De Rocket League à Netflix : La stratégie tentaculaire de la FIFA pour ringardiser EA Sports

Corentin Rimbert Publié par Corentin Rimbert
le 01 juin 2026 à 18h34
Depuis la séparation historique avec Electronic Arts, l'avenir vidéoludique de la FIFA semblait incertain. L'instance dirigeante vient pourtant de dévoiler une stratégie massive reposant sur sept jeux vidéo différents, marquant une rupture totale avec le modèle traditionnel pour concurrencer directement la franchise EA FC.
De Rocket League à Netflix : La stratégie tentaculaire de la FIFA pour ringardiser EA Sports

Il y a ce qui semble être une éternité, la célèbre franchise de simulation de football d'Electronic Arts portait simplement le nom de FIFA. Ce partenariat historique a été brutalement rompu en 2023 lors de la sortie de FC 24. Depuis ce divorce très médiatisé, l'instance dirigeante du football mondial semblait avoir perdu son emprise sur le secteur du jeu vidéo, malgré la puissance incontestable de ses licences officielles. Beaucoup d'observateurs pensaient que l'organisation peinerait à se relever de cette séparation. Cependant, la nouvelle stratégie numérique de la fédération vient d'être révélée au grand jour, et il est désormais évident qu'elle se porte à merveille sans son ancien partenaire historique.

Un écosystème massif de sept jeux vidéo (au moins)

Plutôt que de revenir au modèle traditionnel consistant à développer un seul jeu de football phare pour concurrencer frontalement la nouvelle simulation d'Electronic Arts, l'organisation a décidé de se positionner au centre d'un écosystème vidéoludique beaucoup plus vaste. Cette nouvelle galaxie comprend pas moins de sept titres différents. Le catalogue inclut des géants de l'industrie tels que Football Manager, Rocket League, et même des expériences interactives sur la plateforme Roblox.

La liste complète des partenariats dévoilée par l'institution comprend à ce jour Football Manager 26, eFootball, FIFA Rivals, FIFA World Cup (récemment dévoilé), FIFA Heroes, Rocket League et FIFA Super Soccer. Bien entendu, la fédération n'a pas développé chacun de ces jeux en interne. Elle a plutôt choisi de s'associer avec divers studios de développement de premier plan dans le but d'étendre son empreinte numérique à travers de multiples genres vidéoludiques. Chaque titre vise à toucher une niche spécifique du marché du ballon rond, s'assurant ainsi une présence sur tous les fronts du divertissement interactif.

Une classification précise pour conquérir tous les publics

Pour structurer cette offre pléthorique, les différents projets ont été répartis dans quatre catégories distinctes visant à couvrir l'intégralité des attentes des joueurs occasionnels comme des passionnés. On retrouve ainsi la simulation d'action, l'action non-simulée, la simulation sans action et enfin les titres qui ne sont ni de l'action ni de la simulation. Cette approche fragmentée permet de toucher un public beaucoup plus large que la simple simulation sportive classique sur console.

La fédération démontre sa volonté de s'imposer partout, des jeux de gestion pointus aux expériences d'arcade grand public.

Avec le titre FIFA World Cup prévu sur la plateforme Netflix, qui semble ambitieux, il semble que l'institution ait repris une main de fer sur la scène du jeu vidéo de football. Electronic Arts n'est absolument plus impliqué dans ces projets d'envergure et observe cette extension de loin.

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Reste à savoir si cette multiplication des partenariats finira par porter préjudice à la franchise d'Electronic Arts, qui pourrait bien voir ses parts de marché s'effriter face à cette concurrence tentaculaire. Mais les derniers jeux de foot, qui pouvaient faire du tort à la franchise, comme UFL et Rematch, n'ont finalement eu aucun impact, pour le moment. 

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