Nous avons eu l'occasion de parcourir Clair Obscur: Expedition 33, le RPG au tour par tour de Sandfall Interactive. Voici notre avis, sans spoiler.
Préambule
C'est au cours de l'année 2024 que les mots « Clair Obscur: Expedition 33 » ont résonné pour la première fois aux oreilles des joueurs et des joueuses. Déjà à sa toute première révélation, le titre du studio de développement français Sandfall Interactive a su attiser la curiosité de la communauté, grâce à sa direction artistique sublime, son concept narratif original et ses personnages intrigants.
De ce fait, Clair Obscur: Expedition 33, qui culmine à plus d'un million de whishlists et qui est le premier jeu des Français de chez Sandfall Interactive, est très attendu. Alors, Clair Obscur: Expedition 33 est-il à la hauteur ? Est-il aussi intéressant manette en main qu'il semblait l'être sur le papier ou dans les vidéos ? Parvient-il à se hisser parmi les meilleurs RPG du marché ? Autant de questions auxquelles nous tentons de répondre dans notre test de Clair Obscur: Expedition 33.
Nous avons joué à Clair Obscur: Expedition 33 sur PS5, et donc avec la manette DualSense. Nous y reviendrons, mais nous avons opté pour le mode Qualité, plutôt que celui baptisé « Performance », afin de bénéficier des meilleurs visuels possible.
Nous avons terminé Clair Obscur: Expedition 33 en une vingtaine d'heures, et plus précisément en nous concentrant essentiellement sur l'histoire et donc sans faire beaucoup d'annexes (nous voulions avoir une excuse pour y retourner). |
Briser le cycle « pour ceux qui viennent après »
Une histoire de mort, une histoire d'espoir
Clair Obscur: Expedition 33 dépeint un univers dystopique, emprunt de mélancolie et de mort. Imaginez-vous un monde dans lequel, tous les ans, la Peintresse, une figure féminine gigantesque et toujours à portée de vue, appose un nombre sur son monolithe. Toutefois, ce chiffre n'a rien de banal et est des plus funestes : toutes les personnes dotées du même âge que ce nombre meurent et s'évaporent en des centaines de pétales s'envolant vers les cieux.
C'est le Gommage, un événement inéluctable, qui se répète chaque année et fait, ainsi, toujours plus de victimes.
Depuis l'apparition de la Peintresse, les hommes et les femmes de Lumière, une ville ressemblant fortement à Paris, se sont rassemblés pour explorer le continent et éliminer cet antagoniste, qui n'est ni plus ni moins que l'allégorie de la mort et une bombe à retardement. Ainsi, d'année en année, de multiples expéditions ont été menées mais ont, malheureusement, échoué.
C'est dans ce contexte que les joueurs et les joueuses plongent dans Clair Obscur: Expedition 33, et plus précisément au moment où l'Expédition 33 est sur le point d'entamer son périple. C'est ainsi aux côtés de Gustave, Lune, Sciel et Maelle que nous partons à la recherche de la Peintresse. Malheureusement, l'aventure est très vite entachée par de sombres événements : un homme énigmatique aux cheveux blancs, Renoir, apparaît soudainement et élimine la grande partie de l'Expedition 33, laissant simplement les protagonistes en vie et disséminés aux quatre coins du continent. Fort heureusement, ils n'ont pas dit leur dernier mot. Parvenant tant bien que mal à se rassembler,
Gustave, Lune, Maelle et Sciel, accompagnés de divers alliés hauts en couleur, continuent leur mission pour tuer la Peintresse, tout en faisant la lumière sur ce mystérieux Renoir.

Si nous ne vous en disons pas plus à propos de l'histoire de Clair Obscur: Expedition 33, qui est structurée en plusieurs actes et qui vous occupera pendant une vingtaine/trentaine d'heures environ, sachez néanmoins que
celle-ci vous réserve autant de surprises narratives que de rebondissements scénaristiques haletants. À de nombreuses reprises, nous sommes restés bouche bée devant notre écran, tant
Clair Obscur: Expedition 33 se veut surprenant et surtout loin d'être cousu de fil blanc. Il s'agit typiquement d'un jeu qui ne vous dit pas tout, ne vous montre pas tout, afin de vous éblouir et de vous époustoufler régulièrement... et ce, jusqu'à la fin.
L'écriture de Clair Obscur: Expedition 33 est, pour ainsi dire, d'une très belle finesse. Et si l'histoire dudit RPG de Sandfall Interactive est marquée par la mort, le studio de développement ne s'épargne pas quelques séquences humoristiques.
Mélancolie et humour font bon ménage
Malgré son contexte lourd et son ambiance dramatique, Clair Obscur: Expedition 33 n'en oublie pas l'humour. D'ailleurs, ce mélange fonctionne vraiment bien, tant ces deux aspects antithétiques apportent tantôt légèreté, tantôt gravité à l'ensemble de l'aventure.
Tout au long du périple, nous avons le droit à quelques scènes qui font esquisser un sourire. Nous pensons, par exemple, à la séquence introduisant Monoco : alors que ce dernier prononce un discours des plus épiques, il se cogne la tête avec sa propre arme, dotée d'une cloche, en plein milieu de sa phrase. Un événement qui détonne invariablement avec ses propos et qui allège l'atmosphère. D'ailleurs, les protagonistes eux-mêmes sont amusés par la scène.

Clair Obscur: Expedition 33 n'hésite donc pas à se moquer de ses personnages pour détendre l'ambiance.
Le fait que les développeurs aient ajouté une pointe comique à l'aventure n'est absolument pas déplaisant, tant cette forme de discours apporte un petit plus à cette production vidéoludique, qui verse majoritairement dans le sérieux et le dramatique.
En plus de son histoire prenante, qui ne manque pas d'humour par endroits,
Clair Obscur: Expedition 33 profite d'un casting incroyable, qui parvient très bien à consolider l'identité dudit titre de Sandfall Interactive par le biais des personnages.
Un casting 5 étoiles pour beaucoup de profondeur et de caractère
Pour Clair Obscur: Expedition 33, Sandfall Interactive a mis les petits plats dans les grands en s'offrant un casting 5 étoiles pour le doublage (ici, nous parlerons essentiellement des doubleurs/doubleuses anglais/anglaises, étant donné que nous avons joué au jeu en VOSTFR).
Les joueurs et les joueuses ayant parcouru Baldur's Gate 3 seront très probablement ravis d'apprendre que Jennifer English, qui double Ombrecœur/Shadowheart sur le titre de Larian Studios, est dans Clair Obscur: Expedition 33. Cette dernière prête sa voix à Maelle, la plus jeune membre de l'expédition. Celles et ceux qui ont parcouru Final Fantasy XVI reconnaîtront certainement la voix de Ben Starr, qui joue Verso, tandis que les fans du justicier aveugle, Daredevil, retrouveront Charlie Cox, qui double Gustave. Le casting s'étend avec Kirsty Rider (Sandman) pour Lune, Shala Nyx (The Old Guard) pour Sciel mais aussi Andy Serkis, notre fameux Gollum dans Le Seigneur des Anneaux, qui prête sa voix à Renoir.
Que ce soit Jennifer English, Ben Starr, Charlie Cox et même les autres doubleurs/doubleuses,
toutes et tous parviennent avec brio et une grande justesse à donner vie à leur personnage, tout en leur apportant une profondeur certaine. Nous avons été particulièrement époustouflés par le jeu d'acteur de Jennifer English, qui retransmet la fragilité ainsi que le courage de Maelle, mais aussi celui de Charlie Cox, qui dépeint un Gustave mélancolique et déterminé. Kirsty Rider et Shala Nyx offrent des interprétations tout aussi bonnes et rendent, de ce fait, Lune et Sciel très intéressantes.
Le casting français pour Clair Obscur: Expedition 33 est également plutôt impressionnant sur le papier. Alexandre Gillet (Captain America) est Gustave alors qu'Adeline Chetail (The Legend of Zelda, The Last of Us) prête sa voix à Maelle. Lune est doublée par Céline Melloul (Final Fantasy 7 Remake) tandis que Sciel s'offre Sarah Cornibert pour sa voix française. En ce qui concerne Verso, c'est Slimane Yefsah (Assassin's Creed Origins) qui le double, tandis que Féodor Atkine (The Witcher 3: Wild Hunt) interprète Renoir.
Nul doute que le casting français de Clair Obscur: Expedition 33 fait également des merveilles et ravira ainsi les joueurs et les joueuses optant pour la langue de Molière. |
En plus des très bons choix pour le doublage,
Sandfall Interactive a renforcé l'aspect vivant de ses personnages en les dotant d'animations faciales, voire mimiques, spécifiques et surtout très réalistes. Ainsi, grâce aux très bonnes interprétations des doubleurs/doubleuses mais aussi au soin apporté aux expressions du visage,
le studio français a crée des personnages aussi réalistes qu'attachants pour Clair Obscur: Expedition 33. Ces derniers sont tout aussi intéressants d'un point de vue du gameplay, en raison des mécaniques qui leur sont propres, mais aussi de leur background narratif, qui s'esquisse progressivement.
Un RPG dans la cour des grands
L'Expedition 33 : un melting pot de mécaniques
En ce qui concerne les combats,
Clair Obscur: Expedition 33 respecte les codes préétablis du RPG au tour par tour, tout en apportant sa propre touche. Comprenez par là que nous retrouvons le système de points d'action (PA), qui conditionne l'utilisation des compétences ou encore du nombre d'attaques en visant. Il est également possible d'utiliser un objet, qui redonne des PV, des PA ou un item qui ranime un allié, lors d'un tour. Ainsi, les amateurs du genre ne seront pas perdus. Or, bien évidemment, Sandfall Interactive y a mis son grain de sel.
Les personnages jouables de Clair Obscur: Expedition 33 possèdent chacun leur propre style de combat et spécificités. Sur ce point, le studio français n'y a pas été de main morte et a composé une équipe aussi hétéroclite que complémentaire, qui fait des étincelles. Par exemple, la particularité de Gustave réside dans son bras, qui lui permet d'alimenter une jauge de surcharge (infligeant des dégâts, en esquivant ou en parant). Lorsque la surcharge est au maximum (10), le personnage fait alors plus de dégâts grâce à un coup dévastateur.

D'un autre côté, Lune peut emmagasiner des pigments élémentaires (de glace, de feu, de terre, de foudre) et les utiliser pour lancer ses compétences. C'est, d'ailleurs, un très bon moyen de déceler la faiblesse d'un ennemi et lui infliger des effets, tels que brûlure, qui font perdre à ce dernier des points de vie à chacun de ses tours. Maelle, quant à elle, peut changer de posture de combat. Celles-ci ont un impact sur la défense et l'attaque. Par exemple, la posture défensive permet de réduire les dégâts subis, tandis que celle dite « virtuose » offre la possibilité d'infliger des dommages très élevés. Et encore, il ne s'agit là que d'un échantillon, mais ce premier aperçu vous montre à quel point
Sandfall Interactive a multiplié les mécaniques pour rendre l'Expedition 33 véritablement fun à jouer.
C'est grandiose !
À tout cela s'ajoute, bien évidemment, les compétences de chacun, qui se débloquent contre des points de compétences (obtenus à la suite d'une montée en niveau). Chacune d'entre elles a des effets spécifiques et un coût en PA donné. Les arbres des capacités des personnages sont assez bien fournis et permettent, de ce fait, de façonner différents builds.
En parlant de cela, Clair Obscur: Expedition 33 n'oublie pas l'un des principes de base de tout bon RPG : les statistiques. Ici,
les joueurs et les joueuses peuvent augmenter la vitalité, la force, l'agilité, la défense ou bien la chance des membres de l'Expedition 33, en dépensant des points d'attributs. Il faudra, d'ailleurs, composer avec les caractéristiques des armes pour en décider. Sur Clair Obscur: Expedition 33, les armes ont, effectivement, des rangs dans diverses aptitudes, en plus d'un chiffre indiquant leur puissance et d'un niveau conditionnant leurs effets passifs. Celles-ci peuvent être affiliées à un élément (foudre, brûlure, néant, etc.), causant ainsi des dégâts spécifiques aux adversaires.
Autant dire que
Clair Obscur: Expedition 33 offre un gameplay très complet et surtout divers, grâce aux particularités de chacun de ses personnages. Et encore, les quelques phrases ci-dessus ne présentent que la face visible de l'iceberg :
Clair Obscur: Expedition 33 est un RPG bien plus fourni que cela.
Un RPG au tour par tour dynamique fourni
En plus du système de compétences et d'attributs,
Clair Obscur: Expedition 33 propose aux joueurs de bénéficier de bonus supplémentaires passifs ou bien actifs. Il s'agit des pictos et des luminas. À récupérer en explorant les zones, les pictos accordent des bienfaits divers, allant de l'obtention de PA lors d'une esquive, d'une seconde chance (réanimation) en cas de mort ou encore de l'opportunité de jouer en premier (initiative), qui peuvent être équipés. Une fois que ce picto a connu quatre victoires, le picto est maîtrisé : ce qui signifie qu'il est alors possible d'activer sa lumina, alors qu'il n'est plus équipé. La jauge de luminas peut, bien évidemment, être augmentée, et ce, contre des lumicolor, en se rendant auprès du Conservateur au camp.
En plus de devoir s'intéresser aux différents systèmes attenants aux personnages, il est important de maîtriser les actions en temps réel. Oui,
Sandfall Interactive a agrémenté la formule du RPG au tour par tour en rendant les combats plus dynamiques, grâce à une panoplie d'actions à entreprendre pendant le tour des ennemis. Les personnages sont ainsi capables d'esquiver ou bien de parer les attaques adverses. Dans certains cas, il est, en outre, demandé d'effectuer un saut. Tout cela demandera, bien évidemment, d'étudier un tant soit peu le pattern des ennemis et surtout de se montrer réactif ; ce qui peut être un peu difficile en début d'aventure, mais tend à devenir plus simple par la suite. D'ailleurs, certains pictos se combinent parfaitement avec ces actions en temps réel.

De ce fait,
Clair Obcur: Expedition 33 est loin d'être qu'une copie des RPG au tour par tour disponibles sur le marché.
Sandfall Interactive a amélioré la formule en diversifiant et en dynamisant le gameplay, tout en offrant des systèmes d'une belle diversité. Ce qui suppose, bien évidemment, de s'y intéresser et de prendre le temps afin de les gérer au mieux.
Exploration et gestion en complément
Pour venir à bout de Clair Obscur: Expedition 33, il est important de maîtriser tous les systèmes proposés. En effet, bien que ceux-ci puissent donner le tournis dans les premières heures de jeu, il est impératif d'en prendre connaissance, surtout pour celles et ceux qui comptent y jouer dans la difficulté la plus élevée. Toutefois, même dans celles plus basses,
les ennemis ne vous feront pas de cadeaux. Pouvant infliger des dégâts conséquents ou encore affecter des malus (étourdissement, charme, etc.), tous les adversaires sur Clair Obscur: Expedition 33 ne sont pas à prendre à la légère. Nous ne vous en révélerons pas plus à ce sujet, mais
attendez-vous ainsi à des combats corsés, qui pourraient vous occuper pendant plusieurs minutes.

Fort heureusement,
Sandfall Interactive donne aux joueurs toutes les cartes en main pour mener l'Expedition 33 face à la Peintresse. En explorant les différentes zones, qui proposent un level design compréhensible et linéaire, il est possible de collecter de nouveaux pictos, des ressources pour les teintes ou encore des lumicolor. L'exploration des lieux peut également mener à la découverte d'un marchand, proposant des items ou encore de nouvelles armes (celles-ci ne sont proposées à la vente qu'après l'avoir battu en duel).
C'est, d'ailleurs, au camp, et plus précisément auprès du Conservateur, que nous avons l'opportunité d'améliorer les armes, afin d'augmenter leurs dégâts et leur niveau. Ce personnage énigmatique offre aussi la possibilité de débloquer de plus amples teintes : teintes curatives (santé), teintes énergisantes (PA) et teintes de vie (réanimation), utilisables lors des affrontements.
En outre, à cet endroit, qui n'est pas sans rappeler le camp dans Baldur's Gate 3, les joueurs peuvent parler aux différents personnages et ainsi en apprendre plus à propos de leur background mais aussi nouer une véritable relation entre eux. D'ailleurs, le niveau de relation conditionne l'obtention de nouvelles attaques gradient, qui sont des plus dévastatrices (et impératives en fin de jeu). Mais nous nous arrêterons là pour vous garder la surprise entière.

Ainsi,
sur Clair Obscur: Expedition 33, il est nécessaire de passer du temps dans les menus et sous-menus pour façonner la meilleure Expedition possible et progresser. Il est nécessaire d'accorder également du temps à l'exploration et à un peu de farm (surtout dans les modes de difficulté les plus élevés). Or,
cela reste un véritable plaisir sur le titre de Sandfall Interactive, étant donné la qualité époustouflante de la direction artistique de Clair Obscur: Expedition 33.
Une identité originale et forte, pour un jeu qui a de l'âme
Une direction artistique somptueuse
Si Clair Obscur: Expedition 33 puise ses inspirations du côté de nombreuses franchises connues (Final Fantasy, Persona, Tales of ou encore Devil May Cry mais aussi NieR) pour son gameplay, bien que des nouveautés significatives soient apportées,
le RPG de Sandfall Interactive a une identité forte.
Celle-ci transparaît notamment à travers sa direction artistique sublime, qui est portée par l'Unreal Engine 5.
Que ce soit la ville de Lumière, les personnages ou bien les ennemis, tout est très stylisé. Nous avons été époustouflés par le chara-design de certaines figures, telles que les Gestrals, mais aussi les boss. À l'image du maître des lampes ou encore du Tisseur, qui semblent tout droit sortis d'une production de FromSoftware. Même les ennemis mineurs bénéficient d'un véritable travail de design. À ce propos, remarquons que le bestiaire est d'une belle diversité. Les protagonistes ne sont pas en reste et bénéficient ainsi d'un rendu réalité.
Il y a fort à parier que Clair Obscur: Expedition 33 vous arrachera plusieurs « wahou » (nous avons cessé de les compter, au bout de quelques heures de jeu).
S'inspirant de l'art pictural, et notamment du mouvement artistique et culturel « clair obscur », le titre de Sandfall Interactive profite de visuels tout bonnement somptueux. Toutes les zones à explorer proposent leur propre environnement : l'Océan suspendu nous invite à voyager en milieu aquatique, tandis que la région « Sirène » nous fait parcourir un endroit sableux et entièrement drapé.
Traverser le monde de Clair Obscur: Expedition 33 est un pur bonheur pour les yeux, tant l'émerveillement frappe à chaque recoin. Éblouissant... Éblouissant de beauté !
Sandfall Interactive joue également avec la composition de ses plans : à de multiples reprises, nous avons le droit à des séquences en noir et blanc, qui possèdent un cadrage plus serré. Ces scènes spécifiques servent d'un point de vue narratif et sont des plus jolies, tout en distillant un peu de nouveauté. C'est franchement réussi.
Clair Obscur: Expedition 33 arrive, de ce fait, à nous envoûter visuellement mais aussi auditivement, grâce à une BO magistrale.
La musique : la clé de voûte de l'expérience
Ce serait, très certainement, un euphémisme de dire que la musique est importante dans Clair Obscur: Expedition 33. En effet,
la soundtrack est un élément absolument capital pour toute l'expérience vidéoludique de Sandfall Interactive, tant celle-ci accentue l'aspect émotionnel des scènes, et par extension l'histoire et l'univers du titre.
Composée par Lorien Testard, avec la participation d'Alice Duport-Percier en tant que voix,
l'OST de Clair Obscur: Expedition 33 est tout simplement magistrale. Empruntant beaucoup à la musique d'opéra, et étant majoritairement jouées par un orchestre,
les compositions musicales du jeu accompagnent très bien les séquences se déroulant à l'écran, que ce soit lors des combats, des cinématiques ou encore des visites au camp, et dépeignent parfaitement les personnages ainsi que leurs aventures. Mention spéciale au morceau « Alicia », qui est joué dès le premier menu, soit quelques secondes après le lancement du jeu. Mais également aux titres « Clair Obscur », « Shadow of the Monolith « et « Renoir ».
Si la plupart des morceaux nous plongent dans une ambiance dramatique et mélancolique, d'autres se veulent plus rythmés et graves. À l'image, par exemple, de « Those Who Come After », du morceau très rock « Une vie à peindre » et celui avec des éléments très jazzy « Monoco » (celui-ci nous a invariablement fait penser à Persona 5).
Nul doute que de nombreux joueurs et joueuses prendront plaisir à découvrir l'OST magnifique de Clair Obscur: Expedition 33, voire l'ajouteront à leur playlist pour l'écouter en dehors même du jeu (oui, c'est ce que nous avons fait).
Clair Obscur: Expedition 33 coche ainsi beaucoup de cases, mais souffre, néanmoins, de légers petits problèmes, qui n'ont rien de très impactant pour autant.
Des imperfections tout à fait pardonnables
Après plusieurs interrogations et essais durant les premières heures de jeu, nous avons opté pour le mode Qualité afin de parcourir Clair Obscur: Expedition 33 sur PS5. Comme sur la plupart des autres jeux disposant de celui-ci, le mode Qualité offre de meilleurs visuels au détriment du framerate. Un choix qui nous a semblé plus judicieux, en raison de la direction artistique sublime du titre. De la même manière, nous avons décidé de supprimer les bandes noires/vignettes pour profiter pleinement des visuels (celles-ci sont toujours présentes dans les cinématiques, en revanche).

Durant nos sessions sur Clair Obscur: Expedition 33, nous avons constaté
quelques problèmes de clipping mais aussi de courtes et petites baisses de framerate par endroits. Ce dernier point s'explique, très certainement, par l'activation du mode Qualité. Cependant, la majeure partie de ces baisses de framerate ont eu lieu durant des cinématiques, plutôt chargées d'un point de vue visuel (notamment avec des effets de particules, etc.).
Ces légers problèmes sont, toutefois, loin d'être handicapants. Nul doute que Sandfall Interactive proposera, d'ailleurs, un patch les corrigeant (si ce n'est pas déjà fait, au moment où vous nous lisez).
Pour le reste, nous avons constaté que
l'ensemble profite d'une très bonne fluidité. La version PS5 offre des temps de chargement très courts, qui permettent de retrouver très vite les membres de l'Expedition 33, et ce, pour notre plus grand plaisir.
commentaire (0)