Après avoir pu longuement poser nos mains sur Borderlands 4 pour explorer son monde déjanté et ses personnages qui le sont tout autant, il est temps de vous proposer notre test pour voir s'il en vaut la peine et si Gearbox a su nous proposer un bon épisode de sa série phare.
Six ans après Borderlands 3, Gearbox revient avec un nouvel épisode de sa saga culte, Borderlands 4, annoncé il y a environ un an. Enfin disponible, il marque le retour de cet univers si particulier ou humour et violence riment parfaitement, le tout dans un environnement toujours soigné et une direction artistique très satisfaisante. Après une trilogie très appréciée,
Gearbox a-t-il bien fait de revenir avec un quatrième opus, alors que le film sorti l'été dernier a été un flop monumental ? C'est ce que nous allons voir dans ce
test de Borderlands 4 garanti sans aucun spoiler.
Kairos, une planète impitoyable
Avant d'évoquer les points cruciaux de ce
Borderlands 4, il est important de noter que Gearbox a pris soin de s'adapter pour que les nouveaux joueurs puissent être bien accueillis. Une petite introduction qui nous apprend les bases du jeu tout en posant les fondations de l'histoire permet de commencer en douceur, entre la maîtrise des armes, du loot et d'autres mécaniques de gameplay, avec l'affrontement d'un premier boss. Une approche idéale pour ne perdre personne en route.
Vient ensuite la rencontre avec le phénomène Claptrap qui posera d'autres bases avec les premières missions excitantes, qui vous demandent de tuer des ennemis. C'est là que nous découvrons réellement la planète Kairos, très verdoyante et magnifique en apparence, mais très hostile. Peuplée d'une faune peu commode, mais aussi de nombreux ennemis,
vous ne serez jamais tranquille et devrez très souvent sortir votre arme pour venir à bout de ces menaces. Ce qui n'est pas un problème puisque c'est ce que veut la licence Borderlands : du combat.
En outre, Kairos nous inonde d'activités annexes, entre la prise de zone, la recherche de collectibles (appelés collector) et autres caches pour récupérer du loot, il est impossible de s'ennuyer sur cette planète, et par extension dans Borderlands 4. Comme souvent, l'histoire est très secondaire et n'est qu'un prétexte pour utiliser ses armes à foison.
Mais un peu vide...
Paradoxalement, malgré les activités pléthoriques, le monde de Borderlands 4 peut paraître vide. Non pas parce qu'il manque de vie, mais parce que Gearbox a placé de nombreux bâtiments « inutiles ». Ils sont placés là dans le but de combler l'espace, mais ne sont pas accessibles. Les portes sont ouvertes, mais donnent sur un espace noir et inaccessible, tout comme les fenêtres. Pourquoi ne pas les avoir fermé, pour cacher ce manque de profondeur ? Cette question revient chaque fois que nous croisons ces bâtiments, très nombreux.
Des combats très fun
Parlons d'ailleurs des combats, l'essence même d'un looter shooter. Très vite, vous débloquerez vos quatre emplacements d'armes, ce qui permet d'avoir de la souplesse au niveau de l'approche. Vous pourrez être efficace à longue distance avec un fusil de précision, mais aussi au corps-à-corps avec une mitraillette et un fusil à pompe, sans oublier les fusils d'assaut et les pistolets.
Enchaîner
les affrontements ne sera pas un problème, bien au contraire. Cela peut vite devenir une addiction en cherchant le moindre ennemi à abattre, aussi bien pour utiliser les puissantes armes précédemment récupérer, que pour assouvir sa soif de loot.
Ce Borderlands 4 est très généreux et vous n'aurez aucun mal à trouver ce qui vous sied, avec très souvent un choix à faire. Jeter une arme chérie ou ne finalement pas conserver la dernière obtenue, malgré ses belles statistiques.
Mais un build complexe à maîtriser
N'oublions pas non plus que le système de compétences et de build n'est pas anecdotique.
Borderlands 4 propose quatre chasseur de l'Arche (Amon, Vex, Harlowe et Rafa), tous ayant leurs spécificités avec des compétences uniques. Pour notre test, nous avons choisi Rafa et sa capacité Canon Peacebreaker, ce qui permet d'être très redoutable lorsqu'un paquet d'ennemis sont à proximité.
Mais développer ce build ensuite, pour être le plus efficaces possible, demande une certaine réflexion, et parfois de réinitialiser ses compétences pour tester un autre embranchement. Rien d'étonnant naturellement, mais il ne faudra pas dépenser ses points n'importe comment lorsque la difficulté est plus élevée, ou une fois que la fin du jeu approche.
Un résultat qui fonctionne
En résumé, Borderlands 4 est un bon jeu, même un très bon jeu. On ne se prend pas la tête (sauf pour le build), on tire sur tout ce qui bouge et la recherche d'une meilleure arme est permanente. Avec des fonctionnalités pertinentes, comme un véhicule pour ne pas marcher des minutes durant, ou des missions secondaires pour nous montrer une autre facette de Kairos, nous avons toujours quelque chose d'intéressant à faire, offrant alors une solide durée de vie.
L'histoire quant à elle n'est pas la meilleure de l'année notamment à cause de personnages qui ne sont pas attachants et très vite anecdotiques. Dans là même idée, la VF est bien en dessous la de version originale. Nous avions débuté l'aventure en anglais, avant de passer sur la Française par curiosité, et malgré notre amour pour la langue de Molière et ses doubleurs, le résultat ici est décevant. Peu importe, cela n'est pas un problème lorsqu'il s'agit de faire tout exploser et de tuer tous les ennemis.
Attention à l'optimisation
Le seul gros point noir de ce Borderlands 4 est son optimisation. Les chutes de FPS sont assez fréquentes et viennent gâcher les séquences nerveuses. Avec la configuration suivante, nous atteignons les 80-100 FPS. Espérons que les premières mises à jour viennent régler ce souci.
- OS → Windows 10
- Carte Graphique → NVIDIA GeForce RTX 4070 Ti
- Processeur → i7-13700F 2.10 GHz
- RAM → 32 Go
Si vous n'atteignez pas
les configurations PC recommandées, il est préférable de patienter. Sinon, le monde de Borderlands 4 s'offre à vous, et nous vous conseillons de vous y plonger.
commentaire (0)