Prévu pour une sortie sur PC et consoles le 11 octobre 2024, DRAGON BALL: Sparking! ZERO se présente comme le digne successeur de la célèbre licence Budokai. Ce statut place toutefois une énorme épée de Damoclès au-dessus du jeu, les attentes des joueurs, qu'ils soient nostalgiques ou non, étant particulièrement élevées. Nous avons eu l'occasion de l'essayer et voici notre avis.
Conditions de test
- Manette utilisée : Thrustmaster HEART CONTROLLER
- Console utilisée : PC (Steam) - Pas de test possible sur Steamdeck avant la sortie du jeu
- Temps de jeu : 20 heures (jeu non terminé)
Préambule
Avant de plonger dans notre test, il est essentiel de contextualiser non seulement le positionnement du titre au sein de la licence Dragon Ball, mais aussi les conditions dans lesquelles nous l'avons testé.
Dragon Ball Z: Budokai Tenkaichi, référence incontestée et initiateur de la saga Budokai, a vu le jour en 2005 sur PlayStation 2. Ce jeu a rapidement conquis le cœur des fans et a été suivi de deux autres opus en 2006 et 2007, sortis sur PlayStation 2 et Wii. Malgré l'engouement persistant de la communauté, qui n'a cessé de réclamer un nouveau titre, la série n'a jamais vu d'autres volets après le troisième.
Depuis, Bandai a multiplié les adaptations de l'univers Dragon Ball, explorant différents genres de jeu. Qu'il s'agisse de mondes semi-ouverts comme
Dragon Ball Xenoverse ou de jeux de combat stricts tels que
Dragon Ball FighterZ, les joueurs ont eu de quoi se mettre sous la dent. Toutefois, malgré des critiques partagées et le regain de popularité apporté par FighterZ, il reste difficile pour la communauté de faire abstraction de la série Budokai, qui a marqué leur enfance.
Et nous y voilà enfin, 17 ans après la sortie du dernier
Budokai Tenkaichi 3, avec l'arrivée de
DRAGON BALL: Sparking! ZERO. En outre le titre s'afficher comme le successeur de la série.
Il est important de préciser que, bien que nous ayons joué, à l'époque, à certains des Budokai et testé les titres sortis entre-temps, nous nous considérons bien plus comme
des amateurs de l'univers Dragon Ball que des fans inconditionnels. Ce test se concentrera donc sur des aspects tels que la jouabilité, l'équilibrage, l'immersion, la difficulté, et le ressenti global.
Il ne servira pas de comparatif direct avec les jeux sources ni d'analyse approfondie et parallèles des personnages et de leurs pouvoirs dans l'anime ou le manga.

Pour conclure, bien que nous ayons le jeu depuis une semaine, nous ne l'avons pas encore terminé. Cela dit, les nombreuses heures passées dessus nous permettent déjà de vous offrir un avis clair et concis. Il est important de noter que, comme beaucoup de jeux de ce genre,
DRAGON BALL: Sparking! ZERO peut rapidement sembler « répétitif », car tout repose sur votre capacité à vous adapter et à maîtriser les combats, les techniques et les différentes difficultés.
Ce test est amené à évoluer à mesure que nous progresserons dans la complétion du jeu.
Commençons par la fin, les modes de jeux
Une boutique intéressante
Dans
Dragon Ball: Sparking! ZERO, les « à-côtés » jouent un rôle crucial dans l'expérience de jeu, offrant une diversité qui va au-delà du simple gameplay. En plus du mode histoire,
plusieurs autres modes viennent enrichir le contenu, chacun apportant une dose de divertissement propre à attirer différents types de joueurs. Parmi les fonctionnalités phares nous retrouvons la boutique du jeu, accompagnée de la personnalisation.
Comme dans beaucoup de titres similaires, vous n'avez pas accès à tous les personnages, tenues, musiques et autres éléments cosmétiques dès le début. Certains se débloquent
au fur et à mesure de votre progression dans le mode histoire, tandis que d'autres sont accessibles en réussissant des championnats ou encore en utilisant les pièces que vous accumulez. En outre, dans
Sparking! ZERO vous avez la possibilité de modifier l'apparence de l'ensemble des guerriers, mais également d'améliorer leurs compétences par le biais d'objets.
Ce qui est notable ici, c'est que
le jeu ne propose pas de microtransactions : vous ne pouvez pas acheter de pièces avec de l'argent réel. L'obtention de ces ressources repose uniquement sur le temps passé en jeu, peu importe le mode dans lequel vous évoluez. Le système de récompenses est d'ailleurs suffisamment généreux pour
éviter de tomber dans un farming excessif et ennuyeux, mais pas trop généreux non plus, rendant le déblocage des éléments plutôt fluide et agréable.
Pour aller plus loin, défis et invocations
Pour récompenser davantage les joueurs et les encourager à explorer toutes les facettes du titre, le jeu propose également
un système de défis. Répartis sur différents aspects du jeu, bien que généralement classiques comme utiliser x fois le ki ou se transformer x fois, permettent aux joueurs d'obtenir des récompenses supplémentaires sous la forme de pièces, mais également de cosmétiques ou
les iconiques « Dragon Balls ».
Comme dans le manga et l'anime, une fois les sept boules réunies, vous pouvez invoquer
Shenron, sous sa forme classique ou « Super », pour réaliser un vœu. Le titre ne fait pas non plus l'impasse sur Porunga, à condition de réunir les « Dragon Balls » de Namek.
Le dragon vous offre alors plusieurs choix, comme l'obtention de pièces supplémentaires, le déblocage de nouveaux personnages ou skins, voire des cosmétiques exclusifs pour personnaliser votre carte de joueur.
L'iconique championnat
À cela s'ajoutent les légendaires modes Combat, Combat libre et Championnat, qui
incluent même les toutes dernières versions avec leurs propres règles spécifiques. Pour les néophytes, prenons l'exemple du Championnat dans sa forme standard : il propose une arène où poser un pied à l'extérieur mène à la disqualification. Cependant, être en dehors de l'arène sans toucher le sol reste dans les règles. Ces petites particularités apportent une petite dimension
stratégique aux affrontements.
Nouveauté intéressante, mais complexe : le combat personnalisé
On note également l'ajout d'un mode bien plus complexe appelé Combat personnalisé. Ce mode, riche en contenu, permet aux joueurs de créer leur propre scénario avec les combattants de leur choix, de modifier les dialogues, de concevoir les miniatures, ou même de définir les conditions de victoire.
Un mode idéal pour ceux qui souhaitent partager leur créativité avec la communauté et disposent d'un peu de temps.
Les Super ne l'ont pas toujours été : les bases de l'histoire
Entrons dans le vif du sujet en soulignant l'intégration du jeu, qui, après un très bref tutoriel, vous plonge directement dans
l'histoire de Son Goku, en commençant par son combat emblématique contre Piccolo. Nous ne reviendrons pas en détail sur cet arc pour des raisons évidentes, mais il faut noter le retour des fameux « diaporamas », comme c'était le cas dans Naruto. Certaines scènes sont animées, mais les événements clés sont simplement narrés, sans cinématiques spécifiques pour immerger le joueur dans l'émotion du manga ou de l'anime à ce moment précis.
Cela est en grande partie dû aux restrictions sévères imposées par Toei, obligeant les développeurs à trouver des alternatives qui, bien que logiques, peuvent décevoir le joueur. Aparté qui prend tout son sens, l'histoire de Son Goku n'est pas la seule que vous pouvez suivre et chacune profite d'une explication écrite afin de situer le Lore. Toutefois les autres se débloquent à mesure que vous avancez dans une histoire en particulier et le début ne propose que celle liée à Kakarot. Point intéressant, il est possible
de faire des choix alternatifs sur certains éléments clefs de la série, rendant l'histoire atypique et adaptée à votre volonté du moment.
Un gameplay très complet, mais frustrant sur l'initiation
Pour revenir au combat contre Piccolo, l'adversaire peut sembler plus ou moins difficile, selon l'expérience et la sensibilité de chacun. Cependant, ce qui ressort le plus, c'est la pléthore de techniques iconiques, mais pas forcément intuitives. Après avoir perdu plusieurs fois sans bien comprendre les enchaînements subis,
nous nous sommes tournés vers l'espace d'entraînement. Là, nous avons découvert l'essence même du jeu : un manuel d'entrainement de près de cinq pages détaillant tout, des mouvements de base aux techniques spéciales, avec une page entière consacrée aux différents contres possibles.
C'est à ce moment que le jeu a pris tout son sens.
Dragon Ball: Sparking! ZERO ne fait pas dans la simplicité et propose un gameplay aussi complet qu'évolutif.
Une mise en garde pour les néophytes s'impose : même si la difficulté peut être ajustée, les affrontements exigent une maîtrise fine de la manette et de la vision de jeu. Si
cela peut décourager au début, la prise en main progressive offre une véritable satisfaction
une fois les mécaniques assimilées.
Des graphismes au gameplay : adaptés et rassurants
Contre toute attente, et même si
FighterZ avait déjà posé des bases solides, les graphismes de
Sparking! ZERO se démarquent, surtout en comparaison avec les personnages rigides et plastifiés de
Jump Force. Les personnages et les décors sont bien réalisés,
immersifs et fidèles à l'univers. Chaque combat se déroule dans une immense arène, adapté à la situation géographique en cours, où l'on peut se déplacer librement, avec des éléments destructibles et d'autres non, ajoutant une dynamique supplémentaire.
Il est d'ailleurs toujours stratégique de
rester vigilant lorsque vous rechargez votre ki, car une attaque ennemie peut rapidement démolir votre couverture. En bonus, et sans réelle surprise, vous pouvez combattre aussi bien
dans les airs que sous l'eau.
Ce sentiment de satisfaction mentionné plus tôt s'explique surtout par
le rythme des combats, qui respectent parfaitement l'intensité de l'anime. Les personnages évoluent en force et en vitesse au fur et à mesure qu'ils changent de forme, et les attaques ainsi que les contres sont minutieusement chronométrés.
Cela peut sembler frustrant au début, car
il faut prêter attention aux sons pour réussir une parade parfaite ou utiliser la téléportation défensive avant d'être submergé de coups. Mais une fois ce timing maîtrisé, les sensations de combat sont réellement élevées.
Tout comme dans l'anime, un coup échangé en même temps que celui de l'adversaire déclenche des combats rapprochés rapides, où seul
celui avec la meilleure vision de jeu sortira vainqueur. Les compétences déclenchées simultanément mènent à
des séquences de QTE, déterminant qui prendra l'avantage.
En prime, les compétences ultimes, activées via le mode Sparking une fois votre ki au maximum,
sont accompagnées d'animations impressionnantes, mettant en valeur la puissance de frappe et les dégâts infligés. Notez que le mode Sparking rend également votre personnage plus puissant, n'est pas tout le temps disponible, mais suffisamment pour le rendre accessible, en prime le ciel change de couleurs pour bien marquer le coup.
Pour finir, certains combats offrent la possibilité de naviguer entre plusieurs personnages et, le cas échéant, de faire évoluer la forme de votre personnage actifs (Super Sayan, forme finale de Cell...), offrant de nouvelles compétences et des caractéristiques adaptées.
Vous l'aurez compris, l'expérience de jeu est sublimée par
une direction artistique fidèle à l'univers Dragon Ball, ainsi que par une liberté de mouvement et d'actions qui rendent
chaque combat encore plus intense. Les environnements immersifs et destructibles renforcent cette sensation, tandis que la fluidité des déplacements permet des affrontements toujours plus spectaculaires.
Les IA, surtout à des niveaux plus élevés, s'adaptent intelligemment à votre style de jeu. Elles ajustent leurs stratégies, optimisent leur gestion de ki pour vous empêcher de recharger le vôtre,
rendant les duels de plus en plus exigeants.
Et cela ne concerne que l'IA. Bien que nous ne prétendions pas être au niveau des meilleurs joueurs, il est évident que la vaste palette d'actions disponibles, dans les mains de professionnels,
promet des affrontements millimétrés. Ces combats retransmettent parfaitement l'essence de l'anime, offrant des duels mémorables pour
les passionnés du genre.
De très bonnes nouvelles, non sans tâches
Le titre, bien qu'impressionnant sur plusieurs aspects, présente certaines contraintes auxquelles il faudra s'habituer. Tout d'abord,
la caméra verrouille automatiquement votre adversaire, et dans certaines situations, comme lorsqu'il est au-dessus de vous ou bien plus bas,
la caméra peut se bloquer en position haute ou basse, rendant difficile la visibilité de votre personnage et l'appréciation des distances. Cela peut compliquer la gestion des combats en 3D. Il aurait été judicieux, dans ces cas, de scinder l'écran en deux pour identifier chaque combattant.
De plus, certaines compétences propulsent votre personnage directement vers l'ennemi pour effectuer des enchainement dans le cas où vous le touchiez. Si celui-ci esquive, vous continuez à courir dans le vide, comme si l'attaque pouvait encore se conclure, alors que l'adversaire est déjà loin. Cela crée une situation où vous êtes vulnérable, offrant une large fenêtre d'opportunité à votre ennemi pour contre-attaquer.
Enfin, il arrive que certains ennemis contrôlés par l'IA se retrouvent
bloqués derrière des murs, incapables de revenir vers vous. Bien que ce soit utile pour recharger votre ki ou préparer une attaque, cela brise le rythme du combat et impacte la dynamique des affrontements, qui se veut pourtant fluide et intense. Bien sûr vous avez la possibilité de changer l'angle de vue en naviguant avec le joystick droit, mais cela reste bien moins pratique dans le feu de l'action.
commentaire (0)