Nous avons parcouru The Outer Worlds 2 afin de vous rapporter toutes nos impressions sur cette suite et ce RPG space opera.
C'est à la fin de l'année 2019 que les joueurs et les joueuses posaient les mains, pour la première fois, sur The Outer Worlds, un RPG de science-fiction signé Obsidian Entertainment (Grounded, Pentiment, Avowed). Plutôt apprécié par les joueurs et les joueuses, le premier opus de la licence avait reçu d'assez bonnes notes de la part de la presse spécialisée, et détient ainsi la note de 85 sur Metacritic.
Il ne fut donc pas étonnant d'apprendre qu'une suite, annoncée en 2021, baptisée simplement The Outer Worlds 2, était prévue. Ainsi, quatre ans après le premier titre, Obsidian Entertainment revient cette année pour proposer un nouveau voyage déjanté avec The Outer Worlds 2, dont la sortie est programmée pour le 29 octobre 2025.
Comme annoncé sur nos réseaux sociaux,
nous avons joué à The Outer Worlds 2, d'après une version PS5, et ce, pendant plusieurs heures.
Voici donc toutes nos impressions sur The Outer Worlds 2, qui est plutôt attendu par la communauté. Mais parviendra-t-il à surprendre comme le premier opus ? Propose-t-il des nouveautés par rapport à son prédécesseur ? Fait-il mieux que The Outer Worlds ? Des questions qui trouvent leur réponse dans
notre test de The Outer Worlds 2.
Arcadia a besoin de vous !
Agent/Agente du Directoire terrien au rapport
Si The Outer Worlds 2 propose une toute nouvelle colonie et un nouvel équipage, le deuxième opus de la franchise d'Obsidian Entertainment, qui se veut donc abordable par les nouveaux venus, reprend tout de même certaines bases narratives et concepts du tout premier volet.
Sur The Outer Worlds 2, nous sommes ainsi amenés à incarner un agent, ou bien une agente, du Directoire terrien, qui doit mener l'enquête sur des failles dévastatrices qui risquent grandement d'anéantir toute l'humanité. Évidemment, plusieurs factions en place, notamment le Protectorat, Auntie's Choice (fusion entre Auntie Cleo's et Spacer's Choice) et « The Order of the Ascendant », qui ont chacune leur propre vision de l'avenir pour l'humanité, sont en guerre ouverte, du fait de leur idéologie divergente. Nous ne vous en dirons pas plus à ce sujet, afin de vous garder la surprise entière, mais sachez que le postulat narratif de base de The Outer Worlds 2, dont l'histoire évolue en fonction des choix des joueurs, est relativement intéressant et suffit amplement pour avoir envie de partir à la découverte d'Arcadia.
Or, après avoir sélectionné un mode de difficulté et avant de diriger son vaisseau vers ladite colonie, il va falloir passer quelques minutes (ou heures) à façonner son propre personnage.
The Outer Worlds 2 dispose ainsi d'un système de personnalisation assez complet, qui nous laisse l'opportunité de modeler notre agent à notre guise. Si les options concernant le physique et l'apparence générale de notre avatar sont assez diversifiées, c'est la partie concernant les traits, les compétences et les avantages qui sont les plus développés et surtout les plus intéressantes (nous y reviendrons).
Après cela, il ne vous reste plus qu'à partir pour Arcadia, où vous rencontrerez de nombreux PNJ, appartenant ou non aux factions principales, et vous plongerez dans
une expérience vidéoludique aussi verbeuse que déjantée par moments, mais dont l'écriture globale est des plus qualitatives.
Une écriture et des dialogues qui font mouche
Si bien souvent Obsidian Entertainment s'amuse des codes du genre space opera et exagère certaines fois des éléments un peu kitch,
l'écriture de The Outer Worlds 2 est d'une belle justesse, versant aussi bien dans l'humour que dans le sérieux, pour proposer des dialogues drôles, piquants et intéressants.
Cet aspect transparaît dans les propos des personnages rencontrés, dans les messages sur les terminaux et surtout dans les options de dialogue auxquelles nous avons accès. D'ailleurs,
certaines réponses sont liées à l'antécédent personnel de notre personnage. Ainsi, ayant choisi Renégat, nous avons régulièrement eu le droit à des réponses montrant toute l'agressivité de notre avatar et surtout son désir de faire parler la poudre plutôt que de converser.
De plus, en ayant un certain niveau dans des compétences précises, comme la Persuasion, ou en ayant déniché des informations clés,
les joueurs et les joueuses peuvent complètement changer le cours de la conversation et de la situation. Par exemple, c'est de cette manière que nous avons réussi à convaincre l'archiviste Victor Clemens de se détourner de son chemin, ce qui nous a évité un affrontement contre un boss.
Évidemment,
les choix opérés ont un impact sur les événements mais aussi sur les compagnons. Ces derniers profitent, d'ailleurs, de quêtes spécifiques et peuvent tout à fait se retourner contre vous, en cas d'extrême inattention.
Ce souci du réalisme et ce système d'interactions poussé apportent davantage de profondeur à l'ensemble et donnent véritablement vie à l'aventure.
Dans The Outer Worlds 2, il est possible de recruter jusqu'à 6 compagnons, au cours de l'aventure. Ces alliés, qui sont affiliés à l'une des factions en place, disposent de leur propre capacité et équipements. VAL peut, par exemple, vous soigner, alors que Niles se montre intéressant lors des combats.
À bord de l'Incognito, notre vaisseau, qui fait office de petit HUB central, les compagnons peuvent discuter entre eux. De ce fait, les joueurs et les joueuses peuvent assister à de courtes séquences de discussion, qui humanisent les compagnons. Cependant, nous aurions aimé qu'Obsidian Entertainment pousse davantage cet aspect « communautaire » de l'équipage afin de rendre ces petites scènes de convivialité encore plus vivantes et intéressantes. |
Grâce à la pluralité de choix et à la qualité d'écriture, The Outer Worlds 2 intrigue, amuse et intéresse, tout en proposant un périple qui se veut aussi verbeux (seuls les textes sont en français, les voix en anglais) qu'attrayant. Cette richesse figure également dans sa façon d'aborder la boucle de gameplay et surtout dans son aspect jeu de rôle.
Une boucle de gameplay, non sans qualité
Une expérience riche et diversifiée
Pour mener à bien les différentes quêtes, principales comme secondaires,
The Outer Worlds 2 met à notre disposition une belle panoplie d'armes, allant du pistolet au fusil d'assaut, et passant par toutes sortes d'équipements mortels aussi étranges qu'efficaces. Certaines d'entre elles infligent, d'ailleurs, des dégâts spécifiques liés à des éléments, comme l'électricité, le plasma ou encore la corrosion.
Le gunfight de The Outer Worlds 2 est vraiment bon. Comprenez par là que les sensations manettes en main, et ce, peu importe l'arme utilisée, sont vraiment sympas. Nous avons particulièrement apprécié la variété des armes, qui a permis de gérer la majorité des situations (combats rapprochés, à distance, et très loin). Nous aurions aimé que la version PS5 propose le retour haptique sur les gâchettes L2 et R2, afin de renforcer les sensations.
Remarquons, sur ce point, qu'il est important de bien gérer ses munitions, car celles-ci viennent à manquer assez régulièrement, et ce, malgré un ramassage intensif des items mis à portée de main (légalement ou non, le vol étant permis, mais potentiellement préjudiciable). |
Tout comme les pièces d'armure, il est possible d'équiper des mods sur les armes, octroyant des effets divers, auprès d'un établi, qui permet également de fabriquer des munitions, des explosifs, mais aussi de démanteler des items pour obtenir des ressources. C'est aussi via cette structure que nous pouvons améliorer nos compagnons.
Autant dire que The Outer Worlds 2 offre une belle liberté quant à la confection de son build.
Ce sentiment de liberté transparaît aussi dans les quêtes.
Certaines missions de The Outer Worlds 2 peuvent être approchées de diverses manières. Par exemple, la quête « La saboteuse de paradis » demande de se rendre à la station-relais Vox, dont l'entrée principale est bien gardée. La chef des ennemis vous explique qu'elle vous laissera passer si vous lui ramenez deux traîtres. Or, l'officière Kaur vous a, quant à elle, indiqué que vous pouviez contourner cet avant-poste, en passant sur la côte ouest, qui est rongée par le zyranium (sorte de poison hyper mortel). Sinon, le ministre Milverstreet a proposé de vous aider à vous infiltrer.
Si ces différents sous-objectifs requièrent pour certains d'accomplir des tâches précises, cette pluralité donne aux joueurs et aux joueuses l'opportunité de façonner, d'une certaine façon, leur propre aventure. Un point qui est grandement plaisant et surtout bienvenu.
D'ailleurs, au sein même des lieux gardés, il est possible d'adopter une approche furtive, en privilégiant les attaques-surprises, ou bien de foncer dans le tas, à condition d'avoir suffisamment de munitions.
Cette diversité, qui est inhérente à toute l'expérience, insuffle ainsi un peu de fraîcheur à la boucle de gameplay, qui a tout de même tendance à proposer des quêtes de type FEDEX, et offre une petite rejouabilité, notamment en raison des embranchements/approches multiples.
Les compétences et avantages de son personnage, qui sont nombreux, jouent un rôle important sur ce point.
Un RPG fourni mais qui ne fait pas de concessions
RPG signifiant « role-playing game » est le terme le plus adéquat pour décrire The Outer Worlds 2.
Obsidian Entertainment invite, avant tout, les joueurs et les joueuses à jouer un rôle. Un point qui transparaît, d'ailleurs, d'entrée de jeu, à un peu à la manière de Baldur's Gate 3 :
nous devons choisir un antécédent personnel (soit une backstory, qui a un impact dans les dialogues), mais aussi des traits positifs, puis des compétences. Et ces éléments ne sont pas à prendre à la légère, tant cela peut vous ouvrir comme fermer des portes (littéralement et au sens figuré), tout au long de l'aventure. Il semblerait, par ailleurs, qu'il ne soit pas possible de respec.
Qui dit RPG, dit, bien évidemment, qu'à chaque montée de niveau, il est possible d'améliorer les compétences (celles dans lesquelles votre personnage est spécialisé ou non). À ce moment-là, nous avons également l'opportunité de sélectionner des avantages, accordant des bonus plus ou moins significatifs. Et comme pour pimenter le tout, Obsidian a ajouté les défauts, qui peuvent être acceptés ou rejetés : ceux-ci donnent un effet positif ainsi que négatif. Par exemple, nous avons eu le droit au défaut « Surpréparé », qui augmente la taille du chargeur de 50 %, mais réduit les dégâts de 40 % pendant 8 secondes lorsqu'un chargeur d'arme est vide.
Complémentaire et riche, The Outer Worlds 2 est un véritable RPG, qui pousse les curseurs et demande aux joueurs d'adopter un rôle. C'est un point que nous avons tout particulièrement apprécié, car ces différents systèmes engagent vraiment le joueur dans son périple.
Notre personnage sur The Outer Worlds 2 n'est pas une coquille vide, mais un avatar que nous modelons à notre guise... pour le meilleur comme pour le pire.
Un RPG space opera d'ambiance, avant tout
Le Fallout de l'espace
Déjà avec le premier opus, The Outer Worlds a très souvent été rapproché de la licence post-apocalyptique de Bethesda, Fallout, notamment de Fallout: New Vegas (et pour cause, le studio est à l'origine de cet opus). Et ce deuxième volet ne fait pas exception à la règle. Permettez-nous cette comparaison hyperbolique :
The Outer Worlds 2 est comme une version édulcorée et surtout déjantée de Fallout, qui serait passé dans l'hyperespace.
| Fouiller l'ensemble des infrastructures et surtout des moindres recoins est indispensable sur The Outer Worlds 2. D'ailleurs, ramasser du loot, de la nourriture (rendant de la vie), des objets importants ou encore des clés est réellement plaisant sur le titre d'Obsidian Entertainment. La curiosité et l'exploration sont, de ce fait, vraiment récompensées, tant les items collectés peuvent aider à la survie, à la confection de mods, à l'ouverture de coffres spéciaux. C'est, d'ailleurs, une bonne manière pour le studio d'inviter les joueurs et les joueuses à prendre le temps de visiter les lieux dans lesquels ils sont. |
The Outer Worlds 2 propose une série de planètes plutôt grandes, aux environnements différents, sur lesquelles se trouvent diverses infrastructures peuplées d'habitants, appartenant ou non à l'une des factions en place. Entre ces villes ou villages, nous parcourons des zones, à la limite parfois du wasteland, habitées par des créatures plus ou moins féroces. Si ces espaces sont relativement plaisants à explorer, grâce notamment à des points d'intérêt ou petits événements ponctuels brisant ainsi la monotonie des trajets, ce sont les zones habitées qui ont attiré toute notre attention.
Et c'est, d'ailleurs, là que réside l'une des forces majeures de The Outer Worlds 2 : son ambiance.
Dès la première planète, le ton est donné : nous nous retrouvons dans un village avec des pancartes, dotées d'illustrations typiques de l'Art Nouveau et boostées aux néons, des petites maisons avec une architecture futuriste, un dispensaire avec un médecin louche, etc. Ailleurs, l'Observatoire, avec son style très baroque et son level design assez fourni, fut également une belle surprise. Sur une autre planète, c'est l'entrée de la station Alexandra, avec son paysage agrémenté de roches et de gigantesques cristaux colorés, surplombés par une majestueuse statue, qui a attiré notre œil.
L'exploration de ces endroits devient, de ce fait, un réel plaisir, tant ces lieux racontent une histoire, agrémentant ainsi le lore et donnant du corps aux planètes, qui disposent chacune de leur propre faune et flore. Et parler aux différents PNJ ou écouter les personnages ne fait que renforcer ce sentiment.
Ainsi,
The Outer Worlds 2 possède une vraie ambiance, qui est, d'ailleurs, dans la lignée de celle de son prédécesseur. Cependant, celle-ci peine parfois à être mise en valeur d'un point de vue visuel.
Et l'aspect visuel sur PS5, alors ?
Comme dit précédemment,
nous avons joué à The Outer Worlds 2 via une version PS5. Celle-ci offre les deux modes graphiques traditionnels : Qualité, mettant en valeur les visuels au détriment des FPS, et Performances, qui promet une meilleure fluidité en dépit des graphismes. Après plusieurs heures et changements, nous avons opté pour le mode Qualité afin d'avoir un rendu plus beau, ce qui exige de faire un compromis sur les FPS.
Même en mode Qualité, certaines textures, structures et visages manquent de finitions, surtout sur les éléments présents au loin.
A contrario, et comme dit ci-dessus, plusieurs lieux profitent d'une bonne qualité visuelle et d'un rendu vraiment joli. De la même manière, The Outer Worlds 2 propose quelques séquences cinématiques, qui sont plutôt époustouflantes. Cette légère inégalité d'un point de vue des graphismes est un peu dommage, car
The Outer Worlds 2 offre des endroits qui auraient mérité d'être davantage sublimés, que ce soit au premier comme au dernier plan. Par contre,
le chara-design des personnages, qui contribue grandement à l'ambiance générale, est vraiment très sympa.
Nul doute que les joueurs et les joueuses avec un PC doté de très bons composants profiteront de meilleurs visuels et d'une très bonne fluidité, tout comme celles et ceux étant sur PS5 Pro (le jeu est optimisé sur la dernière console de Sony/PlayStation). De ce fait, la communauté étant sur PS5 devra, comme pour beaucoup d'autres jeux, faire des compromis entre graphismes et fluidité sur le titre d'Obsidian Entertainment.
Malheureusement, notre expérience sur The Outer Worlds 2 ne s'est pas déroulée sans encombre : durant l'une des missions principales, l'application a crashé, et ce, six fois d'affilée. Ce qui a entaché notre progression et causé un peu de frustration. Fort heureusement, nous avons réussi à avancer dans la quête, après avoir désinstallé/réinstallé le jeu et après avoir trouvé l'item requis pour progresser.
Par la suite, nous n'avons pas rencontré de tel problème, ce qui nous a permis de continuer notre aventure tranquillement.
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