Les micro-transactions et les Loot Boxes font l'objet de polémiques depuis plusieurs jours maintenant, mais d'après le dernier rapport de SuperData, les revenus engendrés par ceux-ci suggèrent, en revanche, que les éditeurs ne sont pas prêts de les abandonner.
Depuis que
les gouvernements s'intéressent aux Loot Boxes, et surtout à celles de Star Wars Battlefront II, dernier jeu de EA qui, rappelons-le, ont
décidé de les retirer du jeu le temps que cette histoire se tasse, les joueurs ont tendance à supposer que
cela sonne la fin des micro-transactions sur les jeux vidéo.
Et alors que les studios
ne publient pas leurs revenus concernant ces achats en jeu, qui est un manque de transparence évident pour les gouvernements, une nouvelle étude de
SuperData suggérerait que
les micro-transactions encourageraient l'évolution de ces studios.
Ce rapport se concentre
principalement sur l'industrie du free-to-play sur PC, qui a vu les revenus de ses éditeurs
doublés en l'espace de 5 ans, passant de
11 milliards d'euros en 2012 à
22 milliards d'euros en 2017. En comparaison, l'évolution des ventes directes de jeux est bien plus modeste, passant de
5 à 8 milliards d'euros au cours de ce même laps de temps.

Les projections de
SuperData suggèrent néanmoins que
cet écart va continuer à se creuser. Ainsi, les chiffres des ventes de jeux PC et consoles de 2012
ne seront pas doublés avant 2020, alors que les revenus des free-to-play sur PC atteindront
les 25 milliards d'euros d'ici 2022.
Au vu de ces chiffres, il n'est pas si étonnant de voir des
Loot Boxes arriver sur des licences triples A, comme sur Star Wars Battlefront II ou même Overwatch, pour rattraper cet écart.
Alors que la méchanceté n'a rien de nouveau pour Electronic Arts, qui a un long passé d'incitation à la colère, la méfiance et à la haine pure et simple pour les consommateurs, Battlefront II est une figure emblématique d'un nouveau mal pesant sur l'industrie du jeu vidéo. Faisant une démarcation entre l'augmentation des contenus offerts, des engagements (et, bien sûr des revenus) et l'aliénation des joueurs, l'expérience des micro-transactions que nous vivons en ce moment a sa part de succès mais aussi de ratés. Alors que les joueurs se plaignent rapidement que les éditeurs monétisent de façon excessive les contenus additionnels de leurs jeux, ils continuent à supporter ce système de services monétisés avec leurs portes-feuilles.
Une des issues possibles à ce problème serait, selon
SuperData, que les
éditeurs baissent de façon considérable le prix de leurs jeux (ou même
rendent totalement gratuit), puisque le modèle économique de free-to-play est
incroyablement populaire. Mais, au vu des récentes polémiques, cela pourrait donner lieu
une régularisation pure et simple par les gouvernements des systèmes de micro-transactions qui sont
de plus en plus présents dans les jeux vidéo.
Peu importe ce qui va se passer, il semblerait bien que toute
cette histoire est sur le point de se terminer, les différentes commissions des jeux
rendant leurs rapports un à un, comme l'a fait hier le
Royaume-Uni.
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