Avant même sa sortie, Begraved attire la curiosité : ambiance dark fantasy, coop chaotique, humour noir… et surtout une filiation assumée avec l'un des plus gros phénomènes de 2023–2024 : Lethal Company. Les développeurs ne s'en cachent pas. Begraved a littéralement commencé comme une question simple, presque anodine : « Et si on faisait Lethal Company… mais en version médiévale ? » Une blague du soir devenue un projet complet, nourri d'inspirations aussi variées que Darkest Dungeon et The Witcher.
Annoncé au début du mois de novembre,
Begraved est un jeu indépendant créé par quelques développeurs de
Valheim sur leur temps libre. Nous avons eu la chance de pouvoir nous entretenir avec l'équipe, qui a notamment abordé comment un petit changement a radicalement changé la manière de jouer de Begraved.
Une session de jeu, un fou rire… et l'étincelle Begraved
Tout commence avec deux collègues, passionnés de coop hardcore, qui enchaînent les soirées sur
Lethal Company. Ils adorent le chaos, les hurlements à travers la voix de proximité, les plans qui s'écroulent en trente secondes, la peur partagée et les fuites désordonnées. Et soudain, la question tombe : «
Comment serait Lethal Company… si tout était médiéval ? » Cette idée, d'abord lancée comme une blague, refuse ensuite de s'en aller. Elle tourne dans la tête, s'étoffe, devient un concept, puis un prototype.
L'idée de Medieval Company ne voulait plus me quitter. On voulait retrouver cette adrénaline coopérative, mais dans un univers dark fantasy. Begraved est né exactement comme ça.
Le nom du jeu, lui aussi, émerge de ce mélange étrange entre humour, macabre et ironie : Begraved, qui sonne comme une menace autant qu'un clin d'œil.
Une filiation assumée… mais enrichie d'un ADN dark fantasy
Le but n'était pas de cloner Lethal Company avec des bougies et des catacombes. Les développeurs ont vite ajouté une autre dimension essentielle :
leur amour pour les univers sombres, stylisés, presque gothiques. Ils citent notamment Darkest Dungeon et The Witcher en tant qu'inspiration. Et plus largement les esthétiques grimdark médiévales. Cette identité visuelle forte donne au jeu une profondeur que n'a pas Lethal Company, plus léger dans sa direction artistique.
Begraved veut être drôle, oui, mais aussi oppressant, pesant, presque religieux dans ses motifs et ses couleurs.
Nous aimons les univers sombres. Begraved mélange la tension brutale de Lethal Company avec l'esthétique grave de Darkest Dungeon ou The Witcher. Ce contraste crée quelque chose de vraiment unique.
L'une des particularités du projet, c'est qu'il n'était pas prévu.
Begraved devait rester un side project du soir, un exutoire créatif entre collègues. Mais plus les développeurs avançaient, plus le jeu prenait forme.
L'idée initiale, un « Lethal Company médiéval », se transformait peu à peu en un concept solide, cohérent, stimulant.
Ce qui devait être un projet du soir est devenu un vrai jeu. On ajoutait une brique, puis une autre, puis encore une… et Begraved a fini par s'imposer naturellement.
Nous avons également appris que
le gameplay ne favorisait pas forcément le combat, mais la fuite. Notre entretien complet avec Grip Jaw, qui développe Begraved, sera à retrouver dans son intégralité d'ici peu de temps sur GAMEWAVE.
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