Preview Onimusha: Way of the Sword : Capcom va-t-il finir son année en beauté ?

Corentin Rimbert Publié par Corentin Rimbert
le 06 août 2026 à 17h00
Nous avons pu jouer deux heures et demie à Onimusha: Way of the Sword, la nouvelle production de Capcom, qui nous fait voyager dans le Japon de l'époque d'Edo. Retour sur cette découverte à un mois de sa sortie, pour voir s'il peut venir couronner une année de succès pour Capcom.
Preview Onimusha: Way of the Sword : Capcom va-t-il finir son année en beauté ?

Après un début d'année riche en sorties, mais aussi en succès, Capcom souhaite conclure 2026 par la grande porte en nous proposant le retour de l'une de ses sagas culte, Onimusha. Nous avons été invités il y a quelques semaines par Capcom France pour découvrir une partie d'Onimusha: Way of the Sword, dans le but d'avoir un bel aperçu de ce qui nous attendra début septembre, et pour voir si 2026 est bel et bien l'année du studio japonais.

Le grand retour d'un mythe du jeu d'action

Absent des radars depuis de longues années, le fleuron du jeu d'action fantastique de Capcom prépare enfin son grand retour. Avec Onimusha: Way of the Sword, l'éditeur japonais tente le pari d'une réinvention moderne capable de séduire aussi bien les nostalgiques de l'ère PlayStation 2 qu'un nouveau public adepte de joutes tranchantes. Après une démo publique prometteuse mais très accessible, nous avons donc pu poser les mains pendant près de deux heures et demi sur une mouture beaucoup plus avancée. Une immersion prolongée au cœur d'un Kyoto défiguré qui permet d'appréhender plus finement la structure du titre et la réelle profondeur de son système de combat.

Un Kyoto corrompu et un gantelet au cœur des mystères

L'intrigue nous plonge dans le cadre historique de l'ancienne capitale japonaise au début de l'époque d'Edo, mais une vision bien sombre s'offre rapidement à nous. La cité est désormais étouffée par le Miasme, une brume malveillante et toxique qui recouvre de larges portions de la carte et empêche toute progression vers l'extérieur. L'objectif principal de notre héros, une version romancée du célèbre Miyamoto Musashi, sera de lever ce voile démoniaque pour libérer la région, tout en perçant les secrets d'un mal qui semble intimement lié aux apparitions des Genma.

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Cette quête d'extermination s'accompagne d'un autre enjeu plus personnel. Contraint de porter un mystérieux Gantelet Oni greffé à son bras, Musashi doit impérativement apprendre à comprendre cet artefact pour espérer s'en libérer un jour. Cet équipement n'est pas qu'un simple élément d'habillage scénaristique : il sert de vecteur narratif et de catalyseur de gameplay, octroyant à notre personnage des facultés surnaturelles inédites. Ce mélange entre drame historique et fantastique assure une identité visuelle marquée, tirant pleinement parti du RE Engine pour afficher des décors sublimés par une direction artistique sombre mais dynamique.

Des combats techniques à la gestion d'endurance cruciale

Si la prise en main initiale pouvait laisser penser à un brawler décontracté, la réalité s'avère bien différente dès que l'on s'enfonce dans l'aventure. Le système de combat s'avère particulièrement complexe et exigeant. Au-delà de la classique barre de santé, le titre impose une gestion minutieuse d'une jauge d'endurance. Charger tête baissée sans réfléchir mène rapidement à l'écran de Game Over, car chaque assaut et chaque manœuvre défensive consomme vos ressources, le but est donc de la gérer avec intelligence.

La clé des affrontements repose sur la déstabilisation de l'adversaire. Pour triompher, il convient de faire fondre la jauge d'endurance ennemie afin de briser sa garde et de le placer en situation de vulnérabilité. Cette mécanique s'applique à la chair à canon mais devient absolument capitale lors des combats de boss. Ces derniers, particulièrement spectaculaires, demandent une observation rigoureuse de leurs patterns d'attaque. Épuiser leur posture permet de déclencher des frappes dévastatrices et d'inverser le rapport de force au moment le plus opportun.

Lecture de jeu, blocages et progression de l'équipement

Pour faire face à cette menace constante, le jeu s'appuie sur une mécanique de blocage et de parade chirurgicale. Trouver le bon timing pour dévier un coup de lame ou renvoyer un projectile offre une ouverture immédiate pour placer une contre-attaque fulgurante, et devient très vite un objectif. Conscients de la précision exigée par ces joutes, les développeurs ont intégré un système d'aides et d'indications visuelles. Ces repères optionnels permettent de rendre les affrontements beaucoup plus lisibles au milieu du chaos et d'ajuster la difficulté pour les joueurs qui éprouveraient des difficultés face aux fenêtres d'action réduites. Mais le studio y tient, ce n'est pas un QTF, ces aides ne sont qu'indicatives.

Enfin, cet épisode intègre une dimension Light-RPG bienvenue pour soutenir la montée en puissance de notre guerrier. Les ressources et les âmes récoltées sur les démons vaincus permettent de débloquer des améliorations d'armes et d'équipement, ainsi que d'étoffer plusieurs arbres de compétences. Qu'il s'agisse d'augmenter sa résistance, d'élargir son éventail de combos ou d'optimiser les pouvoirs dévastateurs du Gantelet Oni, ces passages par les menus deviennent indispensables pour aborder sereinement les affrontements les plus tendus de l'aventure, bien que nous n'ayons pas trop vu cet aspect, qui aura un réel impact en jouant plus longtemps.

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Nous aurions effectivement en découvrir davantage, mais Capcom réserve cela pour la sortie, prévue le 4 septembre 2026 sur PC, PS5, Xbox Series et Nintendo Switch 2.

Conclusion

Au terme de ces deux heures et demi d'essai, Onimusha: Way of the Sword confirme tout le bien qu'on pensait de son retour. En combinant un cadre fascinant dévoré par le Miasme, un héros tiraillé par les pouvoirs de son gantelet et un système de combat qui privilégie la technique et la gestion de l'endurance, Capcom semble avoir trouvé le bon équilibre entre dynamisme et exigence.

Grâce à ses options de lisibilité et à son système d'amélioration poussé, le titre s'annonce accessible sans jamais sacrifier son mordant. Une prise en main grisante qui donne désormais très envie de vérifier si la formule tiendra la distance sur la longueur.

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