Avec Bestiale, Ankama nous plonge dans un univers brut et percutant, mêlant action et mystère. Disponible dès le 21 février sur ADN, cette nouvelle création vaut-elle le détour ? Voici notre verdict.
Informations sur la série
- Titre : BESTIALE
- Date de sortie : 21 février 2025
- Format : 7 épisodes de 12 minutes
- Production : Studios Ankama Animations et Unagi
Voix françaises
- Yrehn : Alice Orsat
- Nimoda : Victoria Grosbois
- Karn : Marc Arnaud
- Aros : François Dunoyer
- Ganos : Augustin Jacob
- Orbin : Cécile Gatto
- Naëlle : Marie Diot
Nos impressions
Après avoir marqué l'animation avec Wakfu, Ankama revient avec Bestiale
Oubliez la continuité directe de
Wakfu,
Bestiale joue sur un autre tableau avec une ambiance plus sombre, un ton plus sérieux et une intrigue qui interroge sans tout révéler. Et surtout, un format ultra-court qui bouscule nos habitudes de visionnage.
Une aventure dans le Krosmoz, mais pas comme vous l'imaginez
L'histoire nous plonge aux côtés de
Yrehn, une Osamodas dévouée à la protection d'une mystérieuse Elane, et
Karn, un Iop qui, contre toute attente, semble manier autant son cerveau que son épée. Deux figures opposées qui incarnent, selon la perspective, le bien ou le mal. Leur affrontement n'est pas qu'une simple lutte de force brute, il questionne aussi leurs motivations profondes que la série ne prend pourtant pas toujours le temps d'explorer. Notez que la série ne s'arrête pas à la confrontation
entre ces deux personnages, mais nous estimons que la suite mérite d'être découverte par vous-même afin d'éviter tout divulgâchage (spoil).
Pas d'inquiétude si vous n'êtes pas un expert du Krosmoz puisque
Bestiale se veut accessible à tous. Toutefois, ceux qui espéraient une suite spirituelle à
Wakfu risquent d'être surpris, tant l'ambiance et le message semblent s'éloigner du ton plus léger et épique de son aînée.
Un format audacieux mais frustrant
Là où
Bestiale surprend vraiment, c'est par son format. Sept épisodes d'à peine 12 minutes chacun, c'est peu pour poser un univers riche, approfondir des personnages et développer une intrigue forte. Résultat : certaines scènes manquent d'impact, et les motivations des protagonistes restent parfois floues. L'histoire avance vite, trop vite, et laisse le spectateur avec plus de questions que de réponses.
Et pourtant, il y a du génie dans la mise en scène : la direction artistique est soignée, les combats sont magnifiquement animés et les dialogues bien pensés. Seul bémol technique un peu déroutant : les créatures parlantes communiquent par télépathie, sans mouvement de bouche. Choix artistique assumé ou contrainte budgétaire ? Mystère.
Mais cela crée une légère dissonance qui peut perturber l'immersion.
Côté bande-son, la musique accompagne bien l'action sans être inoubliable. Elle soutient la narration sans chercher à en faire trop, ce qui, compte tenu du format, est probablement un choix judicieux.
Un bon début mais une vraie fin ?
En l'état,
Bestiale intrigue, captive par moments, mais
laisse aussi un goût d'inachevé. Le dernier épisode répond à certaines interrogations, mais ne permet pas d'entrevoir clairement la suite.
Est-ce une mini-série bouclée ? Un prélude à quelque chose de plus grand ? Difficile à dire.
Si vous êtes abonné à
ADN, la série mérite d'être découverte pour son ambition artistique et son approche plus mature de l'univers Ankama. Mais si vous attendez un récit bien construit et complet,
mieux vaut patienter pour voir si la production a des projets plus vastes en réserve.
Verdict ? Bestiale a du mordant, mais son format trop serré l'empêche de mordre à pleines dents.
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