« Je ne joue même pas aux jeux d'horreur » : Le créateur de Phasmophobia révèle n'avoir jamais eu l'intention de créer un jeu d'horreur

Corentin Rimbert Publié par Corentin Rimbert
le 13 juin 2025 à 16h30
Phasmophobia est désormais un incontournable du genre horreur coopératif, réputé autant pour ses moments terrifiants que pour ses situations hilarantes. Pourtant, son créateur et développeur principal, Daniel Knight, n'avait à l'origine aucune intention d'en faire un jeu d'épouvante… et ne joue même pas lui-même aux jeux d'horreur.
« Je ne joue même pas aux jeux d'horreur » : Le créateur de Phasmophobia révèle n'avoir jamais eu l'intention de créer un jeu d'horreur
Devenu incontournable dans le genre horreur coopératif, Phasmophobia permet de partir à la chasse au fantôme. S'il offre évidemment ses moments d'humour à plusieurs, son ambiance reste toutefois assez pesante. Mais son créateur n'avait pas réellement l'intention de créer un tel jeu.

Un puzzle coopératif devenu accidentellement culte

Lors d'une récente interview accordée à PCGamer pendant le Summer Game Fest, Daniel Knight a confié avec franchise qu'il n'avait pas l'objectif de créer un jeu de la sorte initialement.
À l'origine, je voulais simplement créer un jeu coopératif basé sur la résolution d'énigmes. Je n'avais absolument pas prévu de créer un jeu de chasse aux fantômes. Ça s'est simplement révélé être la combinaison parfaite.
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Ce qui devait être un jeu de puzzles en coopération s'est finalement transformé en une expérience sociale intense, où les joueurs, regroupés en équipe, tentent d'identifier le type de fantôme hantant un lieu en utilisant divers outils et indices à leur disposition. L'horreur n'était alors qu'un élément secondaire, mais elle s'est naturellement imposée comme un ingrédient essentiel du gameplay.

Une approche originale avec l'énigme au cœur de l'horreur

Cette vision explique sans doute le succès durable de Phasmophobia. L'aspect « puzzle » rend l'expérience particulièrement immersive, stimulant la réflexion et la communication d'équipe, bien plus que ne le ferait un simple jeu axé sur les frissons faciles. Les moments les plus mémorables proviennent d'ailleurs souvent de quiproquos et de maladresses lors de l'identification des fantômes. Le créateur illustre cette dynamique en évoquant une anecdote personnelle sur la carte Brownstone High School :
Nous étions persuadés que le fantôme était au rez-de-chaussée, mais c'est seulement lorsqu'il est apparu derrière nous que nous avons réalisé qu'il était à l'étage supérieur. Une simple erreur d'interprétation avait tout changé. 
Ces situations inattendues, génératrices à la fois de stress et d'hilarité, sont exactement ce qui rend Phasmophobia unique.

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Un créateur peu attiré par le genre horreur

Le plus surprenant reste sans doute la confession du développeur, qui avoue ne pas être un grand fan des jeux vidéo d'horreur. « Je ne joue même pas aux jeux d'horreur », admet Daniel Knight.

Interrogé sur ses préférences personnelles, il cite toutefois Content Warning, un jeu coopératif récent plutôt léger en termes d'horreur malgré quelques séquences troublantes, comme lorsqu'un Snail Man vous poursuit ou lorsque le Ceiling Star vous renverse soudainement. Le paradoxe d'un créateur ne jouant pas à des jeux d'horreur, mais réussissant à en créer un des plus marquants de ces dernières années amuse autant qu'il impressionne.

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Une réussite inattendue qui redéfinit le genre

Finalement, cette situation peu banale souligne l'importance d'avoir parfois un regard extérieur pour réinventer un genre. En abordant l'horreur par un angle différent, Daniel Knight a créé avec Phasmophobia un jeu novateur devenu instantanément culte, sans n'avoir jamais voulu révolutionner volontairement ce secteur.

Un beau paradoxe qui donne encore plus de charme à ce phénomène vidéoludique désormais incontournable. Qui va être adapté au cinéma prochainement.

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