Quand les plus grands noms de la peinture rencontrent les Pokémon, cela donne naissance à des illustrations de cartes originales et devient une manière originale de découvrir l'histoire de l'art.
Depuis toujours,
les illustrations des cartes Pokémon font partie intégrante de leur impact sur notre culture, notre enfance et même notre perception de l'art. Qu'il s'agisse des cartes classiques, des Trainer Gallery ou des cartes alternatives, leurs illustrations nous plongent instantanément dans un univers fantastique.
Au fil des années, certains illustrateurs comme HYOGONOSUKE, Yuka Morii et ses Pokémon en pâte à modeler ou Tomokazu Komiya et son style très psychédélique se sont imposés comme des légendes. Toutefois, les œuvres présentes dans les plus célèbres musées du monde peuvent se transformer en cartes Pokémon, que ce soit dans le cadre de collaborations inédites ou simplement d'hommages à des figures inspirantes.
Découvrez dans les lignes qui suivent 7 exemples de tableaux célèbres qui se sont invités dans
le JCC Pokémon.
Queulorior et la Composition II en rouge, jaune et bleu de Piet Mondrian
Queulorior est présenté comme un Pokémon peintre dans le Pokédex. Dans plusieurs de ses illustrations, il est représenté en train de donner des coups de peinture verte ou de réaliser des tableaux. Cependant,
une carte de l'extension Tonnerre Perdu du bloc Soleil et Lune a dû dérouter le public. En effet, le Pokémon est simplement représenté sur un fond constitué de carrés colorés.

Ce fond est pourtant une référence à Composition II en rouge, jaune et bleu. L'œuvre en question a été peinte en 1930 par Piet Mondrian, un artiste adepte de l'abstraction, et elle est actuellement conservée à la Kunsthaus de Zurich.
Cette composition réunit tous les éléments marquants de son travail, connu pour utiliser uniquement les couleurs primaires, du blanc, du noir et des lignes. La carte de Queulorior sur fond de Mondrian est l'une des plus abordables car il est possible de l'acheter pour quelques centimes sur le marché de l'occasion.
Relativity de M.C. Escher, une œuvre qui a inspiré 2 cartes de Palkia
Dans la mythologie Pokémon, Palkia est le maître de l'espace et il vivrait dans son propre monde, loin des autres Pokémon créateurs. Afin de représenter le chaos distordu et les perspectives renversées de l'espace où il vit, Oswald KATO s'est inspiré d'une œuvre déroutante de M.C. Escher pour créer
la version alternative du Palkia Originel-V de l'extension Astres Radieux.

D'ailleurs, le clin d'œil au monde renversé de M.C. Escher est aussi présent dans
Pokémon Pocket. En ouvrant des boosters Choc Spatio-temporel Palkia, vous pouvez obtenir
la version Immersive rare du Pokémon légendaire. Celle-ci fait aussi référence à l'œuvre, mais met davantage l'accent sur des escaliers inversés. Cette version de la carte a été réalisée par N-DESIGN Inc.
Au niveau des prix, la version alternative de Palkia Originel-V peut être difficile à obtenir. En français, comptez entre 50 et 70 euros pour ajouter cette carte à votre collection.
Oies sauvages (ou plutôt Nigosier) volant sous la pleine lune d'Utagawa Hiroshige
En 2021, la poste japonaise s'est associée à Pokémon pour imaginer une collaboration promotionnelle unique. Le coffret en question contenait des timbres à l'effigie de certaines cartes Pokémon emblématiques, un deck, mais surtout
deux cartes promos inspirées par des estampes japonaises. La première de ces deux cartes représente 3 Nigosiers en train de plonger vers un point d'eau ou de foncer sur une proie. Le fond en léger dégradé de bleu dessine des nuages au premier plan et la silhouette de la pleine lune dans le fond. Cette carte, qui semble tout droit sortie d'un musée d'estampes, est en réalité
une réinterprétation de l'œuvre « Oies sauvages volant sous la pleine lune ».

Cette œuvre a été réalisée par Utagawa Hiroshige, l'un des grands maîtres de l'Ukiyo-e (l'estampe japonaise). Souvent comparé à Hokusai,
Hiroshige s'était spécialisé dans le kasho-ga, l'art de peindre les fleurs et les oiseaux. Oies sauvages volant sous la pleine lune appartient à cette catégorie d'estampes. Elle a été réalisée en 1835 et est aujourd'hui conservée au Minneapolis Institute of Art.
En tant que carte promotionnelle exclusive au Japon, cette carte de Nigosier est assez recherchée. Il est possible de la trouver pour une centaine d'euros si elle n'est pas gradée.
La beauté et son Pikachu regardant en arrière d'Hishikawa Moronobu
La deuxième carte promotionnelle de la collaboration entre la poste japonaise et Pokémon représente une œuvre bien connue des joueurs d'
Animal Crossing. En effet, depuis les premiers jeux de la saga, Rounard propose régulièrement dans son échoppe une estampe représentant une jeune fille portant un kimono rouge et regardant par-dessus son épaule. Cette jeune fille est la vedette de
l'estampe « Beauté regardant en arrière » d'Hishikawa Moronobu.

Souvent présenté comme le premier peintre d'Ukiyo-e (ces estampes dont les sujets sont belles femmes, le théâtre kabuki ou encore les yokai), Moronobu a réalisé entre 1688 et 1704 cette grande estampe sur rouleau, aujourd'hui conservée au Musée National de Tokyo. Pour ajouter une touche Pokémon à cette œuvre majeure, le plus emblématique des petits monstres a été intégré.
Porté par sa maîtresse, il regarde lui aussi en arrière, en souriant.Des deux cartes Pokémon Stamp, celle de Pikachu est la plus prisée. Gradée avec une note de 9, elle est généralement proposée à la vente autour de 500 euros.
Rêverie d'Alphonse Mucha pour un Magirêve
Dans l'extension Évolutions à Paldea figure une carte qui semble prisonnière d'un vitrail ou d'une affiche ancienne. Le
Magirêve représenté au centre est entouré d'un cadre de bois et de feuilles, tandis que les couleurs de l'illustration rappellent le côté mystérieux de ce Pokémon spectre. Tous ces éléments sont des références au travail d'Alphonse Mucha, et plus précisément à sa Rêverie.

Figure majeure de l'Art Nouveau, Mucha est avant tout un affichiste. Ses œuvres les plus connues sont des publicités pour ses spectacles ou divers produits, dans lesquelles les femmes sont toujours à l'honneur. La plupart de ses travaux incluent
un halo, des éléments floraux, des arabesques et des lignes marquées, tout comme la carte de Magirêve illustrée par aoki.
Si vous souhaitez que cette carte rejoigne votre collection, sachez qu'elle est assez facile à trouver. Mais en français, elle vous coutera une trentaine d'euros, contre seulement 6 euros en version japonaise.
Le Cri d'Edward Munch et les visages paniqués de 5 Pokémon
Avec son personnage à la tenue noire et au teint pale,
le Cri est probablement l'une des œuvres les plus reconnaissables au monde. Toutefois, ce n'est pas la première peinture à laquelle le public pense pour imaginer une carte Pokémon. Pourtant, les deux mondes se sont rencontrés en 2018 dans le cadre d'une exposition organisée au Musée d'art métropolitain de Tokyo.
L'institution accueillait temporairement de nombreuses œuvres d'Edward Munch, dont les 5 versions du Cri réalisées entre 1983 et 1917. En hommage à cet événement de grande ampleur, le musée s'est rapproché de The Pokémon Company. L'entreprise a alors proposé à
5 artistes (You Iribi, Atsuko Nishida, Tomokazu Komiya, Hasuno et Hideki Ishikawa) de créer des cartes reprenant les variations du Cri du Munch, mais en mettant à l'honneur 5 Pokémon très appréciés du public : Pikachu, Évoli, Psykokwak, Brindibou et et Mimiqui.

En plus des versions dédiées au JCC Pokémon, d'autres produits dérivés sont nés de cette collaboration comme une peluche Pikachu. Mais les cartes sont les objets les plus rares, et leur prix peut aller de 170 euros pour Brindidou à plus de 2 600 euros pour Mimiqui.
La collaboration Pokémon X Van Gogh Museum et son emblématique Pikachu with Grey Felt Hat
En 2023, le Van Gogh Museum invitait petits et grands dresseurs à découvrir les œuvres du maître de manière ludique grâce à Pokémon. Dans le cadre des festivités des 50 ans de l'institution, le musée proposait un parcours où il était possible de contempler
les œuvres les plus connues de Vincent Van Gogh comme Le Champ de blé aux corbeaux, Chambre à coucher ou encore Autoportrait au chapeau de feutre, mais en version Pokémon.

Parmi les illustrations présentées,
seul le Pikachu portant un chapeau gris a eu droit à une version déclinée en carte Pokémon. Les autres œuvres étaient quant à elles déclinées sous forme de produits dérivés. À son lancement, cet événement a déchaîné les passions, provoquant des bagarres et des ruptures de stock rapides. Aujourd'hui, la carte Pikachu with Grey Felt Hat peut être achetée entre 170 et 250 euros selon si elle est scellée, gradée ou non.
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