Test The Blood of Dawnwalker : Bien plus qu'un nouveau jeu des anciens de The Witcher 3

Clémence Usseglio Publié par Clémence Usseglio
le 31 août 2026 à 17h00
Grandement attendu, nous avons eu l'opportunité de parcourir l'aventure de Coen narrée dans The Blood of Dawnwalker, afin de vous rapporter toutes nos impressions sur le premier jeu de Rebel Wolves.
Test The Blood of Dawnwalker : Bien plus qu'un nouveau jeu des anciens de The Witcher 3

Après la révélation de The Blood of Dawnwalker, beaucoup de joueurs et de joueuses se sont dits intrigués, notamment en raison du concept autour du temps, de l'histoire centrée sur Coen, mais aussi à cause de la composition de son studio de développement, qui compte d'anciens développeurs ayant travaillé sur The Witcher 3: Wild Hunt. Évidemment, et comme vous pouvez vous y attendre, The Blood of Dawnwalker et The Witcher 3 partagent plusieurs similitudes, mais nous ne les relèverons pas une à une afin de nous concentrer pleinement sur le premier jeu de Rebel Wolves (les fans du titre de CD Projekt RED les trouveront sans nulle peine durant leur aventure).

Dès lors, et après avoir passé plusieurs jours et nuits au sein de Val Sangora aux côtés du vespéral Coen, voici toutes nos impressions sur The Blood of Dawnwalker (sans spoilers majeurs).

  • Conditions pour notre test de The Blood of Dawnwalker :
    • Version → PS5
    • Manette → DualSense
    • Mode graphique → Mode Qualité
    • Langue → Anglais, avec sous-titres en français
    • Aventure terminée

Coen, un vampire pas comme les autres

L'arrivée et la suprématie des vrakhirs

Penser que Val Sangora, le monde de The Blood of Dawnwalker, se portait à merveille avant l'arrivée des vrakhirs (comprenez « vampires ») est une chimère. C'est dans un contexte marqué par les ravages de la peste et la tyrannie de son ancien dirigeant que nous faisons nos premiers pas dans cette Europe du XIVème siècle, alors que ses habitants peinent à vivre... ou survivre, plutôt.

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C'est ainsi que plusieurs vrakhirs, avec en tête de file Brencis, apparaissent et reprennent le contrôle de Val Sangora, tout en pliant la volonté des Hommes à leurs règles. Se faisant passer pour de véritables sauveurs, Brencis et ses alliés aux dents pointues mettent en place un système bien spécifique, qui impose que le sang soit versé... Évidemment, bien d'autres méfaits commis par les vrakhirs se déroulent en coulisse et la vérité sur ces êtres se dessine à mesure que Coen les traque, à la suite d'une nuit ayant bouleversé toute son existence. 

Un destin changé à jamais

Alors que les vrakhirs pensaient profiter d'un contrôle total sur la population de Val Sangora, certains rebelles, nommés les « libérateurs », cherchent à les éliminer et à s'affranchir de leur régime tyrannique. C'est dans cette situation particulière, ayant lieu après un événement crucial, que Coen, le protagoniste, se retrouve lui-même changé en vrakhir, et ce, des mains de Brencis.

Cependant, ce dernier fut bien moins de se douter que cet acte allait lui desservir : Coen n'est pas tout à fait un vrakhir à part entière. Comprenez par là que le héros de The Blood of Dawnwalker est un vespéral, c'est-à-dire un humain de jour et un vampire de nuit. Un changement de taille pour le jeune homme, qui s'affairait avant tout cela dans les champs afin de subvenir aux besoins de sa famille.

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Pour autant, et après quelques questionnements internes, Coen est bien décidé à tirer parti de sa nouvelle nature, et ce, dans l'objectif de sauver sa famille, qui a été kidnappée par Brencis et ses acolytes. Toutefois, son aventure n'est pas illimitée et les aiguilles de l'horloge ne cessent de tourner : notre jeune héros a, en effet, 30 jours et 30 nuits pour réaliser son objectif, soit une période à l'issue de laquelle aura lieu le couronnement de Brencis et le possible trépas de sa famille...

Un action-RPG exigeant et quasi complet

Un système de combat avec rythme et addictif

S'inspirant des mécaniques de combat de la franchise Kingdom Come: Deliverance (par exemple), The Blood of Dawnwalker propose des affrontements quelque peu techniques, mais absolument addictifs.

Si nous avons, bien évidemment, accès à l'esquive, qui permet d'éviter les attaques ennemies jugées imparables, c'est bien la parade qui est grandement mise en avant sur l'action-RPG de Rebel Wolves. Ainsi, en parant une attaque au bon moment, et selon la direction du coup porté par l'adversaire, Coen est en mesure de contre-attaquer. Avec une compétence spécifique en complément, les dégâts causés après une riposte parfaite sont plus importants, récompensant ainsi notre maîtrise du système de combat. Et encore, il ne s'agit là que d'un exemple.

Évidemment, cela n'est pas rendu simple, étant donné que Coen doit souvent faire face à plusieurs ennemis, qui n'hésiteront pas à attaquer à tour de rôle, et ce, en même temps. Si nous avions quelques craintes à ce sujet au début de notre aventure, en raison de notre inexpérience en ce système, force est de constater que celui-ci est purement addictif, manette en main. Exigeant et récompensant, le combat sur The Blood of Dawnwalker demande un peu d'apprentissage, mais le maîtriser devient un pur bonheur

Avec ses différents niveaux de difficulté et diverses options, The Blood of Dawnwalker permet à chacun de moduler son expérience. De notre côté, nous avons traversé l'aventure avec l'option « Juste », qui se veut équilibrée, voire un tantinet facile dans certaines situations. Dans tous les cas, il convient, évidemment, de passer du temps à façonner son build, pour être à même d'affronter Brencis et ses alliés.

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Entre vrakhir, humain et magie

Malgré l'absence de système de réinitialisation de compétences et de transmogrification, The Blood of Dawnwalker est vraiment complet en termes de gameplay.

En raison de la nature double de Coen, nous avons accès à deux types d'armes : le combat à l'épée (de jour comme de nuit) et les griffes (seulement de nuit). Cette dualité prend davantage d'ampleur via le système de compétences, qui propose également un arbre axé sur la magie. Sur ce point, Rebel Wolves a apporté une belle profondeur : certaines aptitudes ne deviennent accessibles qu'après avoir découvert et lu des manuels spécifiques, ou encore après avoir monté le niveau de corruption de Coen (qui progresse à mesure que vous buvez du sang, humain ou animal). Une idée plutôt ingénieuse, qui rend l'aventure d'autant plus personnelle.

Plus qu'intéressantes, ces compétences offrent la possibilité d'augmenter les statistiques de base du héros (endurance, charge maximale, santé) et de booster diverses mécaniques (coup critique, charge d'activation, etc.). Et c'est sans oublier les talents, qui octroient des mouvements offensifs/défensifs, ou encore les aptitudes ultimes. Monter un build conséquent exige donc de passer du temps dans les menus et allouer quelques heures à l'exploration du monde ouvert. Or, cela vaut le coup, car nous ressentons réellement la montée en puissance de Coen à mesure que nous progressons et débloquons de nouvelles compétences.

Ne reniant pas son étiquette d'action-RPG, The Blood of Dawnwalker offre ainsi de multiples configurations pour Coen, afin que chacun puisse façonner le personnage à sa guise. Évidemment, il faut également régulièrement jeter un coup d'œil aux pièces d'équipement obtenues, qui accordent des bonus passifs plus ou moins significatifs. Rebel Wolves n'a pas fait dans la dentelle sur ce point, car la quantité d'objets à équiper, qui sont classés selon un code couleur en fonction de leur rareté, est conséquente. Évidemment, ces équipements peuvent être améliorés en visitant un forgeron ou un armurier.

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Pendant 30 jours et 30 nuits, il est donc bien question de gagner en puissance, afin que le jeune paysan devienne un guerrier vampire digne de ce nom. Pour cela, rien de tel qu'explorer Val Sangora et ses richesses.

Un périple contre la montre au sein de Val Sangora

Le temps, une épée de Damoclès flexible

Ayant grandement inquiété les joueurs dès sa révélation, la mécanique du temps sur The Blood of Dawnwalker est, en réalité, aussi souple qu'intéressante, manette en main. Le concept est, d'ailleurs, plutôt simple : chaque jour et chaque nuit sont segmentés par tronçons. Ce sont les quêtes et les activités du monde ouvert qui consomment du temps. Par exemple, saboter une distillerie de Bakir, un allié de Brencis, demande 3 segments de temps. D'autres missions ne peuvent en demander qu'un seul. À chaque fois, cela est indiqué dans le journal des quêtes afin que les joueurs puissent moduler leur parcours en fonction des jours/nuits restants.

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Ce système stipule qu'il n'est pas possible de tout faire et tout voir en un seul run, et distille ainsi une certaine rejouabilité dans l'action-RPG. En ce qui nous concerne, nous avons terminé l'histoire principale avec encore plusieurs jours au compteur, et ce, après avoir réalisé de nombreuses quêtes et activités annexes. D'ailleurs, le cycle jour/nuit n'affecte pas seulement le protagoniste, mais aussi le monde ouvert : certaines activités ne sont ainsi accessibles qu'au coucher du soleil ou à l'aube. Par exemple, les PNJ marchands ne travaillent que de jour, alors que différents repaires de monstres requièrent la présence de Coen à la nuit tombée. 

Nous laissant totalement libre de façonner notre aventure à notre guise, la mécanique du temps est l'une des plus grandes forces de The Blood of Dawnwalker, qui parvient ainsi à avoir sa propre identité en tant qu'action-RPG en monde ouvert. Grandiose !

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Un monde riche et sombre

Avec sa faune et sa flore variée à juste mesure, Val Sangora se révèle, un peu à la manière d'un Zelda: Breath of the Wild, c'est-à-dire après avoir quitté le village natal de Coen (prologue). Lâché dans le monde ouvert avec pour seul objectif précis que de sauver la famille du protagoniste, le joueur est libre d'emprunter la route qu'il désire prendre et faire les activités souhaitées sur The Blood of Dawnwalker.

En ce qui concerne sa constitution, le monde est plutôt généreux et riche : en plus des missions visant à amoindrir la main mise et l'organisation des alliés de Brencis, il est possible de détruire des nids de monstres, d'effectuer des rituels à des lieux précis, de restaurer des sanctuaires (structure pour l'obtention des compétences et le voyage rapide) ou encore de découvrir des sites hantés et aider des civils en danger. Sans oublier, les quêtes scénarisées, qui offrent la possibilité de rencontrer de nouveaux personnages, pouvant devenir des alliés ou plus si affinités. Tout cela se trouve et se découvre, à mesure de nos pérégrinations et nos observations de la région via des tours.

Pour autant, le monde de The Blood of Dawnwalker, qui est servi par de très bons graphismes sur PS5 avec le mode Qualité, est loin d'être un lieu idyllique. Ci et là, nous sommes amenés à découvrir des endroits marqués par la violence, un mysticisme sombre et bien d'autres éléments peu reluisants. Aussi riche que sombre, Val Sangora est aussi peuplé de créatures diverses, dont certaines versent purement et simplement dans la dark fantasy pour notre plus grand bonheur. Incroyable !

Bien que nous aurions aimé encore plus de diversité dans les environnements et les décors, The Blood of Dawnwalker est une véritable invitation à l'exploration, qui se montre récompensante et intéressante d'un point de vue narratif, mais à condition de faire attention à l'horloge qui tourne et être prêt à faire quelques concessions en raison du temps qui passe. Un périple contre la montre, mais surtout saisissant.

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Conclusion

9 Faisant partie des jeux les plus attendus de cette fin d'année 2026, et après avoir terminé l'aventure de Coen, il est aisé de dire que The Blood of Dawnwalker a tout pour se placer dans la cour des grands et peut convoiter la célèbre récompense de « Jeu de l'année ».

Grâce à la nature double de son protagoniste et à sa mécanique du temps, qui n'est pas si effrayante que cela, en réalité, The Blood of Dawnwalker propose une expérience vidéoludique qui est propre à chacun, et ce, en fonction des découvertes réalisées, des actions effectuées et des quêtes entreprises.

Avec un système de combat directionnel et un arbre de compétences plutôt complet, la montée en puissance de Coen se fait ressentir, alors que de nombreuses menaces se dressent sur son chemin pour sauver sa famille des griffes des vrakhirs. Une aventure empreinte d'épique et de dark fantasy attend les joueurs, prêts à affronter le temps...
  • +La mécanique du temps originale et prenante
  • +Une aventure saisissante, qui ne sera pas la même d'un joueur à un autre
  • +Un monde ouvert suffisamment riche et varié
  • +Le système de combat directionnel qui se veut addictif, manette en main
  • +Une durée de vie amplement suffisante et très correcte
  • +Le sentiment de liberté intrinsèque à l'aventure
  • +Un action-RPG plutôt complet et avec une certaine profondeur, malgré quelques petites fonctionnalités manquantes
  • +Une qualité d'écriture vraiment bonne, qui donne envie de connaître le lore
  • -L'absence de certains systèmes appréciés (respec, transmogrification)
  • -Quelques baisses de framerate, par moments

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