GTA Tokyo : découvrez le projet secret que Rockstar a failli sortir

Florian Lelong Publié par Florian Lelong
le 23 décembre 2025 à 14h13
Imaginez un instant arpenter les rues néon de Shibuya au volant d'une sportive volée. Ce rêve a failli devenir réalité. Un vétéran de Rockstar Games vient de révéler que le studio avait sérieusement planché sur un épisode japonais, avant d'abandonner l'idée pour des raisons pragmatiques.
GTA Tokyo : découvrez le projet secret que Rockstar a failli sortir
C'est une de ces histoires qui alimentent les fantasmes des joueurs depuis des décennies. L'idée d'un Grand Theft Auto quittant les frontières américaines pour s'installer en Asie ou en Europe est une véritable Arlésienne dans l'industrie. Pourtant, nous apprenons aujourd'hui que ce n'était pas qu'un simple souhait de la communauté, mais bien un projet concret. Obbe Vermeij, ancien directeur technique chez Rockstar North ayant œuvré sur les monuments que sont GTA III, Vice City, San Andreas et GTA IV, a lâché une petite bombe lors d'une interview accordée à nos confrères de GamesHub.

Un développement confié à un studio externe

Selon les dires de l'ancien développeur, l'idée de porter la franchise au pays du Soleil-Levant a dépassé le stade de la simple discussion de machine à café. Le projet, baptisé « GTA : Tokyo », devait s'appuyer sur une structure de production assez inhabituelle pour la firme étoilée. Plutôt que de mobiliser les équipes internes de Rockstar North, l'éditeur avait prévu de déléguer cette tâche titanesque.
Tokyo a failli se faire. Un autre studio au Japon allait s'en charger, prendre notre code et faire GTA : Tokyo. Mais cela ne s'est finalement pas fait.
L'idée était donc de capitaliser sur le moteur existant pour proposer un spin-off dépaysant. Vermeij précise d'ailleurs que Tokyo n'était pas la seule destination envisagée à l'époque où les cycles de développement étaient plus courts. Des villes comme Rio de Janeiro, Moscou ou encore Istanbul ont été évoquées en interne. Une époque révolue où l'expérimentation géographique semblait encore possible.


Pourquoi nous sommes condamnés aux États-Unis

Si ces révélations font rêver, la suite de l'entretien agit comme une douche froide pour quiconque espère voir GTA VI ou ses successeurs quitter l'Amérique. Pour Vermeij, la réalité du marché actuel rend ces excursions impossibles. La raison est simple : le temps. À l'époque de la PlayStation 2, sortir un jeu prenait un ou deux ans. Aujourd'hui, avec des cycles de production dépassant la décennie, Rockstar ne peut plus se permettre de « s'amuser » avec des lieux exotiques.
Ce n'est tout simplement pas réaliste. J'aimerais bien, et si les jeux prenaient encore un an à faire, alors oui, bien sûr, on pourrait s'amuser un peu, mais vous n'aurez pas ça quand il y a un GTA tous les 12 ans.
L'autre argument avancé concerne l'identité même de la série. Grand Theft Auto est, par essence, une satire acerbe du rêve américain et de ses excès. S'éloigner de ce terreau fertile risquerait de diluer l'ADN de la marque. De plus, l'évolution technologique suffit à elle seule à justifier le retour dans des villes déjà visitées.

Miniature vidéo

La boucle infernale des trois villes

L'ancien directeur technique se montre fataliste, mais lucide sur l'avenir de la licence. Selon lui, les joueurs ne boudent pas leur plaisir de retourner à Vice City ou Liberty City, car la claque visuelle et technique redéfinit totalement l'expérience à chaque génération de consoles.
Ils revisiteront New York à nouveau. Ils retourneront à Los Angeles ou peut-être à Las Vegas. J'ai bien peur que nous soyons coincés dans cette boucle d'environ cinq villes américaines. Il faut juste s'y habituer.
Cette déclaration résonne particulièrement alors que Dan Houser, co-fondateur de Rockstar, rappelait récemment les pressions politiques subies par le studio aux États-Unis après le succès de GTA III. Entre amendes colossales et menaces de fermeture par le gouvernement américain, rester sur le sol de l'Oncle Sam a toujours été un défi, mais un défi qui semble désormais indissociable de l'âme de la franchise.

commentaire (1)

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Miaous (invité) Le 23/12/2025 à 15:56

ça aurait pu être stylé