Nous avons eu l'occasion de nous plonger dans Indiana Jones et le Cercle Ancien avant sa sortie, pour découvrir cette nouvelle aventure en long et en large. Voici notre test, sans aucun spoiler.
S'il figure parmi les jeux les plus attendus de cette fin d'année, parce qu'il s'agit d'une licence de renom et surtout d'un personnage très charismatique,
Indiana Jones et le Cercle Ancien ne suscitait pas forcément une grande attente chez nous, par peur d'être déçus. Mais nous nous sommes tout de même plongés avec enthousiasme dans cette expérience immersive ô combien réussie dans les grandes lignes, bien qu'un tantinet poussive à certains moments.
Revenons donc sur
l'aventure Indiana Jones et le Cercle Ancien, dans notre test qui abordera tous les points essentiels, sans trop évoquer l'histoire pour ne pas vous spoiler, et tout découvrir par vous-même.
Contextualisation de cette histoire
Même s'il s'agit d'une histoire originale, pas question pour les développeurs de nous présenter à Indiana Jones vieillissant, qui reprend les traits d'Harrison Ford.
C'est ainsi que nous sommes propulsés en 1937, entre les films les aventuriers de l'arche perdue et La Dernière Croisade. Notre archéologue est donc en pleine force de l'âge et pourra, sans aucun souci, compter sur son physique pour s'extirper des situations dans laquelle il se met, avec parfois de belles acrobaties.

Quoi qu'il en soit, après une petite introduction très sympathique pour nous apprendre les bases, avec un joli clin d'œil au premier film, nous voilà au cœur de l'histoire lorsque Indy se réveille à l'université et fait face à un homme d'une taille imposante, qui finit par l'assommer. Lorsqu'il reprend ses esprits, il découvre qu'un artéfact a disparu, et part à sa recherche,
qui le verra affronter des nazis pour finalement partir sur la trace d'une légende, le cercle ancien.

Des voyages aux quatre coins du monde, dans des sites archéologiques aussi beaux que mystérieux vous attendent, tandis que vous allez rencontrer des personnages plus ou moins charismatiques, dignes d'un film de la trilogie originale.
Des cinématiques magnifiques, mais parfois datées
Pour aiguiller le joueur, mais aussi offrir un peu de répit après une longue énigme, une exploration stressante ou encore un combat épuisant,
des cinématiques viendront mettre en avant l'histoire et les personnages. Dès le début, nous pourrons découvrir des scènes plus ou moins longues, assez réussies dans l'ensemble. Nous retrouvons l'essence même des films, que ce soit au niveau de la réalisation ou de l'humour, sans oublier la bande-son, avec toujours quelques références aux films qui ne manqueront pas de ravir les amoureux de la licence.

En général, les séquences mettent soit en avant l'histoire, soit des scènes spectaculaires, et c'est ce dernier point qui nous a largement grisés. Très souvent, lorsqu'une explosion se fait, cette partie de la cinématique est pixélisée ou avec un très faible nombre d'images par seconde, telle une cinématique de la PlayStation. Un point qui nous sort de l'immersion et que nous retrouvons presque tout au long de l'aventure :
si l'action est trop rapide ou trop explosive, les animations ne sont pas jolies.Très regrettable lorsque le reste est magnifique et permet de suivre l'histoire comme si nous regardions un film. Petit point également sur la synchronisation labiale, qui est parfaite en version originale, mais décalée lorsque les personnages parlent en Français. Dommage puisque nous avons le droit à la voix de l'iconique Richard Darbois.
Une ambiance qui montre crescendo, avec des graphismes magnifiques
Évidemment, pour faire un bon jeu Indiana Jones qui mise sur l'action et l'aventure, il faut que l'ambiance suive, et c'est le cas. Dès le départ, comme nous vous le disions, nous retrouvons l'ambiance des films, bien aidé par le doublage, et le fait de parcourir le jeu en FPS n'est en rien problématique.
Les décors sont du même acabit que les films, surtout lorsque nous entrons dans les lieux importants, où des énigmes nous attendent (mais nous reviendrons sur ce point plus bas). Les lieux sont également parfaitement retranscrits, que ce soit au Vatican ou en Égypte par exemple, permettant d'être totalement immergé, sans être sorti de l'histoire avec des éléments hors sujet.

Les graphismes sont aussi de qualité, et chaque élément est soigné, même les détails. En explorant, nous pouvons voir des objets divers et variés, et non un copier-coller d'assets, placés là pour combler un vide. Un vrai travail pour garnir le monde et le rendre plus authentique, apportant une touche de réalisme pour chaque région du monde que nous explorons. Seul bémol, l'eau et la nage, qui n'apportent aucune plus-value. Il n'y a d'ailleurs aucune animation lorsque le personnage entre ou sort de l'eau, mais plutôt une mini téléportation, ce qui gâche encore une fois la chose.
Cette montée en puissance se fait également par le biais des missions, qui nous prennent par la main au début de l'aventure, avant de nous guider de moins en moins, à mesure que nous avançons dans l'histoire. Une fois la première mission terminée, aucun doute, nous sommes bien Indiana Jones et devrons utiliser notre matière grise.
Et le gameplay dans tout ça ?
Une infiltration qui fonctionne
Évidemment, notre archéologue n'est pas réputé pour être un fin combattant, qui aligne les victimes les unes après les autres. C'est pourquoi l'infiltration est de mise, et réussie très souvent, d'autant plus que l'IA n'est pas la plus intelligente pour vous repérer. Il faudra néanmoins faire attention aux gardes qui auront été assommés, puisque leur corps pourra alerter les autres.
Mais en général, le jeu offre plusieurs chemins pour vous infiltrer et obtenir ou faire ce pour quoi vous êtes là. Mais si jamais il faut user de la force, plusieurs options s'offrent à vous, mais le plaisir ne sera pas vraiment présent.
Des combats soporifiques
Le corps-à-corps permet d'utiliser moult objets que nous trouvons à portée de mains, comme une guitare, un balai ou encore un marteau. Ces derniers ont une durabilité, allant de 2 à 6 coups pour la majeure partie, obligeant le joueur à se renouveler sans cesse. Et si tout cela tourne mal, il est toujours possible d'utiliser ses poings, mais le résultat est moins satisfaisant.
Enfin, dans de rares situations, l'utilisation de l'arme à feu sera requise, mais le gunplay est l'aspect le moins réussi. Très brouillon, il ne sera à utiliser que dans de rares situations, et n'apportera pas de réel plaisir. Le fouet, quant à lui, ne servira qu'à escalader, étant donné que son efficacité lors des affrontements est assez limitée.
Des énigmes qui font réfléchir
Que serait un jeu Indiana Jones sans énigmes et mystère ? Pas grand-chose. Fort heureusement, Machine Games nous gâte avec une pléthore d'énigmes, qui viendront faire avancer l'histoire au fur et à mesure. Parfois, la solution vous viendra assez vite, mais dans d'autres cas, il faudra faire preuve de réflexion et surtout bien écouter ce que dit la voix intérieure d'Indy. Malheureusement, ne comptez pas sur les PNJ alliés, puisque leurs indices, si tant est qu'on puisse les qualifier ainsi, arriveront parfois avec un joli retard.

Nous prenons néanmoins un vrai plaisir à arriver dans un nouveau lieu pour analyser les éléments, et savoir ce qu'il faut faire pour avancer. Trouver un levier, découvrir une clé cachée, une porte ou simplement l'objet tant convoité, cette partie du jeu est un réel plaisir, bien que nous finissions très vite par découvrir que le schéma est plus ou moins le même. Mais cela ne gâche pas le résultat.
Des fonctionnalités en demi-teinte
Les développeurs ont décidé d'innover notamment sur les capacités. Pour améliorer certains points, il faudra explorer pour trouver des livres. Dépenser des points spéciaux (gagnés en trouvant des objets) pour améliorer une compétence. Par exemple, lorsque l'archéologue est tué au combat, il peut avoir une deuxième chance en attrapant son chapeau. Il est possible d'économiser son endurance, ou encore d'être meilleur lors des combats.
Un petit plus qui permet d'approfondir le gameplay, en choisissant ses axes de progression.
Le journal et la carte ne sont en revanche pas très intuitives, puisque nous nous perdrons parfois dans les menus, tandis que les objectifs ne sont pas très précis, mais rien d'étonnant sur ce point lorsque nous savons que le jeu vous pousse à chercher. L'inventaire, quant à lui, n'est pas des plus ergonomiques, mais une fois le coup de main pris, nous sommes moins perdus. Attention toutefois à ne pas l'ouvrir en plein combat.
Pour le reste, très peu de problèmes majeurs sont à signaler. Quelques bugs au niveau du son après une explosion, forçant à fermer le jeu, mais l'expérience est parfaitement jouable et tourne plutôt très bien (144 FPS constants), sur notre machine (encore heureux, nous diriez-vous) :
- OS → Windows 10
- Carte Graphique → NVIDIA GeForce RTX 4070 Ti
- Processeur → i7-13700F 2.10 GHz
- RAM → 32 Go
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