Le Steam Deck franchit la barre colossale des 30 000 jeux compatibles
le 03 septembre 2026 à 10h24
Le catalogue de la console portable de Valve ne cesse de s'étoffer d'année en année. Selon les dernières données recueillies par la base de données indépendante SteamDB, le cap des 30 000 titres compatibles avec le Steam Deck vient tout juste d'être franchi. Une progression spectaculaire et rassurante pour les joueurs, surtout quand on se souvient qu'en mai 2022, soit quelques mois seulement après la sortie de la machine, ce chiffre plafonnait péniblement à 3 000. Aujourd'hui, la ludothèque accessible en mobilité représente une part massive des quelque 130 000 logiciels disponibles sur la boutique numérique de Valve, prouvant l'adoption massive de ce nouveau standard par les développeurs.
Une classification rigoureuse mais parfois trompeuse
Dans le détail, ces statistiques flatteuses se divisent en deux catégories bien distinctes instaurées par le constructeur. Nous comptons d'abord près de 9 000 jeux affichant le très convoité macaron vert « Vérifié », garantissant une expérience optimale dès le premier lancement. Pour obtenir ce statut, les menus doivent être parfaitement adaptés à la manette, le texte doit rester lisible sur le petit écran portable et les performances graphiques par défaut doivent assurer une fluidité constante.
De l'autre côté, plus de 21 000 titres sont considérés comme simplement « Jouables ». Ces derniers fonctionnent correctement mais exigent quelques manipulations de la part de l'utilisateur, comme l'utilisation ponctuelle du clavier virtuel ou des ajustements manuels dans les paramètres graphiques pour éviter les ralentissements ou les problèmes d'affichage. Voici d'ailleurs la liste des 10 jeux les plus populaires sur le Steam Deck actuellement :
- Slay the Spire 2
- Palworld
- Field of Mistria
- Stardew Valley
- Baldur's Gate 3
- Balatro
- Cyberpunk 2077
- PEAK
- Elden Ring
Cependant, l'absence de certification officielle ne signifie pas nécessairement que le logiciel est inutilisable sur la machine. De très nombreux titres classés comme non pris en charge par Valve fonctionnent en réalité parfaitement grâce à Proton, la puissante couche de compatibilité développée en interne pour faire tourner des jeux Windows sur le système d'exploitation basé sur Linux. À titre d'exemple, des classiques du jeu de rôle vieux de plusieurs années tournent de manière irréprochable malgré leur statut officiel défavorable sur la page du magasin.
Le mur infranchissable des systèmes anti-triche
Si les aventures en solo profitent pleinement de cette flexibilité technique incroyable, la situation est nettement plus complexe pour les expériences multijoueur compétitives. Les logiciels exigeant un système anti-triche intrusif fonctionnant au niveau du noyau de la machine se heurtent souvent de plein fouet à l'architecture Linux du système d'exploitation SteamOS. Des titres très populaires de tir à la première personne restent ainsi inaccessibles, à moins de procéder à l'installation complexe de Windows 11 sur la console, une manipulation qui rebute logiquement le grand public. Il en va de même pour la licence FIFA / EA SPORTS FC, qui ne permet pas d'être lancée sur le Steam Deck à cause de son logiciel anti-triche.
La situation ne semble d'ailleurs pas près de s'améliorer pour certains éditeurs majeurs de l'industrie. Ubisoft a récemment pris la décision radicale de retirer le support de l'un de ses jeux d'action multijoueur sur les plateformes Linux, réduisant ainsi le catalogue de la console de Valve.
Nous retirons For Honor de la plateforme Linux pour garantir un environnement plus sûr à nos joueurs, car nous ne pouvons pas déployer de protection de manière significative sur cette plateforme.
Cette décision ferme, effective dès le 10 septembre, illustre parfaitement les défis persistants de l'écosystème Linux face aux exigences de sécurité drastiques du jeu en ligne moderne. Malgré ces quelques zones d'ombre et la nécessité de contourner certaines barrières techniques, le pari matériel de Valve semble largement réussi. La promesse d'emporter l'intégralité de sa bibliothèque PC partout avec soi n'a jamais été aussi concrète.
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