur. Une carte de 128 Go nous accompagnait bien en secours, mais nous n'avons finalement jamais eu besoin de la remplacer.
Pour une utilisation principalement vidéo ou lorsqu'il est nécessaire de conserver plusieurs jours de prises de vue sans transférer les fichiers, 128 Go ou 256 Go peuvent évidemment apporter davantage de confort. Pour notre utilisation photo, les 64 Go se sont toutefois révélés largement suffisants.
Pourquoi avoir choisi la SanDisk Extreme PRO UHS-II V90 ?
Dans notre cas, le passage à l'Alpha 6700 nous a surtout permis de faire évoluer notre façon de travailler lors des tests, mais également des salons et événements que nous couvrons. Notre utilisation reste principalement photographique, avec des fichiers RAW (comprenez les fichiers photos bruts) et des prises de vue en rafale, tandis que la vidéo occupe une place plus secondaire.
C'est dans ce contexte que nous avons choisi la SanDisk Extreme PRO SDXC UHS-II V90. Dans sa version 64 Go, la carte exploite l'interface UHS-II et affiche une vitesse annoncée allant jusqu'à 300 Mo/s en lecture et 260 Mo/s en écriture. Elle bénéficie également de la certification V90, qui garantit une vitesse d'écriture soutenue minimale de 90 Mo/s pour les usages vidéo compatibles.
SanDisk annonce également une conception résistante à différentes conditions d'utilisation, avec notamment une résistance à l'eau et à la poussière certifiée IP68 ainsi qu'une résistance aux chutes jusqu'à 6 mètres selon les conditions de test du fabricant. Sur le papier, elle dispose donc d'une marge confortable pour accompagner notre appareil, mais ces chiffres ne suffisent pas forcément à justifier son prix.
La question était donc surtout de savoir si cette marge se ressentait réellement au quotidien. Nous l'avons utilisée pendant plusieurs jours, notamment lors de la BlizzCon 2026, avec l'Alpha 6700. Plus de 300 photos ont ainsi été réalisées avec cette seule carte, sans ralentissement, message d'erreur ou nécessité de changer de support en cours de journée.
Pour transférer les fichiers, nous sommes ensuite passés par Adobe Bridge et un lecteur de cartes SD externe Beikell B6310. Ce dernier étant limité à l'UHS-I, nous n'avons en revanche pas cherché à mesurer les performances maximales de la carte en transfert. Notre expérience ne constitue donc pas un benchmark, mais plutôt un retour sur son utilisation réelle avec notre appareil.
Une carte mise à l'épreuve à la BlizzCon
La BlizzCon 2026 aura finalement constitué un bon test grandeur nature pour cette carte. Pendant plusieurs jours, notre Sony Alpha 6700 nous a accompagné dans les différents espaces de la convention, avec un rythme de prise de vue bien plus soutenu qu'au quotidien.
Malgré cette utilisation intensive, la SanDisk Extreme PRO 64 Go a largement suffi. Nous n'avons pas eu besoin de sortir notre carte de secours et aucun ralentissement n'est venu perturber nos prises de vue. Nous n'avons toutefois pas exploité ses capacités en vidéo, puisque nous n'avons finalement pas réalisé de séquences avec l'Alpha 6700 pendant la convention.
Pour la photographie, y compris dans le cadre d'un événement particulièrement dense, la carte n'a donc jamais constitué un facteur limitant.
Une carte probablement plus performante que nécessaire ?
C'est finalement le principal enseignement que nous retenons de cette expérience. La SanDisk Extreme PRO SDXC UHS-II V90 est une carte très performante, mais notre utilisation actuelle ne permet probablement pas d'exploiter toute cette marge.
Pour quelqu'un qui photographie principalement en JPEG, réalise peu de rafales et ne filme quasiment jamais, une carte UHS-I moins chère peut parfaitement convenir. Même avec un Alpha 6700, une UHS-II V90 n'est donc pas systématiquement indispensable. Son intérêt devient surtout évident lorsque l'on souhaite multiplier les prises de vue en rafale, profiter de transferts plus rapides ou disposer d'une carte capable d'accompagner des usages vidéo plus exigeants.
Dans notre cas, son principal intérêt réside finalement dans la marge qu'elle nous offre pour l'avenir. Elle n'est pas indispensable à notre utilisation actuelle, mais elle évite surtout que la carte mémoire devienne rapidement le point faible de notre équipement si nos besoins évoluent.
Après plusieurs semaines d'utilisation et une couverture complète de la BlizzCon 2026, la SanDisk Extreme PRO SDXC UHS-II V90 de 64 Go a en tout cas rempli son rôle sans difficulté. Plus de 800 photos réalisées dont 400 lors de l'événement, aucun ralentissement et aucune nécessité de changer de carte en cours de route. De fait, pour notre utilisation principalement photographique, les 64 Go se sont révélés largement suffisants.
En revanche, notre expérience montre aussi que nous n'exploitons pas encore tout le potentiel d'une telle carte. La certification V90 et ses débits élevés prennent surtout leur sens pour des usages vidéo plus exigeants ou lorsque l'on cherche à profiter au maximum des performances d'un appareil compatible UHS-II. Avec notre utilisation actuelle, une carte moins rapide aurait probablement pu faire le travail.
Pour autant, cette marge supplémentaire n'est pas inutile. Elle permet d'éviter que la carte mémoire devienne rapidement un facteur limitant si notre façon de travailler évolue, notamment avec davantage de rafales, de vidéo ou des transferts réalisés avec un lecteur compatible UHS-II. La SanDisk Extreme PRO UHS-II V90 n'est donc probablement pas indispensable à nos besoins actuels, mais elle nous laisse une marge confortable pour la suite.
Pour celles et ceux qui n'ont pas les mêmes besoins, SanDisk propose également différentes cartes avec des capacités, des vitesses et des niveaux de performances variés, ce qui permet de choisir une solution davantage adaptée à son appareil, à son utilisation et à son budget. Une V90 n'est donc pas forcément nécessaire pour tout le monde, et c'est finalement le principal enseignement de cette expérience.











commentaire (0)