Contrairement aux dires de Trump, 80% des tueurs de masse ne jouent pas aux jeux vidéo

Chloé Deraedt Publié par Chloé Deraedt
le 10 mars 2018 à 19h38
Lors de la récente réunion sur la violence dans les jeux vidéo organisée par Trump, certains participants avaient pointé du doigt un lien entre les jeux violents et les tueries de masse. Un chercheur à cependant montré que cette hypothèse était fausse, les jeux vidéo pouvant même avoir des effets bénéfiques.
Contrairement aux dires de Trump, 80% des tueurs de masse ne jouent pas aux jeux vidéo
Lors du meeting organisé par Trump à la maison blanche, une des représentantes du conseil de recherche sur les médias américains avait déclaré que les mineurs impliqués dans les grandes tueries américaines jouaient à des jeux vidéo violents. Cependant, un chercheur nommé Patrick Markey a montré que ce n'était pas toujours le cas. Ce dernier a déclaré que 80% des tireurs de masse n'étaient pas intéressés par les jeux vidéo. Il comprend néanmoins que des personnes puissent accuser ce média d'être responsable des comportements violents. En effet, accuser les jeux est un moyen de se rassurer en se disant qu'il y a un réel élément déclencheur de ces massacres. Cependant, le chercheur a ajouté que la science et les données récoltées ne soutiennent pas cette théorie.

Il semblerait même que les jeux vidéo puissent avoir un effet bénéfique sur la violence et les crimes. Dans une étude de 2014, Patrick Markey avait observé le taux de criminalité après la sortie de jeux vidéo violents tels que Grand Theft Auto, Call of Duty et Halo. Ces chiffres avaient été comparés avec ceux du FBI concernant les crimes commis à la même date les 30 années précédentes. Il s'est avéré que le taux de criminalité était plus bas après la sortie de ces nouveaux jeux. C'est pourquoi le chercheur avait conclu son étude en déclarant que la plupart des individus jouant à des jeux violents ne devenaient pas violents dans le monde réel.
Patrick Markey a bien précisé que cette conclusion concernait la plupart des humains car dans une précédente étude il avait montré que les jeux vidéo violents pouvaient avoir une influence sur certains individus. Ces derniers doivent cependant avoir des traits de caractère bien précis les prédisposant à des comportements violents. Les personnes les plus touchées seraient les plus jeunes, en état de dépression ou facilement irritables, avec peu d'empathie pour les autres et une tendance à agir sans réfléchir ni respecter des règles. Le chercheur avait conclu son étude en déclarant qu'un mélange de ces divers traits de caractère rendait plus grand le risque de comportements violents suite à l'exposition à des jeux violents.

Un autre chercheur, Christopher J. Ferguson, a cependant nuancé le propos avec une comparaison peu banale :  
Les jeux vidéo sont comme le beurre de cacahuète; ils sont sans danger pour la majorité des enfants mais sont dangereux pour une petite minorité possédant des traits de personnalité ou des problèmes mentaux pré-existants

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