Nintendo obtient 2 millions de dollars dans son procès contre un vendeur de modchips Switch

Florian Lelong Publié par Florian Lelong
le 10 septembre 2025 à 14h15
Nintendo vient de remporter une victoire judiciaire majeure aux États-Unis. Ryan Daly, un vendeur de consoles Switch modifiées et de modchips, a accepté de verser 2 millions de dollars à l'entreprise japonaise, après avoir longtemps nié toute faute.
Nintendo obtient 2 millions de dollars dans son procès contre un vendeur de modchips Switch

Un vendeur poursuivi pour violation des droits d'auteur

Tout commence en juillet 2024, lorsque Nintendo dépose plainte contre Ryan Daly, basé dans le Michigan et propriétaire d'une boutique nommée Modded Hardware. L'éditeur l'accusait de vendre des Switch modifiées ainsi que des MIG Switches, des dispositifs permettant de lancer des jeux piratés sur des consoles non modifiées.

Selon Nintendo, Daly avait d'abord accepté d'arrêter son activité après avoir été contacté en mars 2024. Mais il aurait continué à vendre ses produits, affirmant qu'il attendait de trouver un nouvel avocat. L'affaire a alors été portée devant un tribunal fédéral de Seattle, avec six chefs d'accusation, notamment pour « trafic de dispositifs de contournement » et atteinte au droit d'auteur.

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Un accord à 2 millions de dollars et une bannissement permanent

Alors qu'il avait initialement contesté les accusations en avançant pas moins de 17 moyens de défense, Ryan Daly a finalement signé un accord amiable.

Celui-ci prévoit le paiement de 2 millions de dollars à Nintendo ainsi qu'une injonction permanente. Cette décision lui interdit désormais à vie de manipuler, vendre ou promouvoir tout dispositif de modification de console, ainsi que de fournir des documents ou instructions permettant à d'autres de contourner les protections de la Switch.

Des consoles piratées prêtes à l'emploi

L'affaire révèle également que Daly ne se contentait pas de vendre des modchips. D'après la plainte initiale, il proposait aussi un service par correspondance : les clients envoyaient leur console et la récupéraient modifiée, souvent avec une sélection de jeux déjà installés.
Généralement, lorsqu'un client achète une console hackée ou un service de modification, le défendeur préinstalle sur la console un catalogue de jeux piratés prêts à l'emploi, incluant certains des titres les plus populaires de Nintendo, tels que Super Mario, The Legend of Zelda et Metroid.
- Extrait de la plainte de Nintendo.
Avec ce règlement, Nintendo confirme une fois de plus sa tolérance zéro envers le piratage et la vente de consoles modifiées. Une stratégie récurrente pour protéger ses licences phares et envoyer un message clair à tous les acteurs du marché gris.

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