Psyonix frappe un grand coup pour l'intégrité compétitive de Rocket League. Dès la Saison 22, le célèbre Easy Anti-Cheat débarquera sur PC pour éradiquer la triche. Entre restrictions des mods et nouvelles fonctionnalités natives, voici tout ce qu'il faut savoir sur ce tournant majeur prévu pour avril 2026.
C'est une annonce qui risque de faire grand bruit dans la communauté compétitive.
Psyonix a officiellement confirmé l'arrivée d'Easy Anti-Cheat sur les versions PC de Rocket League, via Steam et l'Epic Games Store. Ce changement majeur,
prévu pour le lancement de la Saison 22 en avril 2026, marque une volonté de fer de la part des développeurs, celle d'assainir les serveurs et garantir une intégrité compétitive sans faille. Fini le laxisme, place à la détection et au bannissement des tricheurs en temps réel. Mais il y a un gros hic, pour une partie de la communauté.
Un système à la carte pour préserver les joueurs
L'implémentation de ce système de sécurité
s'inscrit dans une démarche globale visant à contrer les bots, les attaques DDoS et les diverses formes de triche qui polluent l'expérience en ligne. Cependant, Psyonix semble avoir conscience des spécificités de sa communauté. Les joueurs PC auront ainsi le choix de lancer le jeu avec ou sans EAC activé.
Concrètement, pour accéder au matchmaking en ligne, aux matchs privés et aux tournois,
l'activation de l'anti-cheat sera obligatoire. En revanche, pour les modes hors ligne, l'entraînement, le jeu en réseau local et l'édition de replays, il sera possible de jouer sans cette protection. Cette distinction est cruciale, car elle impacte directement l'utilisation des mods.
L'avenir des mods et de BakkesMod en question
C'est le point sensible de cette mise à jour.
Lorsque Easy Anti-Cheat sera actif, les mods ne fonctionneront pas. Toutefois, le contenu communautaire comme les cartes du Steam Workshop restera accessible. Conscient que des outils comme BakkesMod sont vitaux pour la création de contenu et l'esport, le studio prévoit d'accorder des dérogations à certains comptes partenaires.
De plus, pour compenser la perte de certaines fonctionnalités tierces,
les développeurs vont intégrer directement des options populaires inspirées des mods comme l'affichage du MMR en jeu, des options d'entraînement personnalisées avancées et un indicateur de flip reset.
L'inquiétude demeure concernant BakkesMod, véritable pilier de l'écosystème.
Yota, créateur de contenu pour Gen.G, se veut rassurant sur la pérennité de l'outil :
BakkesMod est une fonctionnalité centrale de Rocket League tel que nous le connaissons aujourd'hui. Cela ne peut pas être remplacé du jour au lendemain, et Epic comme Psyonix le savent aussi. De plus, même sans BakkesMod, la plupart des exploits restent exécutables, donc bannir BakkesMod ne réglerait pas le problème de fond.
Il ajoute que
Psyonix a historiquement collaboré avec les créateurs de plugins pour maintenir un environnement sûr. L'objectif est donc de travailler conjointement avec BakkesMod plutôt que de l'éliminer, même si c'est dorénavant Epic Games qui a la main.
commentaires (2)
On va pas se maintenir, ce genre de changement ça craint. A moins qu'ils sortent les fonctionnalités rapidement sinon ça va crier fort
Epic Games a le don de tout gacher