Lors de la Foire du Livre de Bruxelles, le créateur de The Witcher a confirmé travailler sur un nouveau roman. Fidèle à sa réputation, Andrzej Sapkowski a également livré une analyse piquante sur le déclin de la lecture, pointant du doigt le prix excessif des ouvrages face à la vodka.
Nous vivons une époque numérique où quelques secondes suffisent pour accomplir ce qui prenait autrefois des heures. Internet a totalement redéfini notre manière de communiquer et de consommer l'information, et l'IA encore plus. Les vidéos courtes dominent nos pauses, les actualités font le tour du monde en un clin d'œil et l'intelligence artificielle optimise constamment le travail humain. En conséquence,
les habitudes appartenant à un monde plus lent sont progressivement mises de côté par les jeunes générations. La lecture de livres en fait partie, ce qui suscite naturellement l'inquiétude d'écrivains de renom comme
Andrzej Sapkowski, le légendaire créateur polonais de l'univers The Witcher.
Un nouveau chapitre secret pour la saga
La cinquante-cinquième édition de la célèbre Foire du Livre de Bruxelles s'est achevée récemment, sous le thème très à propos de « Défier le futur ». L'événement a rassemblé de nombreux auteurs prestigieux,
mais l'une des attractions principales fut sans conteste la conférence de presse donnée par Andrzej Sapkowski.
Fidèle à sa réputation d'homme direct et sans filtre, l'auteur a partagé de très brefs aperçus de son travail actuel (via
GRYOnline). Il a officiellement confirmé qu'il travaillait sur un tout nouveau livre,
une nouvelle incroyable pour les millions de fans de la franchise. Cependant, il n'a révélé aucun détail spécifique, affirmant que le projet demeurait un secret absolu pour le moment.
Il a préféré utiliser cette tribune pour partager des réflexions acerbes sur les raisons pour lesquelles le public se détourne de la lecture aujourd'hui.
Le déclin de la lecture face aux prix excessifs
Pour le romancier polonais, le coupable de la baisse de la lecture est tout trouvé. Il s'agit d'une question purement économique qui empêche les lecteurs d'accéder à la culture.
Le lectorat est en déclin, et c'est un fait évident. Il y a de nombreuses raisons. La principale, si ce n'est la seule, est le prix des livres. Quiconque pense le contraire se trompe. Si les livres étaient vendus à un prix approprié, basé sur des calculs économiques corrects, alors le lectorat augmenterait au lieu de chuter. Il chute actuellement, et il continuera de chuter.
Ces mots forts soulignent une frustration face à une industrie de l'édition qui, selon lui, se tire une balle dans le pied en pratiquant des tarifs prohibitifs. Lorsqu'on lui a demandé quel serait le prix idéal pour un ouvrage,
sa réponse fut du pur Sapkowski, mêlant pragmatisme et provocation.
Pas plus de vingt zlotys (monnaie polonaise, environ 5,50 €). J'ai toujours soutenu que, puisqu'il s'agit d'une question de préférence et de choix, un livre ne peut pas coûter plus cher qu'un demi-litre de vodka.
Cette déclaration peut prêter à sourire, mais elle cache une véritable logique économique locale. Actuellement,
un demi-litre de vodka en Pologne coûte entre 25 et 40 zlotys. En comparaison, les nouveaux romans sont souvent lancés au double de ce prix. À titre d'exemple, la maison d'édition de Sapkowski a suggéré un prix de vente d'environ 65 zlotys pour son dernier roman. Il reste à voir si l'auteur réussira à imposer sa vision tarifaire pour son prochain ouvrage très attendu.
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