Après les témoignages de plusieurs anciens employés dénonçant des conditions de travail difficiles et une mauvaise gestion, le studio Build A Rocket Boy, fondé par Leslie Benzies (ex-Rockstar), s'exprime enfin sur l'affaire MindsEye.
Le studio écossais
Build A Rocket Boy tente d'apaiser les tensions après une vague de licenciements et des accusations de crunch liées au développement de
MindsEye. Dans un communiqué adressé à
TheGamer, le studio affirme être «
profondément attristé » par les départs récents et assure «
écouter attentivement les retours » de ses anciens employés, tout en niant tout manquement légal dans la gestion des licenciements.
Un communiqué pour calmer la tempête
Le porte-parole du studio déclare que l'équipe reste marquée par la situation, et l'échec critique et commercial de MindsEye, qui était pourtant ambitieux :
Chaque ancien membre de notre équipe a investi passion, créativité et travail acharné dans nos jeux et notre studio. Se séparer de collaborateurs n'est jamais une décision facile, et nous en avons été profondément attristés. Nous ne pensions pas avoir à procéder à des licenciements après le lancement, mais nous avons abordé ce processus avec soin et transparence, en respectant toutes nos obligations. Nous écoutons attentivement les retours de nos anciens employés et nous engageons à apprendre et à grandir grâce à eux.
Ces déclarations interviennent après une
lettre ouverte signée par d'anciens et actuels développeurs de MindsEye, qui dénoncent des décisions managériales désastreuses ayant conduit à l'échec du projet et au licenciement de plus de
250 employés.
Des accusations graves sur la gestion du studio
Dans cette lettre, les signataires affirment que leurs alertes ont été ignorées et qu'ils ont dû subir une pression croissante à l'approche de la sortie du jeu. Le ton s'est durci après les licenciements massifs, certains accusant la direction d'avoir cherché à se dédouaner en rejetant la faute sur des facteurs extérieurs.
Selon plusieurs témoignages,
MindsEye aurait souffert d'un manque de direction clair et de changements constants dans les objectifs de développement. Ce chaos aurait contribué
à un environnement de travail tendu, marqué par le crunch et les délais intenables.
La situation a dégénéré après le lancement raté du jeu,
à la fois critique et commercialement désastreux. Face à cet échec, les dirigeants auraient procédé à des licenciements précipités, aujourd'hui contestés par le syndicat IWGB, qui accuse le studio d'avoir mal informé les employés sur leurs droits et d'avoir évalué leurs performances de manière arbitraire.
Des poursuites en cours et un avenir incertain
Build A Rocket Boy fait désormais face à des actions en justice liées à la gestion de ces licenciements. L'affaire pourrait avoir un impact durable sur la réputation du studio, déjà ébranlé par l'échec de MindsEye, au point que IO Interactive aurait décidé de ne plus publier d'autres jeux du studio pour le moment.
Reste à savoir si cette promesse de «
grandir et apprendre » s'accompagnera d'actes concrets. En attendant, la communauté comme les anciens employés restent dans l'attente de gestes forts pour restaurer la confiance.
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