Caractéristiques principales
- Type : clavier ergonomique sans fil, avec pavé numérique
- Touches : ultra low-profil à ciseaux, retour tactile, incurvées au centre
- Contrôles : deux molettes, trois boutons dédiés et 5 touches macro
- Rétroéclairage : Razer Chroma RGB à 19 zones
- Connectivité : Razer HyperSpeed Wireless, Bluetooth et USB-C, jusqu'à 5 appareils
- Autonomie : jusqu'à 3 mois annoncés par Razer
- Compatibilité : Windows et macOS
- Dimensions : 464 x 243 x 40 mm
- Poids : environ 1,4 kg
Unboxing
Voici ce que vous trouvez au déballage du Razer Pro Type Ergo.
- Razer Pro Type Ergo avec repose-poignet intégré
- Dongle USB Razer HyperSpeed Wireless, rangé dans un compartiment sous le clavier
- Câble USB-C vers USB-A
- Documentation
Design
Dès le déballage, difficile de ne pas remarquer l'encombrement du Razer Pro Type Ergo. Il faut dire que le clavier réunit deux molettes, cinq touches macro, toutes les touches de fonction, trois boutons dédiés et un pavé numérique, auxquels s'ajoute un repose-poignet intégré, ce qui en fait un modèle plutôt imposant en plus d'être complet.
Profil ergonomique oblige, on retrouve également une barre d'espace découpée en trois parties et deux touches « B » qui se font face au centre.
Le châssis adopte quant à lui une silhouette en deux blocs incurvés, relevée au centre, avec des touches resserrées qui se creusent légèrement en leur milieu. Le repose-poignet, fixe et solidaire de l'ensemble, arbore un revêtement texturé façon simili cuir ainsi que le logo de la marque, et la construction paraît solide et costaud, sans aucun élément qui semble fragile. Malgré son gabarit, l'aspect global du châssis est visuellement réussi et d'un rendu professionnel, avec un vrai effort sur les finitions.
Ergonomie
Pour ceux qui n'ont pas l'habitude de ce type de clavier, ou qui s'interrogent simplement sur son intérêt, le Pro Type Ergo n'a rien d'intuitif au départ. Dès que l'on pose les mains dessus, on sent pourtant qu'un effort a été fait pour faciliter la prise en main et rendre la frappe plus agréable, mais il faut tout de même un temps d'adaptation, notamment à la séparation, la main gauche restant cantonnée au bloc gauche et la main droite au bloc droit. Impossible donc de croiser les mains pour aller plus vite, ce qui explique la présence de deux touches « B » et d'une barre d'espace séparée.
Bien qu'imposant, le Pro Type Ergo cherche à rester le plus compact possible, ce qui l'oblige à resserrer toutes les touches. La touche Entrée se retrouve ainsi très proche des touches Suppr et Impr. écran, tout comme du pavé numérique, et ce positionnement déroute au départ. Les repères reviennent toutefois progressivement, et l'adaptation finit par se faire.
Les quatre pieds réglables permettent d'ajuster l'inclinaison dès le départ, et celle que nous avons retenue s'est montrée très agréable. Le repose-poignet reste pour sa part fixe, ce qui n'a rien de rédhibitoire vu la forme du clavier et renforce l'impression d'un ensemble très stable.
Une fois le cap de la première prise en main passé, ce qui prend tout de même un certain temps, on se rend vite compte que le clavier est plutôt agréable et qu'il améliore nettement le confort d'utilisation, tant pour le positionnement des mains et des poignets que pour la frappe, qui n'est finalement pas ralentie.
Une frappe low-profile fluide et discrète
Côté sensations, le Pro Type Ergo ne repose pas sur des switches mécaniques mais sur des touches à ciseaux, un mécanisme proche de celui des claviers de PC portable. Les amateurs de mécanique ne retrouveront donc pas leurs repères, puisqu'il n'y a ni gros capuchons, ni grande course de frappe, ni sensation clicky, tactile ou linéaire, mais des touches à la course très courte. Pour la rédaction, nous adorons pourtant ce type de frappe, qui reste fluide et très peu bruyante, avec un rebond discret. Et même si les touches sont rapprochées, leur creux central aide à bien les cibler du bout des doigts.
Des molettes, des boutons et des macros
Côté commandes, le Pro Type Ergo ne manque de rien. Les trois boutons dédiés, placés en haut à droite, servent à la lecture multimédia, à l'IA et à l'affichage du niveau de batterie, tandis que les cinq touches macro se configurent via Razer Synapse.
Seule la molette de gauche est personnalisable, celle de droite se chargeant du volume. Elle accepte autant de modes que l'on souhaite activer, et il est possible d'en ajouter d'autres. Une LED placée sous la molette indique le profil actif, et Razer Synapse le notifie également à l'écran.
Une connectivité polyvalente
Dans la lignée des autres produits de la marque, le Pro Type Ergo propose trois modes de connexion avec la technologie sans fil Razer HyperSpeed via dongle, le Bluetooth et le filaire en USB-C. Un bouton dédié permet de basculer entre jusqu'à cinq appareils et le clavier reste utilisable pendant la charge.
Une autonomie qui tient ses promesses
Razer annonce jusqu'à trois mois d'autonomie dans des conditions de test standards. Le clavier a été rechargé à 100 % avant le test, puis utilisé environ trois heures par jour en semaine et cinq à six heures le week-end, avec un rétroéclairage réglé entre faible et éteint. Après plusieurs jours, il affichait encore 96 % de batterie, ce qui rend les trois mois annoncés crédibles tant que l'éclairage reste discret.
Un bouton dédié, placé à côté de la molette droite, permet de vérifier le niveau de batterie en faisant s'illuminer les trois boutons en vert, orange ou rouge selon la charge restante. Le clavier se met aussi en veille automatiquement pour préserver sa batterie, ce qui est bien vu, mais le réveil est moins agréable. En effet, après une longue période d'inactivité, il faut d'abord appuyer sur une touche pour le réactiver et les premières frappes ne sont pas prises en compte. Ce léger délai est sans doute inhérent à la mise en veille, mais il agace quand on veut se mettre à écrire tout de suite.
Razer Synapse et ses fonctionnalités
Le clavier peut fonctionner sans logiciel, mais pour profiter de l'ensemble des technologies Razer, le mieux reste d'utiliser Razer Synapse, qui débloque la programmation des touches, les macros et la gestion de l'éclairage. Il est également possible de lier une application à un profil, de sorte que les raccourcis et les macros s'appliquent automatiquement dès que le logiciel est lancé ou reconnu.
Synapse permet également de forcer le comportement des touches de fonction, entre les touches F1 à F12 par défaut et l'accès direct aux raccourcis sans passer par la touche FN. Le mode gaming s'active ou se désactive depuis le logiciel, avec le choix du moment et de la manière dont il s'applique.
Le bouton dédié à l'IA ouvre une fenêtre qui propose plusieurs possibilités, comme reformuler un texte, le résumer ou rédiger un e-mail. Encore faut-il lier une IA externe comme ChatGPT ou Gemini, car il s'agit de prompts préfaits envoyés à votre propre IA et non d'une IA Razer native, ce que le constructeur ne prétend pas, mais qui peut prêter à confusion. L'idée séduit ceux qui maîtrisent peu les prompts ou qui reformulent souvent des textes, mais le raccourci fait gagner très peu de temps face à une fenêtre ChatGPT ou Gemini ouverte dans laquelle on écrit directement.
Comme souvent chez Razer, le rétroéclairage Chroma RGB se révèle plutôt agréable, et sa luminosité réglable, associée à une bonne autonomie, participe à un rendu soigné. Il apporte surtout un vrai confort lorsque la lumière est tamisée ou la nuit, car le lettrage, blanc translucide sur des touches noires, reste visible sans éclairage, même s'il n'est pas très fin, mais bien plus agréable à lire avec le rétroéclairage.
Un clavier à l'aise au bureau comme en jeu
Finalement, le passage au jeu laissait craindre une adaptation compliquée avec un clavier divisé en deux blocs, mais la transition s'est révélée agréable et intuitive, avec la sensation d'avoir les mains confortablement installées. Le Pro Type Ergo a été mis à l'épreuve sur des titres variés, d'Overwatch 2 à League of Legends, en passant par Lords of the Fallen.
Le clavier se montre ainsi aussi confortable que performant, permettant même de passer du jeu à la rédaction sans trop de difficulté. Il assure dans les deux usages, sans rupture notable ni défaut particulier à signaler. Les joueurs en quête de performances purement compétitives trouveront mieux à ce tarif, mais ce n'est pas la vocation du Pro Type Ergo. Sa force réside dans sa polyvalence, avec la possibilité de passer du travail au jeu sans changer de clavier. C'est précisément sur ce terrain qu'il remplit son rôle.























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