Le passage en version 1.0 du célèbre extraction shooter ne s'est pas fait sans douleur. Face à la grogne des joueurs et à une accumulation de problèmes techniques, les développeurs montent au créneau pour tenter de calmer le jeu et redresser la barre.
L'attente était immense, mais la réalité du terrain s'est avérée brutale pour les vétérans comme pour les néophytes. La sortie officielle d'
Escape From Tarkov, censée marquer l'aboutissement de longues années de développement,
s'est transformée en parcours du combattant pour une grande partie de la communauté. Entre files d'attente interminables et instabilité chronique,
le lancement a souffert de lacunes techniques majeures. Conscient de la déception engendrée, le studio Battlestate Games a brisé le silence pour présenter ses excuses et détailler son plan de bataille pour les semaines à venir.
Un mea culpa nécessaire face à la saturation des serveurs
La première urgence concernait l'accessibilité même au titre. Victime de son succès, l'infrastructure n'a pas tenu le choc face à l'afflux massif de joueurs simultanés. Nikita Buyanov, le directeur du jeu, a pris la parole sur les
réseaux sociaux pour rassurer la base de fans.
La priorité absolue est actuellement l'ajout de nouveaux serveurs à travers le monde afin de réduire drastiquement les temps de matchmaking qui exaspèrent la communauté.
Le lancement a été rude, c'est certain, et nous en sommes désolés. Mais nous sommes déterminés à continuer de nous battre pour faire triompher le bon sur le mauvais. [...] Nous devons enfin résoudre ces problèmes de performance, ce code obsolète et ces bugs hérités du passé qui subsistent. Oui, beaucoup de choses ont été corrigées dans la version finale, mais ce n'est pas suffisant.
Au-delà de la simple capacité d'accueil, c'est tout le code réseau et la stabilité globale qui sont sur la table d'opération. Le dirigeant ne se cache pas derrière des excuses vagues et admet que certains problèmes sont profonds, datant même des premières phases alpha du projet. Ces «
vieux démons » techniques ont malheureusement survécu jusqu'à la version 1.0, ternissant l'expérience finale.
Des correctifs techniques et des cadeaux pour patienter
Outre les problèmes de serveurs, le studio s'attaque à des dysfonctionnements plus spécifiques qui nuisent à l'expérience utilisateur. Une
communication officielle publiée sur Steam confirme que des correctifs sont en cours de développement pour régler les soucis de téléchargement, que ce soit via la plateforme de Valve ou le launcher propriétaire BSG.
Les développeurs ciblent également l'infâme erreur 228 qui survient lors des interactions avec les marchands, ainsi que divers bugs d'éclairage dans les menus de commerce.
En attendant le déploiement de ces patchs, une solution temporaire est conseillée aux utilisateurs de cartes graphiques NVIDIA puisqu'il est recommandé de désactiver l'option NVIDIA Smooth Motion, identifiée comme une cause potentielle de crashs au lancement du jeu. Pour se faire pardonner de ces débuts houleux,
Battlestate Games a annoncé l'arrivée de compensations in-game dans un « futur proche ».
Les joueurs recevront les ensembles Bear Classic et USEC Night Patrol. Pour ceux possédant déjà ces équipements cosmétiques, une somme équivalente en crédits du jeu sera créditée.
Un accueil critique en demi-teinte et des projets d'avenir
Ces mesures d'urgence interviennent dans un contexte tendu. L'arrivée du titre sur Steam a exposé le jeu à un nouveau public, et la sanction a été immédiate : les évaluations affichent actuellement des évaluations « Plutôt négatives », avec seulement 32 % d'avis positifs.
Malgré cette tempête, le studio regarde vers l'horizon et n'abandonne pas ses ambitions d'extension. Nikita Buyanov a réitéré l'intérêt du studio pour un portage sur consoles, bien que le défi principal reste l'adaptation de l'interface complexe et des nombreuses commandes du jeu au format manette.
La route est encore longue pour que la version 1.0 d'Escape From Tarkov soit à la hauteur des espérances placées en elle. Si la bonne volonté des développeurs semble réelle, seule l'efficacité des prochains correctifs permettra de restaurer pleinement la confiance des opérateurs déployés sur le terrain.
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