Nous avons posé nos mains sur l'opus annuel d'EA SPORTS FC, anciennement connu sous le nom de FIFA. Nous avons fait le tour, notamment des modes les plus apprécies, pour savoir s'il valait la peine d'être acheté ou non.
Chaque année, EA Sports revient avec un nouvel opus de sa célèbre licence de football, rebaptisée EA SPORTS FC depuis deux ans. Toujours parmi les jeux les plus vendus en France, malgré des critiques récurrentes sur son gameplay et sur le mode Ultimate Team souvent qualifié de pay-to-win,
FC 26 soulève une question simple : vaut-il réellement ses 80 €, ou s'agit-il d'une mise à jour déguisée ?
Un mode Ultimate Team plus « équilibré »
Comme toujours, le mode Ultimate Team est le cœur du jeu, celui qui rassemble le plus de joueurs et qui rapporte le plus à EA Sports, grâce à sa boutique.
Cette année, l'éditeur a voulu diversifier les activités et les rendre plus accessibles. Les tournois font leur retour, accompagnés d'activités annexes pour ne pas cantonner les joueurs au seul mode Division Rivals. Côté Champions, les play-offs ont été supprimées afin de réduire le nombre de matchs et de recentrer l'expérience sur les finales, avec un niveau relevé. Pour celles et ceux qui ne parviennent pas à se qualifier, un nouveau mode baptisé Challengers a été ajouté. Réservé aux joueurs classés en dessous de la Division 7, il permet tout de même de progresser et de récolter des récompenses.
Un gameplay toujours frustrant
Si ces ajustements structurels sont positifs,
le gameplay reste le vrai talon d'Achille de la licence. Les mêmes problèmes persistent, malgré les annonces d'EA Sports promettant des correctifs. Les gardiens paraissent incapables de réaliser des arrêts décisifs, transformant parfois les rencontres en scores de tennis, puisque les attaquants sont eux très réalistes.
S'il est toujours plaisant de jouer en ligne grâce à l'aspect compétitif et aux récompenses à gagner, le fameux « script » continue de semer la frustration. On alterne entre des matchs où tout réussit et d'autres où un joueur devient soudainement catastrophique, sans raison apparente.
Une boutique envahissante
La boutique est, une fois encore, omniprésente. Avant même la sortie officielle, durant l'accès anticipé, EA proposait déjà des packs vendus 100 000 crédits ou 2 000 points FC, ce qui a fait vivement réagir la communauté. EA Sports avait promis une courbe de progression plus lentes, mais avec de telle pack sitôt,
Si EA promettait une progression plus saine, ces pratiques viennent immédiatement contredire ce discours. Les packs, trop nombreux, renforcent l'image pay-to-win : ceux qui investissent de l'argent réel prennent un avantage certain, que ce soit par des joueurs obtenus directement ou par des cartes réutilisées dans les DCE. Même si le contenu reste aléatoire,
l'avantage statistique est bien réel face aux joueurs qui refusent de dépenser.
Un mode Carrière enrichi
À l'inverse, le mode Carrière bénéficie d'évolutions intéressantes et plus immersives. Exit les menus confus de FC 25,
cette année, l'interface gagne en clarté, même si on aurait pu aller encore plus loin dans la simplification.
La nouveauté la plus marquante est la possibilité de reprendre une saison en cours avec les résultats et les blessures réels. Un ajout pertinent qui, dans quelques semaines, offrira un challenge plus réaliste. EA a également introduit des événements aléatoires impactant la vie du vestiaire et la gestion du club : une baisse de moral, une tension interne… autant de facteurs qui influencent vos objectifs.
Côté gameplay,
l'expérience est nettement plus agréable grâce à une fonctionnalité permettant de choisir entre les deux jouabilités disponibles. Alors que l'Ultimate Team privilégie la rapidité, la Carrière permet de poser davantage son football, ajoutant du réalisme. Le choix d'un style de jeu influençant le recrutement futur, à la manière de Football Manager, enrichit encore la gestion.
Et les autres modes ?
Au-delà de la Carrière et d'Ultimate Team, FC 26 propose plusieurs modes annexes. Le mode Clubs reste l'un des plus fun en ligne, jusqu'à 11 joueurs par équipe peuvent incarner leur propre avatar et progresser saison après saison. La création de club est plus fluide et quelques ajouts de personnalisation modernisent l'expérience.
Le mode Pro gagne en profondeur, notamment grâce à des attributs et des choix tactiques qui influencent directement la progression de son joueur. Enfin, les matchs en ligne rapides conservent une communauté active, mais leur rythme accéléré (paramétrage compétitif imposé) plaira davantage aux amateurs de spectacle offensif qu'aux puristes du football.
Une réalisation technique réussie mais perfectible
Sur PS5 et Xbox Series, FC 26 affiche un rendu très propre. Les animations et la physique du ballon progressent encore, renforçant l'immersion. Les gardiens, eux, semblent mieux animés même si leurs performances en match restent décevantes. L'ambiance sonore, avec ses chants de supporters et son habillage télévisuel, immerge efficacement.
En revanche, le commentaire n'a pas bénéficié d'une réelle mise à jour et reste trop répétitif. Du côté de l'interface, de petites touches bienvenues apparaissent, un affichage plus clair des étoiles de gestes techniques, un code couleur pour l'accessibilité, autant de détails qui améliorent l'expérience sans la révolutionner.
En bref,
ce FC 26 vaut le coup pour ses nouveautés, et découvrir un mode Carrière bien plus intéressant que l'an dernier. Mais le gameplay, notamment en Ultimate Team, reste le gros point noir, tout comme sa monétisation ultra agressive.
commentaires (3)
J'ai pas les mots.... Le pire de la série !
C’est de la mzrde vraiment
Les matchs UT sont scripté n'achetez pas cette daube.. c'est une escroquerie