Cette année 2026 marque le retour de Kratos dans le paysage vidéoludique, via le jeu de plateforme 2D de Mega Cat Studios et Santa Monica Studio, God of War Sons of Sparta. Nous avons pu y jouer pendant plusieurs heures, voici notre avis complet.
Après de nombreux leaks, c'est durant le State of Play du 12 février 2026 que Santa Monica Studio et Mega Cat Studios ont dévoilé God of War Sons of Sparta. Le jeu de plateforme 2D, avec des aspects dignes d'un metroidvania, a, d'ailleurs, bénéficié d'un shadowdrop, et a donc été lancé peu de temps après l'événement de PlayStation.
Nous nous sommes plongés dans cette aventure aux côtés de Kratos et Deimos afin de vous rapporter toutes nos impressions sur God of War Sons of Sparta, selon sa version PS5.
Une préquelle intéressante, mais non obligatoire
Kratos et Deimos en Grèce Antique
Si God of War Sons of Sparta renoue avec les origines grecques de la franchise, en proposant une histoire se déroulant dans la région de Laconie (près de Sparte), le postulat narratif est tout autre que celui de la trilogie originale. Canonique, l'histoire de God of War Sons of Sparta est racontée par Kratos lui-même, et ce, à sa fille, Calliope.
Narrant son passé, Kratos revient surtout sur sa jeunesse, alors que lui et son frère suivent leur entraînement à l'Agoge. Et l'objectif pour les deux jeunes spartiates est simple : retrouver Vasilis, qui est porté disparu. Amplement suffisante, cette mission met, dès lors, en lumière les origines de Kratos pour Calliope, comme pour le joueur.
Contrairement aux derniers opus de la licence, narrant les péripéties de Kratos et son fils Atreus et profitant d'un level design 3D,
God of War Sons of Sparta s'intéresse aux origines du dieu de la guerre sur fond de plateformer. Notez, cependant, que
cet opus offre une version moins saisissante et plus éloignée des habituelles rédemptions et montées en puissance du protagoniste.
Pour autant, tout n'est pas inintéressant non plus, d'un point de vue de l'histoire et du lore. Les quelques références aux précédents jeux ainsi que la relation fraternelle entre Kratos et Deimos sont plutôt pertinents et plaisants à découvrir. Toutefois, cela pourrait ne pas suffire pour certains joueurs, qui passeront tout de même un peu de temps sur God of War Sons of Sparta avant de voir l'écran des crédits défiler.
Un spin-off avec une bonne durée de vie
Bien loin d'être un spin-off paresseux, God of War Sons of Sparta a une bonne durée de vie. Ainsi, il faut compter entre 12-15h pour venir à bout de l'histoire. Par ailleurs, celles et ceux qui désirent empocher le Platine y passeront plus de 20 heures. Et encore, cette estimation dépend essentiellement du mode de difficulté choisi : God of War Sons of Sparta en propose 3 au total, dont la plus haute qui offre un véritable challenge. À ce sujet, soulignons qu'il est tout à fait possible de changer de niveau de difficulté au cours d'une partie, hormis si vous avez opté pour le dernier mode.
Cette durée de vie s'explique par la présence de divers collectibles (artefacts, et bien d'autres), mais aussi d'activités/quêtes secondaires. À l'image, par exemple, des chambres des muses, qui proposent des séquences de parcours chronométrés et qui permettent d'obtenir différentes récompenses (améliorations pour équipements, etc.).
Il s'agit d'à-côtés qui font sens, mais qui intéresseront principalement les chasseurs de trophées ou ceux ayant opté pour la difficulté la plus élevée. Hormis cela,
God of War Sons of Sparta reste un bon jeu, mais qui ne parvient pas à faire des étincelles.
Une aventure correcte qui ne brille pas
Kratos, un spartiate en devenir et loin du Dieu de la Guerre
Bien que Kratos soit encore en entraînement spartiate, notre héros possède déjà des principes forts et est surtout équipé comme il se doit. Ce dernier dispose ainsi d'une lance et d'un bouclier.
Chacun de ces éléments peut être modifié et amélioré afin d'obtenir des bonus plus ou moins intéressants. Par exemple, il est possible de dénicher une pointe de lance infligeant des dégâts de poison aux ennemis ou une autre favorisant les coups critiques. Certains renforts et talons pour la lance accordent une attaque spéciale, consommant de l'esprit. D'autres pièces d'équipement peuvent être récupérées au cours de l'aventure.
Durant le périple en Laconie, les joueurs peuvent amasser différentes orbes : les rouges donnent la possibilité de débloquer des améliorations ou compétences (comme sur God of War III), tandis que les jaunes rechargent la barre d'esprit et les bleus la jauge de magie. Évidemment, les orbes verts sont de retour et offrent de la vie. Que ce soit lors de l'exploration ou les combats,
ce système d'orbes est essentiel à comprendre pour mener à bien l'aventure et surtout améliorer le build de Kratos, bien que le sentiment de puissance ne soit pas si flagrant que cela.
Tout le parcours de Kratos est, comme vous vous en doutez, ponctué de nombreux affrontements, soit contre des ennemis mineurs ou bien des boss. Sur ce point,
nous avons trouvé que le bestiaire était assez varié et les boss plutôt intéressants à combattre.
Le titre aurait tout de même gagné à avoir de véritables « finishers » pour notre héros de Sparte. Si les combats représentent une part majeure de l'expérience, l'exploration l'est tout autant.
Pour cette partie, Mega Cat Studios a insufflé une dimension metroidvania, qui est bien exécutée mais trop classique.
Une dimension metroidvania classique
En plus de la quête principale centrée sur la recherche de Vasilis, God of War Sons of Sparta propose d'autres missions secondaires (honorer les dieux, collecter des archives, purifier les oliviers, etc.), qui se découvrent à mesure que nous progressons en Laconie. D'ailleurs, grâce à de petits autels, exigeant de dépenser des orbes rouges, il est possible de dévoiler les points d'intérêt d'une zone donnée. Pour autant, tout n'est pas accessible en début d'aventure.
C'est là que l'aspect metroidvania transparaît dans God of War Sons of Sparta : notre progression est souvent bloquée par un élément (porte verrouillée, mécanisme à faire fonctionner...), qui exige d'avoir l'outil adéquat. Par exemple, la Flamme Éternelle lance un projectile qui explose au contact d'items et d'ennemis. Ces cadeaux de l'Olympe peuvent être utilisés en combat, mais sont surtout efficaces pour les phases d'exploration, donc. De ce fait, les joueurs doivent régulièrement faire des allers-retours dans les zones pour récupérer un item ou tout simplement progresser, et ce, en fonction des outils débloqués.
Cet aspect inhérent au genre du metroidvania est donc ici respecté à la lettre, mais sans apporter de grande nouveauté.
Et si les zones ont chacune leur propre environnement et attrait visuel, faire ses allées et venues est quelque peu contraignant, en raison d'un système de téléportation très limité (seulement d'un temple à un autre). À cela s'ajoute le fait que seuls les feux de camp, en réalité assez nombreux dans les zones, permettent de sauvegarder, de débloquer des compétences et d'améliorer l'équipement (à condition d'avoir les ressources demandées).
Ainsi, God of War Sons of Sparta a une structure metroidvania, qui est bien exécutée mais non innovante. Et, malgré une bonne direction artistique et excellente bande-originale,
le jeu de plateforme 2D de Mega Cat Studios souffre de problèmes divers, qui ne passent pas inaperçus.
Un opus bien, mais oubliable
Un Pixel-Art joli, mais non époustouflant
Jouant la carte rétro, God of War Sons of Sparta arbore un style Pixel art plutôt joli. Certains arrière-plans, et donc paysages, nous ont agréablement surpris, au cours de notre aventure. D'ailleurs, les jeux de lumière sont réussis et parviennent ainsi à insuffler un certain sentiment d'émerveillement ci et là.
Mega Cat Studios a, de ce fait, opté pour un Pixel Art lisse et classique (à la Blasphemous, mais sans l'aspect sombre),
qui manque toutefois un peu de contraste. God of War Sons of Sparta aurait, cependant, gagné à être un tantinet plus saturé pour relever le tout, selon nous.
Cette direction artistique est appuyée par une bande sonore, qui est là aussi très old-school. Composée par Bear McCreary,
la bande originale de God of War Sons of Sparta est vraiment bonne, tant elle joue sur la corde de la nostalgie tout en étant dans l'ère du temps. Mention spéciale au main theme « Sons of Sparta », qui pose bien le ton de cette aventure vidéoludique aux côtés de Kratos. Et si le Pixel Art et la bande originale de God of War Sons of Sparta sont plaisants,
le titre souffre, malheureusement, de quelques imperfections et légers problèmes, qui viennent entacher l'expérience.
Des problèmes et imperfections assombrissent le tableau
Malheureusement, God of War Sons of Sparta n'est pas exempt de défauts. Le titre de Mega Cat Studios souffre de quelques bugs, qui sont loin d'être réellement handicapants mais bien présents.
Par ailleurs, certaines séquences de dialogues ne bénéficient pas de doublage. Une autre fois, ce fut la voix de Deimos qui ne profita pas d'un volume très élevé, sans que nous y soyons pour quelque chose. De petits soucis techniques qui cassent un tantinet l'immersion, mais qui pourraient être réglés dans les semaines à venir (en tout cas, espérons-le).
En ce qui concerne le doublage, TC Carson est de retour dans God of War Sons of Sparta, notamment pour la voix de Kratos adulte. C'est Antony Del Rio (God of War: Ghost of Sparta - 2010) qui prête sa voix au jeune Kratos.
Si le doublage des acteurs anglais est plutôt bon, il est, malheureusement, difficile d'en dire autant pour ce qui est du casting français. Bien que nous ayons passé le jeu en anglais via les options, la langue française revenait automatiquement, après un redémarrage.
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