Après le succès retentissant de God of War (2018), la suite tant attendue, God of War Ragnarök, débarque sur PC. Nous avons eu l'occasion de l'essayer, voici notre avis condensé.
Un portage qui arrive à point nommé
Sorti initialement sur PS5 en 2022, God of War Ragnarök ne nous fait pas attendre aussi longtemps que Ghost of Tsushima, dont le portage PC est arrivé 5 ans après la version console. En 2022, le portage PC de God of War (2018) a aussi fait son apparition, trois ans après sa sortie sur PS4. Contrairement à d'autres portages, Ragnarök ne porte pas de nom sophistiqué comme « Director's Cut », mais propose tout de même plusieurs nouveautés, telles que :
- Fréquences d'images déverrouillées
- Technologies de rendu optimisé : DLSS, FSR, XeSS
- Compatibilité avec les écrans ultra-larges
- Customisation des touches et prise en charge de la DualShock 4 et DualSense
Compatibilité SteamDeck
Avant de donner notre avis sur ce portage, il est intéressant de noter que, comme nous l'avons notifier dans notre article « God of War Ragnarök Steam Deck : Est-il possible d'y jouer sur la console de Valve ? » le titre est largement jouable sur la console portable de Valve. Les contrôles sont nativement reconnus et la configuration peut aisément se faire puisque la console est reconnue par le jeu. Pas de ralentissement constaté et la direction artistique ne semble pas trop impactée. Notez par ailleurs que, les touches reconnues sont celles de la manette Xbox.
Concernant l'optimisation, rien à redire : le jeu tourne à merveille sur SteamDeck et ne souffre d'aucun ralentissement. Il est vrai que la console chauffe pas mal, ce qui a pour effet de drainer assez rapidement la batterie et de faire tourner les ventilateurs à pleine vitesse, mais cela n'altère en rien le bon fonctionnement du titre. Nous avons toutefois constaté quelques ralentissements et saccades lors de certaines cinématiques, sans que cela n'affecte réellement l'expérience globale de jeu.
Néanmoins, nous conseillons d'apprécier les graphismes sur un grand écran, et, le cas échant via SteamDeck, d'opter pour une bonne luminosité, indispensable afin de ne pas perdre de vue les détails dans les zones d'ombre. Voici quelques captures d'écran prises depuis la console Valve :

Conditions de test
Finalement, notre avis ne prend pas en compte la prise en charge des formats de grands moniteurs (que nous n'avons pas) ni de tests quant aux différentes évolutions de performances liées à NVIDIA, qui demandent une sensibilité technique spéciale, que nous ne possédons pas. L'ordinateur utilisé est équipé d'une carte graphique RTX 3080, d'un processeur I9 12900k et de 64go de Ram en DDR5. Plus d'informations dans notre article : ASUS ROG PCDIY : Bien monter son PC gamer en 2022.
Avis condensé sur cette version PC
Sans surprise, God of War s'impose comme une référence incontournable sur PlayStation, figurant parmi les titres iconiques de la console depuis plusieurs années. Il est donc difficile d'imaginer un nouvel opus sans qu'il ne soit acclamé par des critiques dithyrambiques, et notre test initial ne fait pas exception. De plus, la version PC bénéficie d'améliorations qui rendent l'expérience encore plus agréable que l'original.
Cependant, un point noir récurrent, devenu presque une norme pour les portages PlayStation, concerne la connexion PSN obligatoire. Malgré
la controverse autour de HellDivers 2, qui a subi un important review bombing à ce sujet, God of War impose cette connexion dès les premiers menus. Bien que
l'association soit rapide et fluide, on s'en passerait volontiers, d'autant plus que le jeu ne propose pas de contenu en ligne. À titre de comparaison,
Ghost of Tsushima permettait un accès facultatif au PSN pour le mode histoire.
Outre la qualité visuelle et une trame narrative qui fait rapidement sens et se révèle immédiatement captivante, le titre se distingue également par une optimisation soignée. Avec notre configuration, le processeur atteignait un pic à 55°, une température plus que raisonnable. Comme sur le SteamDeck, nous avons remarqué de légères saccades lors des cinématiques, bien que cela n'entrave pas la fluidité générale du jeu sur cette version PC, où aucune baisse de performance n'a été relevée. De plus, les manettes sont reconnues nativement, ce qui est un atout non négligeable.
Contrairement à Ghost of Tsushima, God of War propose une configuration clavier/souris assez intuitive, bien adaptée aux habitudes des joueurs PC. Cela dit, nous vous recommandons l'utilisation d'une manette pour profiter pleinement du jeu, notamment une DualSense, qui permet de tirer parti des fonctionnalités spécifiques à la console de Sony.
En fin de compte, malgré ses quelques années d'existence, le titre ne montre aucun signe d'usure et offre aux joueurs une expérience digne des meilleures productions récentes, tant par son gameplay soigné que par sa narration minutieuse. Il est également à noter que peu de jeux se déroulant dans l'univers nordique ont vu le jour depuis, et God of War ne fait donc pas trembler uniquement les dieux de l'Olympe.
Test initial sur PlayStation 4
Information importante : Avant toute chose, nous tenons à remarquer que nous avons grandement fait attention à nos propos et que nous avons délibérément omis de parler de plusieurs éléments du jeu, afin de vous laisser la surprise entière. De ce fait, ce test pourrait vous sembler court et non exhaustif, ce qui est voulu. Dans cette optique, nous avons également majoritairement utilisé des images officielles plutôt que des captures d'écran. Vous verrez un encart spoiler à un endroit (bien que les éléments qui y sont décrits ont déjà été présentés dans des vidéos et trailers officiels), pour vous préserver.
L'Odyssée de Kratos et Atreus
Un mot pour contextualiser
C'est en 2018 que Santa Monica Studio sort
God of War, opus signant le reboot pour la franchise éponyme. Davantage axé jeu action-aventure et bien moins beat them all que les précédents titres, avec notamment un monde semi-ouvert, le pari était risqué pour le studio de développement. Néanmoins, le titre a rencontré et rencontre encore un vif succès : ayant reçu de très bonnes notes de la part de la presse spécialisée à sa sortie officielle, God of War est fortement apprécié par les joueurs et les joueuses et conclut son remarquable palmarès en décochant la distinction « Jeu de l'année », en 2018.

Bien qu'une vidéo récapitulative, quant aux événements du premier opus, soit disponible dans le menu principal de
God of War Ragnarök, voici tout de même un petit rappel. Avec God of War (2018) nous quittons les péripéties du dieu de la guerre au mont Olympe pour découvrir
une aventure plongée dans la mythologie nordique. Kratos, alors un peu plus âgé, est accompagné de son fils Atreus.
Suite à la mort de Faye, la mère du jeune garçon, les deux protagonistes se mettent en route afin de répandre ses cendres sur le plus haut sommet de tous les royaumes. Un périple semé, bien évidemment, d'embûches, d'ennemis et ponctué également de rencontres avec différents personnages emblématiques. Leur quête accomplie, Kratos et Atreus retournent à Midgard, alors que le Fimbulvetr (« grand hiver ») a débuté.
Ragnarök « is coming! »
Annonciateur du Ragnarök, soit la fin du monde prophétique, le Fimbulvetr a déposé ses marques aux quatre coins des royaumes. C'est ainsi, dans un Midgard enneigé que nous retrouvons Kratos et Atreus, cherchant à tout prix à survivre et s'entraînant sans relâche depuis plusieurs hivers. Trois ans s'étant écoulés depuis les événements narrés dans le premier opus, Atreus est adolescent (14 ans, environ) et est animé par sa volonté d'en savoir plus quant à son identité.
Le père et le fils se rendent alors dans les neuf royaumes afin de trouver des réponses. Un long voyage qui les amènera à retrouver certains visages familiers et à rencontrer de nouveaux personnages, tous aussi intéressants les uns que les autres, tandis que la menace du Ragnarök se fait de plus en plus présente et pesante. Là-dessus, nous ne vous en dirons pas plus pour ne pas vous spoiler l'aventure.

Disposant d'une narration aussi bien ficelée que celle de son aîné, God of War Ragnarök livre
un récit des plus accrocheurs, intéressants et surtout... épiques ! Composé de
séquences aussi époustouflantes qu'émouvantes, ce deuxième opus devrait grandement ravir les joueurs et les joueuses. Pour tout vous dire, nous avons eu du mal à lâcher la manette tant nous désirions en savoir plus, à chaque session. De notre côté, nous avons terminé l'histoire principale en un peu moins de trente heures. Une durée de vie qui nous a paru très correcte. À titre comparatif, sur God of War (2018), il fallait un peu plus de vingt heures de jeu pour voir l'écran des crédits défiler. Néanmoins, pour en revenir à God of War Ragnarök, notons que les chasseurs et chasseuses de trophées devront passer beaucoup plus de temps sur le titre, afin de décrocher son Platine.
Un gameplay affiné
Il est toujours difficile pour un studio de développer une suite, et ce plus d'autant plus quand le premier jeu a été apprécié de tous. Force est de constater qu'avec God of War Ragnarök, Santa Monica Studio ne se repose pas sur ses acquis et parvient à offrir
une expérience de jeu plus affinée. Évidemment, certains éléments de gameplay issus du premier opus ont été conservés, tels que la dimension exploration, ponctuée de puzzle-games, ou encore l'aspect Metroidvania de l'ensemble, pour ne citer que ces deux exemples. Ainsi, nous ne nous sentons pas totalement dépaysés, manette en main. Pour autant,
le gameplay de God of War Ragnarök se montre plus complet que celui de son aîné grâce à
plusieurs nouveautés et
éléments peaufinés.

À ce sujet, nous nous contenterons de parler des nouveautés déjà présentées à travers les vidéos officielles (notamment celles de la série Behind the Scenes) et des ajouts déjà indiqués dans les différentes previews de la presse spécialisée, afin de préserver au maximum votre expérience de jeu. Bien que ces éléments ont déjà été mentionnés ailleurs, nous nous permettons d'insérer une balise spoiler, au cas où vous ne désiriez pas en prendre connaissance. Prudence est mère de sûreté, n'est-ce pas ?
Prendre connaissance de quelques nouveautés de gameplay de God of War Ragnarök
Ainsi, sur God of War Ragnarök, les joueurs et les joueuses auront, dès le début, accès aux deux armes de Kratos : la Hache Léviathan et les Lames du Chaos (récupérées dans le premier opus). Celles-ci profitent d' « attaques signatures » et peuvent donc être infusées pour infliger des dégâts élémentaires aux ennemis : la glace pour la hache et le feu pour les Lames. De plus, Kratos peut s'équiper de boucliers, tels que le « Stonewall » et le « Dauntless ». Ces ajouts nous ont semblé tout à fait à propos et apportent beaucoup au gameplay.
Par ailleurs, comme expliqué par Roberto Clemente, « senior combat animator », et Stephen Ojarijivbie, « combo designer » de chez Santa Monica Studio, dans un épisode de la série Behind the Scenes, les animations pour les « finisher » sont désormais plus variées. La dimension exploration n'est pas non plus en reste, en termes de nouveautés, puisque Kratos peut désormais utiliser ses Lames du Chaos pour atteindre des surfaces ou points assez élevés. Ce qui apporte une certaine verticalité à l'ensemble et un plus non négligeable. Et encore, nous ne vous dévoilons pas tout.
Sans oublier, évidemment, le fait que les joueurs et les joueuses peuvent, cette fois-ci, explorer les neuf royaumes (seulement six étaient accessibles sur God of War, pour rappel). C'est au fil de l'aventure et des événements narrés que nous les découvrons un à un, pour notre plus grand plaisir. D'ailleurs, nous avons été agréablement surpris à ce sujet : tous les royaumes, composés de plusieurs régions/zones, proposent leur propre type d'environnement, leur propre bestiaire, ambiance et surtout lore. Loin d'être totalement ouvert, le monde de God of War Ragnarök se veut vaste et grand, offrant alors un certain sentiment de liberté et beaucoup d'heures allouées à l'exploration.
Pour finir, remarquons que plusieurs modes de difficulté sont disponibles, le mode Normal offrant déjà du challenge. Par ailleurs, God of Ragnarök possède de nombreuses options d'accessibilité, permettant alors aux joueurs de paramétrer leur expérience de jeu à leur guise.Loin de n'être qu'une simple version 1.5 du premier opus,
God of War Ragnarök se veut plus exhaustif et plus abouti d'une certaine manière. La volonté des développeurs de « faire mieux » se ressent, et autant dire que le pari est réussi.
Une belle réalisation
Déjà bluffante sur God of War (2018), la direction artistique de
God of War Ragnarök s'avère époustouflante. Et encore, nous avons parcouru la majeure partie de l'aventure selon le mode « Performance » (privilégie les FPS) et non « Qualité » (meilleure résolution). Nous ressentons le souci du détail des développeurs à tout moment, notamment à travers la représentation et l'ambiance des royaumes, mais aussi la justesse des différentes textures (peaux, cheveux, poils, etc.), la beauté des paysages et le level-design. Les jeux de lumière sont également bien maîtrisés.
Nous en prenons plein les yeux ! Autant dire que nous aurions aimé profiter du mode Photo, qui n'arrivera qu'après le lancement officiel du jeu selon les dernières informations.

La bande originale est toujours signée Bear McCreary, qui avait déjà composé celle du premier opus, celle de Call of Duty: Vanguard ou encore celle de la série télévisée Le Seigneur des anneaux : Les anneaux de pouvoir. Et que dire, hormis le fait qu'
elle est toujours aussi somptueuse. Les morceaux accompagnent très bien les événements narrés, ajoutent du rythme lors des affrontements épiques et renforcent le côté émouvant de certaines séquences. Nul doute qu'elle ne décevra pas les joueurs.
De notre côté, nous avons parcouru le titre d'après
une version PS5. De ce fait, nous avons pu profiter des
fonctionnalités de la Dualsense, qui sont bien mises en exergue sur God of War Ragnarök. Les retours haptiques et les gâchettes adaptatives (notamment pour certains QTE) apportent un plus et favorisent l'immersion. Sans oublier également, les vibrations et les bruits sortant directement de la manette, qui sont toujours aussi surprenants, mais bien amenés. En ce qui concerne la console en elle-même, nous n'avons pas trouvé qu'elle souffrait plus que de raison, tant la ventilation ne faisait qu'un léger bruit. Hormis une toute petite poignée de plans avec un peu de clipping/popping (ce qui sera certainement corrigé via des mises à jour, à la sortie officielle ou après), God of War Ragnarök nous a paru
très fluide et stable sur la dernière console de PlayStation.
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