Deux mois plus tard, une infime minorité de joueurs a réellement fini Escape from Tarkov

Corentin Rimbert Publié par Corentin Rimbert
le 15 janvier 2026 à 11h31
Deux mois après le déploiement de la version 1.0 et l'ajout d'une véritable fin, les statistiques tombent et elles sont surprenantes. Malgré des millions de joueurs potentiels, une poignée seulement a réussi à s'échapper de Tarkov, confirmant la difficulté légendaire du titre de Battlestate Games.
Deux mois plus tard, une infime minorité de joueurs a réellement fini Escape from Tarkov
Il y a deux mois, Escape from Tarkov passait officiellement en version 1.0, introduisant enfin une conclusion définitive à l'expérience via une toute nouvelle campagne, après des années d'alpha et de bêtas. Pourtant, l'engouement initial se heurte aujourd'hui à un mur de difficulté bien réel, à ce jour, à peine plus de 10 000 joueurs ont vu le générique de fin.

Un taux de réussite infime

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Nikita Buyanov, le patron de Battlestate Games, a confirmé sur les réseaux sociaux que, au moment de la rédaction de ces lignes, exactement 10 489 joueurs avaient réussi à s'échapper de Tarkov. Ce chiffre peut sembler respectable dans l'absolu, mais il devient dérisoire lorsqu'on le compare à la base de joueurs active.
Bien que le nombre total d'utilisateurs soit difficile à estimer avec précision, les données partielles dont nous disposons montrent l'ampleur du fossé. Sur Steam, qui reste une plateforme minoritaire pour ce titre, on compte régulièrement 25 000 joueurs simultanés. Plus parlant encore, des chiffres partagés en août 2025 évoquaient environ 45 000 joueurs en PvP et près de 40 000 en PvE lors d'un dimanche soir classique. Avec près de 100 000 joueurs connectés simultanément, le fait que seulement 10 000 personnes aient terminé le jeu en deux mois prouve que l'objectif ultime reste un fantasme pour la vaste majorité de la communauté.

Le Terminal, une épreuve finale impitoyable

Si le chiffre est si bas, c'est parce que Battlestate Games n'a fait aucune concession. Pour atteindre la fin, les joueurs doivent d'abord boucler une campagne complète aux quêtes exigeantes. Mais le véritable obstacle survient à la toute fin, le gauntlet, sur la nouvelle carte, Terminal. C'est sans doute l'épreuve la plus difficile jamais conçue pour le jeu.


Comme si la difficulté de l'IA et des autres joueurs ne suffisait pas, les développeurs ont ajouté une mécanique sociale cruelle. L'extraction finale se fait par bateau, mais les places à bord ne sont pas garanties pour tous les membres de l'escouade.
Cela signifie que pour un ou deux joueurs, c'est un retour au lobby et une seconde tentative nécessaire pour affronter l'épreuve finale.
Cette conception force parfois des choix déchirants ou des sacrifices héroïques, obligeant les malchanceux à recommencer l'une des missions les plus dures du jeu. Il aura d'ailleurs fallu deux semaines entières au premier joueur mondial, le streamer Tigz, pour accomplir cet exploit, sous les yeux des développeurs eux-mêmes.

Un jeu réservé à une élite ?

Ces statistiques soulèvent une question pertinente sur l'accessibilité de la narration dans les jeux « hardcore ». En réservant la conclusion de son œuvre à une frange aussi restreinte de sa communauté (probablement bien moins de 1 % des possesseurs du jeu), Battlestate Games affirme sa vision radicale. Escape from Tarkov n'est pas conçu pour être vaincu par tout le monde, et cette barrière à l'entrée fait partie intégrante de son ADN, même pour sa version finale.

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Disponible sur PC, Escape from Tarkov devrait arriver plus tard sur consoles, mais ce n'est pas encore la priorité du studio. N'oubliez pas que des codes sont également disponibles pour obtenir quelques récompenses.

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