Depuis la sortie de Breath of the Wild en 2017, la franchise Zelda a fait trembler la Nintendo Switch en proposant un titre innovant, graphiquement réussi, en monde ouvert et bien construit. Les joueurs n'avaient de cesse d'attendre une suite, quand bien même il devait en avoir une. Finalement annoncé en 2019, nous avons eu la chance de nous pencher en avant-première sur The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom, dont voici notre avis.
Préambule
Avant de commencer ce test, nous aimerions notifier certains points intéressants quant à la compréhension de ce dernier. Tout d'abord, nous n'avons pas joué au premier opus, si ce n'est quelques heures et
Tears of the Kingdom peut s'apparenter à une première prise en main de la franchise sur
Switch. En outre,
pour éviter les spoils, nous mettons un point d'honneur à ne parler que de l'essentiel et ne montrer que des captures d'écran assez basiques.
Finalement, bien que nous ayons eu l'occasion de tester le jeu en avance, ce test est écrit sans l'avoir fini, mais après plus d'une trentaine d'heures à l'arpenter.
Le retour de Ganondorf
Quelques années après la défaite de
Ganon, l'engeance ayant plongé
Hyrule dans les abysses pendant un centenaire (histoire de Breath of The Wild),
Zelda et
Link se retrouvent sous le château, interpellés par un miasme étrange qui semble affecter les riverains. Leur périple les conduit plus profondément dans
les entrailles du château, jusqu'ici laissées à l'abandon, où celui-ci s'étend de plus en plus.
Finalement, nos deux compères se retrouvent face à une momie qui à leur approche reprend progressivement vie. Ses traits se manifestent sous l'apparence de
Ganondorf qui, en plus de voler l'énergie vitale de Link, crée de nombreuses altérations de terrains tandis que la princesse, dans l'action, voit le sol se dérober sous ses pieds et disparaître dans les abysses du château.
L'antagoniste emblématique de la série fait son retour, pour le plaisir des fans. L'objectif principal de
Tears of the Kingdom se résume à défaire
Ganondorf, tout en cherchant des signes de vie concernant la princesse Zelda.
Un monde toujours plus ouvert
Sans surprise, vous voici à nouveau dans les contrées d'Hyrule à arpenter, côtoyer, ou même affronter, la biodiversité de la faune et la flore locale. À la suite de votre confrontation avec
Ganondorf, Link perd une partie de sa vitalité et de son endurance. Ainsi à l'image du premier opus, il vous faudra
trouver des artefacts en mesure de vous aider à retrouver vos forces.
Le retour des sanctuaires
D'une certaine façon, les objectifs de cet opus ne sont pas différents du premier, mais n'en sont pas redondants pour autant. En effet, si les sanctuaires et les tours restent d'actualité le contexte de complétion se veut légèrement différent. Les sanctuaires proposent de nombreuses énigmes qui ont souvent un thème tandis que les tours de vision proposent des casse-tête plus ou moins évidents.
Bien sûr cela va de pair avec
les nouveautés de gameplay que nous vous laissons le soin de découvrir. Cependant l'objectif reste le même : les sanctuaires et tours de vision offrent tous deux un point de téléportation. La complétion des sanctuaires résulte sur l'obtention d'une lumière bienfaisante permettant, une fois en possession de quatre d'entre elles, l'amélioration de votre santé ou endurance en priant auprès d'une statue. Quant aux tours, sans surprise
elles offrent la vision d'une zone de la carte.
Et de la vision il vous en faudra, car la carte du jeu est toujours aussi impressionnante. En outre elle conserve des
zones hétérogènes vous obligeant à traverser des pays enneigés, très chaud ou même sec. Qui plus est, il faut trouver de l'équipement adapté à chaque zone afin
d'éviter des blessures inutiles. En ce sens, rien de bien nouveau. C'est pourtant l'un des éléments qui vous obligera à arpenter de nombreux terrains à la recherche de zones cachées, ennemis mythiques, quêtes annexes ou toute activité en mesure de vous rapporter des rubis ou ressources.
C'est ici que nous découvrons l'impressionnante liberté de progression que propose le titre. Aucune zone n'est réellement fermée et vous pouvez commencer où vous voulez, et même changer à tout moment si jamais vous vous sentez coincés lors d'une quête en particulier. En outre, le titre conserve ses contraintes élémentaires vous obligeant à faire attention aux armes équipées pour éviter qu'elles ne prenne feu ou ne servent, par exemple, de paratonnerre.
Un monde un peu trop ouvert ?
Cette liberté est pourtant à double tranchant, car donner la possibilité aux joueurs de changer de chemin lorsque celui emprunté s'avère trop difficile peut rapidement décourager. En effet, certains chemins n'étant pas toujours très clairs,
il se peut que vous naviguiez à vue et sans but précis. En prime, l'opus propose tellement d'activités annexes, que ce soit de la chasse aux Korogu (oui ils sont de retour), la découverte d'une grotte ou l'affrontement avec un ennemi spécifique détourne rapidement de l'objectif principal.
Comme vous le savez déjà par le biais des nombreux trailers, il est également possible d'assembler des objets afin de réaliser des armes ou des véhicules, où même combiner les deux. Cette nouveauté offre
une alternative intéressante, mais demandera une réflexion un peu plus poussée selon l'application désirée.
Notez que le titre ne propose pas de mur invisible et qu'il est donc possible de se déplacer quasiment partout à condition d'avoir l'endurance ou l'équipement adaptés. C'est en ce sens qu'il devient parfois difficile d'établir le chemin à suivre tant les possibilités sont multiples. Lorsque les quêtes vous proposent de rejoindre un objectif en particulier il existe d'innombrables possibilités pour y parvenir. Intéressant
pour les amoureux de la réflexion et de la découverte, ce point devient rapidement contraignant pour les joueurs désireux de suivre
un chemin unique et intuitif.
Finalement, d'une certaine façon, le titre offre un gameplay proposant une plus grande verticalité ainsi que l'ajout de zone qui ne rende pas la progression plus aisée, mais alimente tout de même la curiosité de progression et découverte.
Prise en main
Link est très facile à contrôler, sans réelle nouveauté il peut marcher, courir, nager, grimper, planer et même monter à cheval. Le ciblage des adversaires est globalement intuitif à condition que ce dernier ne disparaisse pas ou ne soit pas trop éloigné. La seule réelle complexité se situe dans la gestion de votre cheval puisque ce dernier, avec une jauge d'affection,
peut n'en faire qu'à sa tête et décider de suivre son propre chemin.
L'un des points intéressants à remonter pour cet opus et le soin apporté au tutoriel. Vous n'avez pas de salle en particulier à terminer ni même de zone restreinte. L'apprentissage se fait par le biais de conversations avec
certains personnages ou même dans certains sanctuaires. En prenant le temps de discuter et visiter vous apprenez donc de nombreuses astuces. En outre, plusieurs concepts ont été améliorés dans le but de
les rendre plus fluides.
Par exemple, une fois que vous avez combiné des aliments et réaliser une recette celle-ci s'enregistre automatiquement afin de pouvoir la réutiliser plus tard à condition
d'avoir les éléments nécessaires. À vous de trouver les combinaisons efficaces et adaptées à votre situation puisque chaque ressource offre une particularité, qu'il s'agisse de regagner des points de vie,
augmenter temporairement l'endurance ou même résister aux fortes chaleurs. Néanmoins, attention aux mélanges hasardeux qui peuvent totalement ruiner votre recette.
Des combats polyvalents auxquels on demanderait un peu plus
Avant de parler des combats, il est important de revenir sur un concept qui marque la différence, qui n'est autre que celui
de la fusion d'équipement. Comme vous l'aurez déjà remarqué au sein des nombreux trailers,
Link est en mesure de combiner des éléments, qu'il s'agisse d'armes , de ressources ou autres, afin d'obtenir des éléments
plus ou moins utiles à sa progression. Fusionner des armes permet d'en améliorer leurs caractéristiques tandis que certaines structures, une fois fusionnées, permettent de réaliser des véhicules adaptés à vos envies ou besoins.

C'est ici que votre imagination rentre en compte, car en contrepartie, certains équipements disparaissent. C'est le cas pour les flèches élémentaires puisque, maintenant que vous pouvez ramasser des ressources et les combiner avec vos flèches, il suffit de trouver celle qui répond à vos attentes. Si cette information peut paraître banale,
elle s'enrichit lorsque nous savons que toutes les ressources du jeu sont utilisables.
La fusion fonctionne avec les flèches, mais également avec les armes ou boucliers, pour ne citer qu'eux. En ce sens, la seule limite est votre imagination.
Les ressources sont offertes de différentes manières, tant par la destruction de pierres spécifiques, comme la récupération de membre d'ennemis vaincus. Il se peut donc que vous soyez contraint de chercher un ennemi ou une zone en particulier pour atteindre
votre objectif de fusion. De fait, certaines ressources vous permettront de rendre vos armes
plus contondantes, véloces, coupantes ou même élémentaires. Chaque fusion profite d'une caractéristique propre, en plus du niveau d'attaque cumulé, rendant la plupart des combinaisons uniques.
Associé à la grande diversité de biomes et ennemis, le plaisir de chasse est présent, surtout nourri par la volonté de trouver de
nouvelles recettes ou combinaisons plus ou moins performantes.
Pour autant nous avons trouvé que cette composante n'était pas assez poussée. Naturellement et par souci de puissance/utilité, vous équiperez souvent le même type de ressources ne laissant que très peu de place à la diversité. Notez également qu'il n'est pas possible de cumuler les fusions.
Le concept est assez agréable et nous nous surprenons souvent à tester de nouvelles combinaisons. Le fait que
les armes aient un taux de durabilité les faisant se casser après un certain nombre d'utilisations réduit la frustration d'une fusion peu performante puisqu'il est facilement possible d'obtenir de nouvelles armes et d'essayer de nouvelles combinaisons. Notez que le système de raccourci pour les armes et boucliers est toujours de mise.

Finalement, si le titre conserve la possibilité de bloquer les attaques, les esquiver et même les renvoyer, il faut tout de même garder un œil sur la puissance de l'adversaire. Les ennemis emblématiques refont surface tandis que de nouveaux viennent se joindre à la troupe.
Certains monstres peuvent paraître banals alors qu'ils feront des dégâts colossaux et inversement.
C'est un point assez difficile à prendre en compte et il conviendra très souvent d'éviter de se faire taper pour éviter les problématiques. La réflexion est un mot qui revient souvent dans ce test, mais il est important de le signaler comme élément clé du gameplay vous obligeant à faire attention au monde qui vous entoure. La fameuse lune de sang fait également son retour accompagnée de l'agressivité des monstres invoqués.
Pour les néophytes ou les fanatiques ?
Comme dit en préambule, nous sommes bien plus des néophytes du genre que des joueurs invétérés de la licence
Zelda. Pour autant le titre nous a accueillis avec douceur et permis d'apprécier l'univers comme le gameplay de la meilleure des façons. Il n'est pas forcément nécessaire d'avoir fini le premier opus pour s'attaquer à celui-ci. Toutefois vous risquez de manquer plusieurs références ou ne pas forcément comprendre la relation que Link peut avoir avec certains personnages.
Ce n'est pas un problème pour autant.
Pour les plus adeptes et les fans de
la résolution de jeu à 100 %, pas de panique ce
Zelda est aussi pensé pour vous. Avec de très nombreuses heures de jeu ne serait-ce que pour terminer l'histoire principale, le nombre d'activités et quêtes annexes sauront vous tenir en haleine pendant quelque temps.
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