Des bourses universitaires pour jouer à Overwatch !

Florian Lelong Publié par Florian Lelong
le 23 avril 2017 à 16h30
L'établissement d'enseignement supérieur Stephens à Columbia, dans le Missouri aux États-Unis, est la première école pour femmes à annoncer un programme d'études universitaires dédié à l'esport et soutenu par des bourses d'études.
Des bourses universitaires pour jouer à Overwatch !
Selon l'ESPN, le programme devrait débuter dès août 2017, et l'équipe participera au tournoi Tespa Collegiate Series sur Overwatch. D'après le site officiel de l'université de Stephens, Overwatch a été sélectionné en raison de la grande diversité et de la force des différents personnages féminins.

Des programmes similaires ont également été lancés dans plusieurs universités mixtes américaines. Un peu plus tôt ce mois-ci, l'Université de l'Utah est devenue la première école du Power Five (regroupant les écoles généralement considérées comme ayant les meilleures équipes de football américain universitaires du pays) à lancer un programme universitaire concernant l'esport, mais cette fois-ci sur League of Legends. Au cours des dernières années, les Universités de Pikeville dans le Kentucky et Robert Morris à Chicago ont également lancé des projets équivalents.

Étant donné que l'université Stephens est une école pour femmes, son équipe Overwatch sera de toute évidence tout aussi féminine, ce qui en fera la première équipe esport exclusivement composée d'étudiantes. Bien évidemment, des équipes esport féminines existent déjà sur de nombreux jeux, en particulier sur Counter-Strike.

Stephanie Harvey (sur la photographie ci-dessus), actuellement joueuse dans la section féminine CSGO de CLG Red, annonçait dernièrement qu'elle considérait les ligues et tournois féminins comme un « tremplin » vers une plus grande parité entre les sexes dans les compétitions de jeux vidéo de haut niveau.

Heather « sapphiRe » Garozzo, remplaçante de la Team Karma, y va également de son petit commentaire : 
Je ne veux pas voir un jour tous les organisateurs de ligues et de tournois se déplacer vers des événements exclusivement réservés aux femmes... Je souhaite voir un jour une femme jouer et bien jouer dans une top équipe, mais ce jour-là n'est pas prêt d'arriver vu le retard et la taille de la scène féminine par rapport à celle des hommes.

- Heather Garozzo, remplaçante de l'équipe Team Karma.
Une façon d'augmenter également ce vivier de joueuses talentueuses serait d'engager de jeunes étudiantes compétitrices dans toutes les universités du pays. La présidente de l'université Stephens, Dianne Lynch, l'a notamment expliqué à l'ESPN.
Notre mission est de faire en sorte que les femmes puissent réussir et faire des choix peut importe leur environnement et leur profession. C'est notre mission. Alors, pourquoi ne nous le ferions pas dans l'esport ? Nous avons la capacité et l'envie de faire quelque chose de nouveau qui nous permet de dire : « Essayons cela. » Voyons si nous pouvons fournir un environnement qui permettra aux femmes d'avoir l'opportunité, à certains égards, de briser les barrières. 

- Dianne Lynch, présidente de l'université Stephens.
L'équipe Overwatch de l'université de Stephens recrutera douze étudiantes, comprenant une équipe de départ avec six joueuses et six autres qui seront considérées comme étant des remplaçantes. Les étudiantes choisies recevront des bourses partielles et auront les mêmes avantages que tous les autres athlètes universitaires de Stephens, qui participent à la NAIA (National Association of Intercollegiate Athletics).

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