Après quatre ans d'attente, Cal Kestis est de retour dans Star Wars Jedi: Survivor, la suite du premier opus baptisé Fallen Order. Nous avons eu l'occasion de tester Star Wars Jedi: Survivor, sorti en avril 2023, et voici notre avis.
Avant de vous parler de Star Wars Jedi: Survivor, nous souhaitons vous apporter des informations quant aux conditions du test. Nous avons joué à Star Wars Jedi: Survivor sur PlayStation 5, et nous avons testé les deux modes graphiques proposés, c'est-à-dire « Performance » et « Qualité ». Après plusieurs heures selon ces deux configurations, nous avons opté pour « Performance », un mode qui privilégie les FPS à la résolution. En outre, nous avons terminé l'histoire principale avant la mise à jour déployée le 2 mai 2023, puis nous avons continué à y jouer pour accomplir des objectifs annexes après ce patch. Ainsi, nous avons pu comparer le jeu, avant et après ladite mise à jour. Par ailleurs, nous avons parcouru l'entièreté du titre en VOSTFR.
Un nouvel espoir
Un mot pour contextualiser
Star Wars Jedi: Survivor étant la suite directe de Star Wars Jedi: Fallen Order, qui est sorti en 2019 sur PC, PS4 et Xbox One, il nous semble bon de revenir un très court instant sur l'histoire du premier opus. Ainsi, pour rappel,
les événements narrés dans Star Wars Jedi: Fallen Order se déroulent cinq ans après l'Ordre 66, commandité par Dark Sidious (alias Palpatine), qui a mené à l'annihilation totale de l'Ordre Jedi et la mort de quasiment tous les Jedi. Or, certains ont réussi à réchapper à la Grande Purge Jedi.
C'est le cas de Cal Kestis (joué par l'acteur Cameron Monaghan),
qui s'est réfugié sur la planète Bracca et a embrassé la carrière de ferrailleur, afin de survivre et de cacher sa véritable identité. Malheureusement, les Inquisiteurs traquent les derniers Jedi en vie et, très vite, Cal Kestis se retrouve confrontés à ces derniers. Le jeune homme révèle alors qu'il est un Jedi en brandissant son sabre laser, suite à la mort d'un de ses amis. Ne pouvant rivaliser, il est, heureusement, sauvé par Greez Dritus et Cere Junda, qui ont besoin de son aide pour débusquer
un holocron, soit un objet, référençant toutes les personnes sensibles à la Force, qui pourrait aider à reconstruire l'Ordre Jedi.
C'est, alors, que débute pour le jeune Cal un périple aux multiples dangers, durant lequel il se rendra sur plusieurs planètes et fera la rencontre de nombreux personnages (Merrin, BD-1, etc.).
Le Jedi survivant
L'histoire de Star Wars Jedi: Survivor se passe cinq ans après celle de Star Wars Jedi: Fallen Order, soit en même temps que la série TV Obi-Wan Kenobi. Nous retrouvons Cal Kestis sur Coruscant, qui était autrefois la capitale de la République galactique. Toujours traqué par les Inquisiteurs, le jeune Jedi, accompagné par une nouvelle équipe, tente tant bien que mal de déjouer les plans de l'Empire. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu lors d'une mission. Cal Kestis est l'un des seuls rescapés car il parvient à s'échapper à bord du Mantis, qui subit de lourds dégâts.
Le jeune Jedi décide de se rendre sur la planète Koboh pour réparer ledit vaisseau et demander de l'aide à Greez Dritus.
Il apprend alors que Tanalorr pourrait être un refuge pour lui ainsi que pour tous ceux menacés par l'Empire.
Une planète difficile à atteindre, mais qui représente un nouvel espoir. Cette nouvelle aventure amène Cal à se rendre sur de multiples planètes (nous y reviendrons), sur lesquelles il retrouvera certains de ses anciens compagnons, notamment Cere Junda et la Sœur de la Nuit, Merrin. Cependant, nous ne vous en dirons pas plus afin de vous garder la surprise entière.
L'histoire de Star Wars Jedi: Survivor est plutôt intéressante et bien ficelée. Elle nous a tenu en haleine de A à Z : nous avions, effectivement, envie de savoir si Cal Kestis allait parvenir à réaliser ce nouvel objectif et, surtout, nous désirions voir cette fameuse planète Tanalorr. Toutefois, il nous a semblé que le scénario de l'opus Survivor est divisé en deux temps : la première moitié est somme toute assez générique en soi, notamment à cause de sa structure et progression, tandis que la deuxième partie se veut plus prenante, en raison des multiples rebondissements et de certaines révélations.
Star Wars Jedi: Survivor vous occupera une vingtaine d'heures en ligne droite. En revanche, si vous désirez accomplir quelques quêtes annexes (dites « rumeurs ») en plus, comptez 25 à 30 heures. Celles et ceux qui souhaitent décrocher le 100 % ou Platine de Survivor cumuleront, certainement, plus de 45 heures de jeu (de notre côté, nous avons obtenu le Platine en 48 heures, au total).
Une durée de vie qui est plus conséquente que celle de Fallen Order. Ce qui est, notamment, dû au fait que Star Wars Jedi: Survivor se veut plus complet.
Un gameplay qui a de la Force
Une recette reprise mais peaufinée
La dimension Souls-like, héritée de Fallen Order, est ainsi toujours présente sur Star Wars Jedi: Survivor. Celle-ci se manifeste à travers différents éléments : la présence des boss et mini-boss, les points de méditation qui fonctionnent comme les feux de camp sur les jeux Dark Souls et sur Elden Ring (via lesquels nous pouvons dispatcher nos points de compétence, changer de postures, sélectionner des avantages, etc.), mais aussi la difficulté inhérente au genre, entre autres. D'ailleurs, notons à ce sujet que
les développeurs ont ajouté un nouveau mode de difficulté intitulé « Padawan Jedi », situé entre le Mode Histoire et Chevalier Jedi. Un ajout qui est le bienvenu et qui conviendra très certainement à celles et ceux désirant une expérience plus détendue.
L'aspect Souls-like de Star Wars Jedi: Survivor est également, et toujours, couplé à un côté metroïdvania. Au cours des missions principales, Cal Kestis débloque de nouvelles aptitudes pour l'exploration. Pour donner un exemple, nous pouvons citer la Ruée, qui profite d'une très belle scène d'introduction et qui permet de traverser les barrières vertes.
De ce fait, certaines zones deviennent accessibles après avoir débloqué des capacités. Ce qui est toujours aussi plaisant et insuffle un peu de nouveauté au fil de l'aventure. De la même manière,
de nombreuses séquences de plateforme, qui fonctionnent bien, sont au programme : celles-ci tendent à se diversifier, mais aussi à se complexifier en fonction des aptitudes débloquées (grappin amélioré, ruée, pouvoir pouvant lever/baisser des structures).
Star Wars Jedi Survivor nous invite à découvrir et parcourir six planètes entièrement explorables (soit une de plus que sur Fallen Order).
Chacune d'entre elles profite de sa propre ambiance et propose des zones plutôt vastes, situées aussi bien à la surface qu'en dessous. Ces planètes regorgent de coffres à ouvrir, de collectibles/matériaux à ramasser (éclats de priorite, disques de données, testaments de Jedha), d'améliorations à dénicher (stims, essences de force/de soin, points de compétence) ou encore de petites énigmes à résoudre (portes pouvant fondre au contact d'une mine, etc.).
Autant dire que le level design est bien pensé et que le monde semi-ouvert de Star Wars Jedi: Survivor, qui est plus grand que celui de Fallen Order, fourmille d'éléments. Le tout peut être référencé sur la carte en récupérant des améliorations pour BD-1. À ce sujet, nous aurions aimé que
le studio de développement travaille davantage la carte, notamment sur sa lisibilité, qui était déjà l'un des gros défauts du premier jeu de la licence. Bien que l'aspect très épuré de l'interface soit franchement appréciable, une mini-carte ou boussole n'aurait pas été de refus.
Dans l'ensemble, Star Wars Jedi: Survivor reprend de nombreuses mécaniques présentes sur Fallen Order. Toutefois,
les développeurs ne se sont pas reposés sur leurs acquis et ont ainsi peaufiné la recette, tout en la rendant plus complète.
Un opus plus complet
Tout d'abord,
Star Wars Jedi: Survivor innove sur un point de gameplay plutôt important : au fil de l'aventure, nous débloquons cinq postures de combat. Deux sont issues de Fallen Order (sabre laser simple et double lame) et trois sont totalement nouvelles. Il s'agit de la posture de combat Maniement double (deux sabres laser avec une lame), celle dite Blaster (un sabre laser et un blaster) et la Garde Croisée (un sabre laser similaire à celui de Kylo Ren, l'antagoniste de la trilogie Star Wars sur Rey). Toutes disposent de statistiques différentes (pouvoir, vitesse, portée et défense) ainsi que de leur propre arbre de compétences, via lequel il est possible d'apprendre de nouveaux mouvements et aptitudes. D'ailleurs, nous pouvons équiper jusqu'à deux postures de combat, et en changer en une seule pression sur une touche au cours d'un affrontement. C'est bien vu et cela permet aux joueurs d'adopter celles qui correspondent le plus à leur façon de jouer. En outre, notons que diverses animations d'élimination, dites aussi « finish », sont liées aux postures.
Par ailleurs,
cet opus laisse aux joueurs l'opportunité de façonner le build de leur choix, grâce aux nombreux avantages disponibles, qui doivent être débloqués ou achetés auprès de Zed. Par exemple, l'avantage « Inébranlable » permet d'absorber un coup ennemi sans être interrompu lors d'un sprint. Un autre augmente les points d'expérience obtenus, en éliminant des adversaires. Ainsi, cette nouvelle mécanique de gameplay offre, là encore, une certaine liberté aux joueurs, qui peuvent, de ce fait, modifier et adapter leur façon de jouer en fonction de la difficulté et situations rencontrées.
Dans de nombreuses quêtes principales, et même durant l'exploration, Cal Kestis est accompagné par Merrin ou bien Bode Akuna. Ainsi, nous pouvons leur demander d'abaisser des plateformes, pour progresser, ou bien de l'aide lors des affrontements. Par exemple, Merrin peut entraver un ennemi.
Ce système de compagnons IA, qui est relativement intéressant, fonctionne bien en jeu. Notons, à ce sujet, que ces derniers ne sont présents que ponctuellement.

Le monde semi-ouvert de Star Wars Jedi: Survivor n'est pas, non plus, en reste. En effet, en dehors du fait que les planètes proposées soient plus vastes et que nous pouvons y dénicher de nombreux collectibles,
nous avons accès à différentes quêtes secondaires ainsi qu'à des primes, via lesquelles nous devons éliminer certains personnages pour la PNJ Caij (avec un Easter egg à la fin). Sans oublier,
les créatures légendaires à éliminer, les salles de méditation et les failles de force à terminer. Ces deux derniers éléments demandent à la fois de la réflexion et une certaine maîtrise des aptitudes de Cal, pour en venir à bout. N'oublions pas, également, le système de voyage rapide, qui soulage grandement durant les phases d'exploration (les chasseurs de trophées/succès apprécieront sans aucun doute cet ajout), et l'intégration de quelques montures (Nekko, Relter, Spammel), aux caractéristiques diverses.
Tout comme son aîné,
l'opus Survivor nous donne l'opportunité de personnaliser notre sabre laser, blaster et BD-1 via les établis, disséminés aux quatre coins des planètes. C'est, notamment, en ouvrant des coffres que nous récupérons de nouvelles pièces d'équipement ou encore des couleurs (en dehors du sabre laser rouge qui s'obtient d'une autre façon). Il est également possible de personnaliser Cal, via le menu en jeu. D'ailleurs, sur ce point,
Survivor est, là encore, plus complet : les ponchos du premier jeu laissent place à des tenues plus élaborées et diverses. Les joueurs peuvent également modifier la coiffure et pilosité faciale du protagoniste.

En outre,
sur ce deuxième opus, nous avons le droit à un HUB bien spécifique, qui est le Pyloon Saloon de Greez Dritus, qui fait office de cantina. Cet endroit est assez déserté au début de l'aventure, mais en accomplissant certaines rumeurs, nous débloquons de nouvelles recrues. Qui plus est, le Pyloon Saloon reprend, progressivement, sa splendeur d'antan à mesure que nous collectons différents poissons et que nous agrémentons les jardins, situés sur le toit, de nouvelles plantes. Autant de petits ajouts qui sont, franchement, les bienvenus et qui donnent davantage d'épaisseur au titre.
Du Star Wars !
En dehors de son gameplay et de son histoire,
Survivor est un bon, voire très bon, jeu Star Wars. La bande originale est à la hauteur des attentes et fonctionne très bien avec ce qui se passe à l'écran. Le jeu comporte quelques éléments de fan service, que nous ne vous détaillerons pas ici, mais qui vous feront, à coup sûr, plaisir si tant est que vous aimez l'univers, ainsi que des plans très bien réalisés et dignes des films. Nous pensons, notamment, aux courtes cinématiques liées à l'arrivée sur une planète, par exemple. À ce sujet, l'intégration de bandes noires pour les cinématiques nous a paru judicieux, tant cela donne un aspect très filmique au titre.
Mention également spéciale à la construction de certains décors, notamment ceux d'intérieur, qui fourmillent d'objets et de détails favorisant l'immersion. Le Pyloon Saloon de Greez en est un bon exemple. Sans oublier, les bases impériales. D'ailleurs, la présence du mode Photo, qui nous donne l'opportunité d'immortaliser tout cela, est appréciable.
Pour être un tantinet pointilleux,
nous aurions tout de même aimé que le travail d'écriture de certains personnages, notamment les deux antagonistes (Rayvis et Dagan Gera),
soit un peu plus peaufiné. Nous avons trouvé que leur histoire tend à s'étioler au fur et à mesure, alors qu'il y avait du potentiel et de bonnes idées. À l'inverse, d'autres figures importantes de Star Wars Jedi: Survivor profitent d'un beau travail d'écriture, ce qui les rend assez captivantes. Par exemple, l'évolution de Cal Kestis est convaincante et intéressante.

Concernant l'aspect technique de Star Wars Jedi Survivor, comme dit précédemment, nous avons pu jouer au jeu avant et après la mise à jour déployée le 2 mai 2023, soit celle juste après le lancement du soft.
Ce patch a corrigé plusieurs problèmes et a amélioré le rendu global du jeu :
auparavant, en mode « Performance », nous avions pu remarquer un manque de finitions/de netteté sur les paysages en arrière-plan et sur une poignée de créatures. Par ailleurs, avant la mise à jour,
nous avons eu plusieurs fois des baisses de framerate (malgré le fait d'avoir sélectionné la configuration privilégiant les FPS),
en plus de quelques crashs d'application. Ce qui n'était en rien handicapant en soi, mais tout de même un peu frustrant, à la longue. À l'heure où nous écrivons ces lignes, la version PS5 de Star Wars Jedi: Survivor est désormais plus stable, et deviendra, certainement, meilleure grâce aux prochains patchs.
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