Une nouvelle loi anti-swatting après la mort d'un homme swatté au Kansas

Chloé Deraedt Publié par Chloé Deraedt
le 02 avril 2018 à 17h00
Après la mort tragique d'un homme lors d'un swatting, une nouvelle loi va voir le jour afin de durcir les sanctions liées à cette pratique.
Une nouvelle loi anti-swatting après la mort d'un homme swatté au Kansas
Le swatting est une pratique qui vise à appeler les forces de l'ordre et déclarer être témoin d'un comportement assez violent pour que le SWAT intervienne chez la personne concernée. Ces canulars téléphoniques ont un impact psychologique important sur les victimes car les membres du SWAT agissent avec eux comme si ils étaient des individus très dangereux. Dans certains cas, la violence de ces interventions peut même entraîner la mort de la personne swattée.

Il y a un an, Andrew Finch a été abattu par la police suite à un faux témoignage indiquant une situation de prise d'otages dans sa demeure. Une dispute entre les deux joueurs concernant un pari de 1.50 dollar est à l'origine de ce drame. Suite aux événements, le Kansas a décidé de créer un nouveau projet de loi permettant d'allonger la peine encourue lors d'un swatting.


Même si la loi prévoit d'ores et déjà une peine de 17 mois de prison lorsqu'un individu donne volontairement de fausses informations à la police, la nouvelle prévoit une peine bien plus lourde lorsque ces informations ont pour conséquence la blessure ou la mort de quelqu'un. Bientôt, les personnes responsables de faux rapports donnant lieu à la blessure d'une autre personne devront purger une peine de 32 mois de prison minimum. Dans le cas du décès d'une autre personne, la peine pourrait atteindre les 20 ans de prison.

Cette loi portera le nom de la victime qui a été l'élément déclencheur de la création de cette nouvelle législation. L'homme accusé du swatting qui a conduit à la mort d'Andrew Finch est pour l'instant accusé d'homicide involontaire et faux témoignage aux forces de police. La peine maximale encourue pour ces faits est actuellement de 39 mois de prison et 300.000 dollars d'amende.

En France, un auteur de swatting peut être condamné jusqu'à 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende. Il serait cependant rare que la peine de prison soit aussi grande dès le premier délit. L'amende peut quant à elle monter très rapidement si les forces de police souhaitent également être dédommagées.

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