Oubliez les dragons, dans Begraved, la pire menace porte un manteau chic et réclame vos impôts

Corentin Rimbert Publié par Corentin Rimbert
le 17 décembre 2025 à 12h27
Dans Begraved, la peur ne vient pas d'un boss gigantesque ni d'un démon ancestral. Elle arrive calmement, carnet à la main, pour réclamer sa part du butin. Le Taxman n'est pas qu'un simple élément de décor, il incarne l'une des idées les plus malicieuses et marquantes du jeu, transformant une mécanique classique de compte à rebours en une satire grinçante et étonnamment pertinente.
Oubliez les dragons, dans Begraved, la pire menace porte un manteau chic et réclame vos impôts
Annoncé au début du mois de novembre, Begraved est un jeu indépendant créé par quelques développeurs de Valheim sur leur temps libre. Nous avons eu la chance de pouvoir nous entretenir avec l'équipe, qui a notamment abordé l'ennemi le plus dangereux de Begraved, même s'il n'en a pas l'air.

Un compte à rebours déguisé en percepteur d'impôts

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Sur le plan purement mécanique, le Taxman remplit un rôle que tous les joueurs connaissent, celui du timer qui pousse à avancer, à prendre des risques, à ne pas s'éterniser. Mais plutôt que d'afficher une horloge ou une jauge abstraite, Begraved choisit de donner un visage à cette pression.
Le Taxman est, au fond, un compte à rebours très exigeant. Un timer… mais avec un manteau chic et beaucoup moins de charme. 
Ce choix change radicalement la perception du danger. La menace n'est plus invisible ou mathématique. Elle est incarnée, presque familière, et donc beaucoup plus oppressante. On ne fuit pas une barre qui se vide, mais quelqu'un qui arrive pour réclamer son dû.

La fiscalité est plus terrifiante qu'un monstre

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Le génie du Taxman tient aussi à sa portée symbolique. Begraved ne met pas en scène un héros luttant contre le mal absolu, mais un pilleur de tombes pris dans un système qui le dépasse. Voler les morts est déjà moralement douteux, mais refuser de payer les vivants l'est encore plus… du point de vue du monde du jeu.
Il nous semblait logique qu'un pilleur de tombes soit poursuivi par quelqu'un qui veut sa part de l'or volé. Et puis, qui n'adore pas payer des impôts ?
Cette phrase, volontairement ironique, résume parfaitement l'esprit du jeu. Là où beaucoup de survivals misent sur une menace externe, Begraved joue avec une angoisse très humaine et universelle : celle de devoir rendre des comptes, même quand tout va mal.

Miniature vidéo

Nous avons également appris que Begraved s'était inspiré de Lethal Company, et que le gameplay sera tout aussi original que l'antagoniste. Notre entretien complet avec Grip Jaw, qui développe Begraved, sera à retrouver dans son intégralité d'ici peu de temps sur GAMEWAVE.

commentaire (1)

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kileim (invité) Le 17/12/2025 à 17:57

Franchement le jeu donne envie, j'espère une demo bientôt pour tester tout ça, mais entre la DA et l'originalité ça a l'air cool